vendredi, 10 juillet 2009

Hervé

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Commentaires

Bonjour Lou,
Oui je suis toujours là ;-))
Contrairement à ce que semble indiquer les astres, je ne m'estime pas dans mon bon droit et n'entend pas rester campé sur ma décision. En fait sit je vous ai contactée sur les conseils de Vanille c'est parce que je n'étais pas à l'aise avec l'idée d'une action en justice mais que d'un autre côté je me demandais si y renoncer ne revenait pas à livrer ma relation à ma petite fille au seul arbitraire de ses parents.
J'ai pris bonne note que je pouvais être le bras armé de Manon dans les problèmes qu'elle a avec sa mère. Pourriez-vous préciser quelle est ma responsabilité là-dedans et me suggérer comment je pourrais désarmer ce bras. Par ailleurs cela fait maintenant presque un an que je ne vois plus ma petite fille et qu'elle est de son côté privée de son grand-père. J'ai fait plusieurs tentatives de conciliation (familiales ainsi que par l'intermédiaire d'une médiatrice professionnelle), lesquelles se sont vues opposer une fin de non recevoir. Donc dois-je simplement laisser les choses se résoudre d'elle-même ou puis-je être actif dans un processus de réconciliation (j'ai déjà envoyé une première lettre d'apaisement il y a un mois qui est restée sans réponse) ?
Cela fait longtemps que j'ai pris conscience de ne pas avoir donné une place juste à ma fille (après le divorce d'avec sa maman, j'ai joué au papa séducteur) puis j'ai essayé autant que faire se peut d'en parler avec elle et elle m'a renvoyé : "tu ne vas pas me refaire le coup du mea culpa". Je me sens donc assez désarmé. Je vous précise enfin que l'hostilité affichée de ma fille à mon égard débute avec ma rencontre avec Claire et va crescendo avec la naissance de sa fille pour atteindre son paroxysme le jour de son mariage (mariage auquel elle refuse sciemment d'inviter les filles de Claire).
Vanille m'ayant parlé du passage de Pluton, lequel requiert un travail de nettoyage, et ayant le sentiment d'avoir amorcé une sincère prise de conscience que je souhaite de tout coeur poursuivre, pouvez-vous me dire dans quel sens il m'est possible d'agir ?
Je vous remercie pour le travail de prise de conscience que vous m'aidez à faire. Bien amicalement. Hervé.

Ecrit par : Hervé | vendredi, 10 juillet 2009

Bonjour Hervé,

Je vous croyais enfui très loin à grandes enjambées ! ;-)) Désolée d'avoir effacé le début de notre échange mais j'efface quand on ne me répond pas sous quelques jours (ce qui est l'entière liberté des personnes par ailleurs).

"Les astres" ne disent pas que vous êtes dans votre "bon droit" (les astres n'ont pas de morale ! ;-)) et ils ne savent pas si vous resterez campé sur votre position, c'est moi qui l'ai pensé oui... ;-)

Astrologiquement, vous ne comprendrez pas ce que je vais raconter mais Vanille vous montrera ça : comme Jupiter est actuellement opposé à Uranus Composite avec votre fille, que Jupiter Composite est sur votre Lune Noire natale, que la Lune Noire Composite est sur votre Venus natale, que votre Jupiter natal est sur le Noeud Nord de votre fille, qu'elle a un Soleil opposé à Jupiter en natal, et j'en passe, tout ça explique "l'idée" de l'action en justice entre vous.
Ça ne signifie pas qu'il faut la suivre parce qu'il semble que vous soyez liés par un karma bien compliqué et bien violent, le "but" de votre relation étant d'apaiser et sortir de là. Avec une action en justice, ce serait définitivement mal barré !...

Vous ne pouvez pas refaire ce que vous avez raté avec votre fille quand elle était enfant et ado, mais plus vous réclamerez Manon, plus vous faites de cette petite LA personne importante, LA personne qui compte pour vous plus que votre propre fille, plus vous appuyez sur la souffrance de cette-ci qui pense ne pas avoir été importante et aimée. Ça ne doit pas vous culpabiliser outre mesure, prenez vos responsabilités mais pas plus ! Elle vous a choisi pour cela aussi, pour avoir à vous "pardonner"... ben oui, il faut bien que quelqu'un joue le rôle du "salaud" dans les films ;-) Votre fille est une entêtée de la tête (!! elle est bien bonne celle-là ! ;-) et quand elle a décidé de détester quelqu'un, dur de sortir de là, c'est son histoire et c'est avec vous que ça se joue parce que vous êtes de vieilles connaissances liées par de "mauvais sentiments" comme on dit ;-) (haine, jalousie, trahison, etc). Voili voilo...;-)

Alors quoi faire ? A mon avis, tout l'inverse de ce que vous avez fait. Vous faire oublier pendant un bon moment ! Disparaître de sa vie, faire silence. Et laisser le destin faire... Dans un peu plus d'un an, il se passera quelque chose, quand Saturne, très important dans son thème, passera sur son Ascendant Balance. Ça vous laisse le temps de vous occuper de vous et de Claire ! ;-) Manon ne va pas disparaître, laissez-la vivre sa vie avec ses parents, vous ne feriez que mettre de l'huile sur le feu entre elle et sa mère, et franchement, c'est inutile ! ;-)) Elle a choisi sa mère telle qu'elle est, elles ont une histoire difficile à régler aussi (Composite Lune opposée Pluton), du même ordre que vous avec votre fille.

Je n'ai rien de rigolo à vous dire, je sais... ;-) Mais si vous acceptez de lâcher le contrôle sur cette affaire, vous êtes "l'Adulte" de l'histoire et il faut qu'il y en ait un sinon ce sera un vrai pugilat encore et encore... Pour moi, l'Adulte est celui qui sait arrêter l'engrenage fou des inconscients.

Bien amicalement,
Lou

Ecrit par : Lou 10/07 | vendredi, 10 juillet 2009

Bonjour Lou,
Merci de votre analyse. Je crois que j'en sais assez pour le moment, je vais laisser tourner tout cela et attendre de voir comment les choses se positionnent d'elles-mêmes.
Bien amicalement,
Hervé

Ecrit par : Hervé | dimanche, 12 juillet 2009

Rebonjour Lou,
Désolé pour la fausse manœuvre mais le message est parti tout seul. Je reprends donc où j’en étais.
Je vous disais que j’avais vécu une relation très douloureuse avec la mère de ma fille, laquelle est venue résonner avec la mort de ma propre mère quand j’avais 4,5 ans – deuil non accompli – et une relation très dure avec mon père. (On pourrait bien sûr raconter l’histoire autrement : carte de naissance, karmique, ou : « l’obstacle c’est la tâche », comme il est écrit dans Dialogue avec l’ange. Toujours est-il qu’après mon divorce j’ai « décidé » purement et simplement de me couper de mes sentiments plutôt que de continuer à vivre dans la souffrance. Pendant vingt ans j’ai alterné de longues périodes de solitude et un papillonnage effréné de femme en femme (pour la plupart toutes plus jeunes que moi) sans parvenir à rien vivre de satisfaisant. Ma fille était alors mon seul centre d’intérêt sentimental. Je l’ai donc beaucoup aimé mais bien évidemment très mal puisque je ne la mettais pas à sa place de fille mais plutôt de fiancée perpétuelle. Dix ans avant de rencontrer Claire j’ai eu une relation tumultueuse et insatisfaisante avec une jeune femme de vingt-cinq ans ma cadette (et qui avait donc l’âge de ma fille). C’était une relation qui n’était jamais totalement vécue et qui en même temps ne s’achevait jamais et cela semblait convenir parfaitement à ma fille (elles sont du reste toujours amies). Puis j’ai rencontré Claire qui est d’une autre pointure. Au début cela a semblé une relation idyllique à quatre : Claire et moi, ma fille et son compagnon. Nous avions même le projet de construire deux maisons sur un terrain en indivision. Puis Claire a tout naturellement amené ses filles dans la relation et cela a commencé à se détériorer. Nous avons acheté le terrain et commencé à bâtir juste après la naissance de Manon mais le quatuor de départ était déjà pas mal secoué. L’agression a commencé à s’exprimer depuis ma fille et son compagnon sur Claire (qui me semble avec le recul avoir servi de bouc émissaire), puis du compagnon de ma fille sur moi. Il n’y avait pas d’agression directe de ma fille sur moi, comme si le véritable enjeu devait être soigneusement caché. Et de mon côté, me demanderez-vous ? Je baissais la tête sans percevoir ma propre implication, espérant innocemment que cela finirait bien par se calmer. Je me sentais comme un radeau pris dans la tempête et ballotté par les flots, essayant (sans bien sûr y parvenir) de réparer les avaries au fur et à mesure ; j’avais beaucoup de mal à voir ce qui se passait et ne prenais donc pas position (ma position de père et ma position de compagnon de Claire), ce dont celle-ci a profondément souffert (et certainement ma fille aussi). Finalement mes enfants sont repartis, revendant leur maison inachevée et j’ai fini de bâtir la mienne, attendant que Claire vienne y habiter, puis finissant par comprendre qu’elle n’y viendrait pas compte tenu d’une part des circonstances et d’autre part de ma difficulté toujours présente (même si les choses ont beaucoup bougé ses dernières années) de vivre mes sentiments et mon désir d’homme. Un point important : tout l’enjeu de ma relation avec Claire, clairement énoncé dès le premier jour, aura été de renouer avec mes sentiments et mon désir pour une femme. Je me suis vraiment battu pour y arriver (cela n’est pas encore tout à fait terminé mais je dirais que l’essentiel est fait, la machine est en marche et je ne pense pas qu’elle puisse s’arrêter), Claire m’a accompagné dans ce combat, elle en a reçu les contre-coups et s’est trouvée fort malmenée : je dirais qu’elle a porté pour moi cette souffrance que je croyais naïvement avoir éradiquée. Elle se bat de son côté contre ses propres démons et j’essaie de l’accompagner à mon tour avec le plus d’honnêteté possible. Vous parlez d’initiation au sujet de notre nouveau projet d’habitat et je pense que cela est inscrit dans notre relation depuis le premier jour. J’ai souvent l’impression que nous nous sommes parfaitement emboîtés pour sortir de nous tout ce qui était caché dans l’ombre et ainsi nous en délivrer. Je suis persuadé de mon côté que cet emboîtement, qui a si bien fonctionné dans les tumultes de l’ombre, poursuivra son œuvre sur le versant plus lumineux de notre accomplissement. Cela n’empêche bien sûr pas d’avoir peur.
J’ai donc bâti à 55 ans (avec l’aide d’un charpentier écologiste), alors que je n’avais jusque là jamais rien fait de mes dix doigts, une très jolie (je le dis sans prétention) maison en terre et en paille. Avec le recul, je dirais que mes sentiments et mon désir que je n’arrivais pas à exprimer je les ai mis dans l’écriture (versant sombre et lumineux) et dans la construction de cette maison que je bâtissais dans mon cœur pour y vivre avec Claire (mais en même temps contre elle vu les circonstances) tout en sachant qu’elle était une étape sur le chemin de mon initiation. (Je précise qu’à mes yeux l’initiation n’est rien d’autre que le chemin de vie sur lequel chacun de nous s’avance bon gré mal gré). Nous sommes donc maintenant à un carrefour. Nous faisons le choix commun de bâtir cette fois ensemble une nouvelle maison écologique, à la montagne, ce qui correspond également à une aspiration commune. Et très certainement (c’est en tout cas le projet en cours) dans le cadre d’un habitat groupé : sous forme d’un éco-hameau regroupant quatre ou cinq foyers, ceci afin de créer un climat d’entraide et de partage.
Claire vous a interrogé de son côté sur ses appréhensions au moment de sauter le pas. Ce n’est pas mon cas. D’avoir vécu si longtemps coupé de mes émotions m’a en quelque sort obligé à compenser sous la surface en tenant fermement un cap dicté par mon intuition. (J’ai de plus en plus l’impression qu’en fait je me suis laissé guider par un sens profond inscrit dans ma vie, l’acceptant contre mauvaise fortune bon cœur, puisque manifestement c’était « cela » que je vivais et n’y pouvais pas grand-chose). Donc, sauf une succession de signes me soufflant à l’oreille que je pourrais faire fausse route (mais cela existe-t-il une fausse route, puisqu’au bout du compte ce sera la route que nous aurons suivie, et ce sera donc la nôtre ?), ou conseil avisé d’une personne de confiance (dont vous êtes pour moi) je connais mon cap : je veux accomplir ma vie avec Claire ; si peu que ce soit qu’il me reste à vivre, je veux le vivre à ses côtés ; et ceci tout simplement parce qu’elle est qui elle est. Elle est le premier être dont je peux dire que je le connais, comme je pense qu’elle me connaît. Nous nous en sommes donnés les moyens, et cela ne fut pas facile. C’est pour moi la plus belle définition de l’amour puisque (la formule est de Claire) : connaître c’est « naître avec ». Donc : je nais avec Claire. (Je pense également que je commence à connaître ma fille maintenant que par la force des choses je suis descendu dans l’ombre avec elle.) Je vais donc poursuivre ma route avec Claire (en espérant qu’elle le veuille bien, mais au fond je n’en doute pas) en bâtissant avec elle une maison dont vous dites qu’elle sera pour nous une initiation. Et au moment de l’initiation, nous sommes seuls face à nous-mêmes – n’est-ce pas ? C’est une idée qui me donne le vertige que nous sommes seuls responsables de notre vie, puisque c’est la nôtre et qu’elle est unique, que personne ne l’a jamais vécue et que personne d’autre ne la vivra jamais.
Donc tout ce long courrier, Lou, pour en venir à la question qui me préoccupe (mais cela m’a fait tellement de bien de partager tout cela avec vous). Au moment de vendre cette maison que j’ai bâtie de mes mains, je me sens une grande responsabilité à son égard. Cela me fait penser à ce que dit le renard au Petit prince : « quand on a apprivoisé un être on devient responsable de lui ». D’abord on dit de ce type d’habitat que ce sont des maisons vivantes et j’ai compris récemment que cela voulait dire des « maisons à vie. » Alors comment se séparer d’une maison qu’on a bâti pour la vie, qui demande des attentions particulières parce qu’elle est faite de matériaux qui réagissent au chaud, au froid, à l’humidité… Parce que parfois une fissure peut apparaître dans un enduit en terre et qu’il faut alors la reboucher. Et cela on sait le faire, mais l’acquéreur le saura-t-il ? Faisant visiter ma maison, je me suis mis à porter un nouveau regard sur elle. J’ai compris qu’elle demandait du respect et j’ai par exemple refusé de la vendre à une femme venue en mesurer les énergies avec sa boussole Feng-shui et dont j’ai perçu immédiatement qu’elle ne la respectait pas. Elle a déclaré après examen que les énergies de la maison lui correspondaient et je savais, moi, que ses énergies à elle ne correspondaient pas à la maison. Il est venu également une femme dont je pensais qu’elle était pour cette maison et qui s’est finalement désistée. J’ai alors compris que c’était quelqu’un qui me correspondait plus dans mon passé (tristesse et séduction) que dans mon présent. Puis un couple d’étrangers (lui plus jeune qu’elle) qui m’ont paru convenir sans me convaincre tout à fait : en tout cas ils m’ont paru loyaux, respectueux de la maison, je dirais même tombés amoureux de la maison, mais (et là je me suis peut-être projeté) Ecoutez Lou, je vais dire ce qui me vient à l’esprit puisque cela me vient et qu’après tout c’est le jeu : un peu comme si je mariais ma fille et que je ne sentais pas le gendre tout à fait à ma hauteur. (Celle-là, je vous avoue que je m’y attendais pas, mais bon je l’ai lâchée). Il est venu en dernier lieu une autre femme : de mon âge, pleine de vie, elle aussi amoureuse de la maison et celle-là j’ai vraiment eu envie de la lui « remettre ». Je « savais » que la maison serait contente de l’avoir pour habitante. Mais elle a reculé au dernier moment : elle a eu peur, m’a-t-elle dit. Nous avions convenu de parler ensemble de ses peurs, mais le couple d’étrangers s’est clairement positionné pour l’achat et il m’a semblé que l’affirmation de leur désir parlait pour eux.
Voilà, je ne savais pas que cette discussion m’amènerait aussi loin (j’espère ne pas avoir été trop long). En conclusion j’ai conscience qu’il ne m’appartient pas de choisir le gendre de ma fille et que celui-ci n’a pas à être à « ma hauteur », il suffit qu’il soit à la sienne. Mais la maison n’a pas de parole propre (quoique durant la tempête de janvier, au moment où je l’avais mise en vente, elle a souffert du seul endroit où j’ai souffert en la bâtissant, ses enduits à la chaux que j’avais réalisé dans le cadre d’un échange de travail avec une femme (il y a beaucoup de femmes dans cette histoire) avec qui cela ne s’est pas bien passé du tout), mais à l’heure de la transmettre je suis conscient que je porte la responsabilité d’une bonne transmission puisque c’est moi qui signerai l’acte. Une dernière chose, moi qui ait vécu si longtemps coupé de mes sentiments, j’ai l’impression, en me séparant de ma maison, d’entrer dans un deuil. Je le voudrais le plus honnête possible et surtout ne pas l’esquiver, mais je ne voudrais pas que ce deuil me fasse percevoir les choses de travers. C’est pourquoi j’ai besoin de vos conseils pour essayer de me tromper le moins possible dans sa vente et, peut-être aussi, d’un encouragement dans ma nouvelle vie qui s’ouvre avec Claire parce que malgré tout ce que je peux bien dire, je ne pense pas que l’on puisse accomplir un tel pas, en toute lucidité, sans avoir peur.
Merci pour tout Lou, pour simplement m’avoir permis de libérer cette parole en vous écrivant. Je pense que vous aurez reçu la première partie du message mais en tout état de cause l’essentiel est dit dans celui-ci. Je vous souhaite de recevoir à votre tour ne serait-ce qu’une petite partie de ce que vous nous donnez à tous.
Avec tout mon respect.
Hervé.

Ecrit par : Hervé | vendredi, 14 août 2009

Bonjour Hervé,

(Pas reçu de première partie de message mais celui-ci suffit à ce que je comprenne ).

C'est bien que vous lâchiez ce qui vous vient parce que vos mots font venir d'autres images en moi. Partageons...
La maison, c'est l'un des symboles les plus puissants de soi. Tout le monde sait qu'en entrant chez une personne, on voit qui habite là ! Nous extériorisons tous tellement de nous-même sur les murs, dans les murs, que notre logement est un véritable livre ouvert !
Cela pour dire que je ne crois pas que la vente de votre maison pétrie de vos mains concerne votre fille, mais vous-même et votre deuil... et que vous êtes à la recherche de la maman idéale qui prendra soin de "vous". Le problème c'est qu'elle doit être idéale et en plus vous "reconnaître" comme "enfant idéal". C'est tout votre axe Cancer-Capricorne qui se joue là mais c'est aussi une demande d'enfant qui ne peut aboutir ! Il y aura la dame qui a peur, la dame que votre énergie refuse, la dame dans la tristesse et les énergies du passé, ça n'ira jamais, parce que ce n'est pas juste. Un projet humain, une femme, vous attendent et vous êtes dans un flash-back qui vous éloigne, vous n'êtes pas PRESENT.
Reste "les étrangers" ! Pour moi, c'est la bonne touche : les étrangers à vous, les étrangers à votre histoire. Et que votre histoire prenne de "la distance" et de "l'exotisme" ! ;-) Si vous ne pouvez pas lâcher "la maison-enfance" et ne plus être concerné par elle, vous ne pourrez pas construire "la maison-couple", c'est logique n'est-ce pas ?

Donnez votre création, votre éthique, votre amour de la Terre, mais libérez votre âme et votre chair de ce lieu. Réalisez que vous n'avez plus besoin de maman pour prendre soin de vous, lâcher la demande, laissez votre création vivre et si elle devient un pub irlandais ou un bar à tapas ou un lupanar mexicain, génial !! ;-)) Et continuez votre route sans vous retourner......

Très amicalement,
Lou

Ecrit par : Lou 14/08 | vendredi, 14 août 2009

Merci Lou,
Une fois de plus vos mots ont touché juste, ce sont du reste les mêmes que la première fois : "lâchez", et j'ai l'impression que je n'avais besoin que d'entendre cela, même si franchement je serais fort attristé à l'idée que ma maison puisse devenir un lupanar (mexicain ou autre). Je vais donc lâcher et, en quittant la maison, accomplir le deuil, non d'une maman idéale, mais celui de ma Maman que je n'ai jamais accompli. C'est drôle au demeurant mais cette maison me faisait plutôt penser à mon père, pour la raison toute bête qu'elle est en paille et qu'il était roux. Elle représentait symboliquement pour moi le côté doux de mon père que je n'ai jamais connu, mais comme je n'ai aucun souvenir de ma mère, peut-être était-ce simplement un transfert. Au reste je n'ai jamais fait non plus le deuil de mon père qui est mort quand j'avais trente ans. Mais je lui en voulais tellement. Je lui en voulais certainement autant que je l'aimais sans oser me l'avouer tellement il me terrorisait. Comme quoi on peut se rendre compte, même à 60 ans passés, qu'on est encore et toujours un enfant perdu.
Très amicalement.
Hervé.

PS : Je viens de lire votre réponse à Claire et suis heureux que nous vous apportions un peu de gaîté en riant de nous. Mais croyez bien que nous ne faisons semblant de rien. Chacun de nous cherche sa route de son côté et vous écrit selon son questionnement du moment. Puis nous mettons cela en partage. Et ainsi nous acquérons une vue plus large de ce que nous sommes chacun individuellement et tous les deux ensemble.

Ecrit par : Hervé | vendredi, 14 août 2009

(Surtout jamais pensé que vous faisiez semblant Claire et vous, j'ai bien compris votre démarche, c'est de mon point de vue que c'est plaisant, très plaisant !!)

Je vous ai provoqué exprès et j'ai failli écrit un bordel chinois mais je me suis retenue ! ;-)))
Si on lâche, on lâche et on sait que l'univers se chargera du recyclage ! L'énergie du lieu attirera la personne pour qui elle est bonne et peu importe pourquoi et en quoi elle est bonne pour elle, ce n'est pas votre histoire. Peut-être qu'elle va l'obliger à élever sa propre vibration, que ça sera difficile, qu'elle en bavera, que vous ne l'imaginez pas une seconde dans cette maison, et pourtant le lieu aura rempli sa mission qui était de l'attirer là pour vivre certaines choses !

Si c'est une maison-papa alors vous allez attirer un homme. Si c'est une maison papa-maman, alors le couple sera là ! Observez qui vous attirez et qui vous aide à solder votre enfance (qui a duré longtemps mais pourquoi pas ! ;-)) Même et surtout si vous êtes surpris par l'acheteur ou les acheteurs, c'est que vous êtes déjà loin de là...

Vous m'en toucherez deux mots, juste pour que j'ai la fin de l'histoire ? ;-)
A bientôt,
Lou

Ecrit par : Lou 14/08 | vendredi, 14 août 2009

Bonjour Lou,
L'objet de ma demande n'est pas aujourd'hui d'ordre astrologique mais personnelle. Elle nous a été conseillée, à Claire et à moi, par Vanille. J'écris depuis plusieurs années des ouvrages sur les notions de "mondialisation" et de "décroissance" à partir d'entrées économique, géopolitique, historique... Puis j'ai mené ma propre expérience de simplicité volontaire, laquelle a notablement bouleversé mon point de vue (jusqu'alors essentiellement théorique) sur le sujet et m'a convaincu que les outils mis à notre disposition par la science occidentale classique ne nous étaient d'aucun secours pour expliquer la crise que traverse aujourd'hui l'humanité. Nous sommes donc partis avec Claire à la rencontre de gens que nous avons appelé des "veilleurs" (Annick de Souzenelle, Lama Denys, Gilles Clément, Paule Salomon, Jean Staune...), afin d'essayer de poser en leur compagnie un regard spirituel sur ladite crise. Ce travail d'enquête a fait l'objet d'un ouvrage paru cette année : "Nous réconcilier avec la terre". Nous en sommes ressortis avec le désir de poursuivre cette quête en explorant plus avant l'invisible. L'idée serait cette fois de rencontrer des guérisseurs, des chamans... Nous avons pensé dans un premier temps à Janine Fontaine (auteur de "médecin des trois corps" et "la médecine du corps énergétique"). Puis Vanille nous a dit que vous pourriez peut-être nous mettre en contact avec des personnes de qualité dans ce domaine car ce peut bien entendu être un terrain glissant.
Si vous en étiez d'accord, et pour vous éviter de vous engager à la légère, nous vous proposerions de vous envoyer notre livre afin que vous vous fassiez une idée sur le sérieux de notre travail. Je ne pense pas que vous ayez envie de livrer votre adresse à des internautes mais nous nous engagerions de notre côté à ne pas la divulguer.
Nous vous remercions une nouvelle fois pour votre disponibilité, votre qualité d'écoute et la pertinence de votre regard.
Amicalement.
Hervé

Ecrit par : Hervé | vendredi, 21 août 2009

Bonjour Hervé,

Vous pourriez voir du côté de personnes "publiques" comme Jodorowsky ou Maud Séjournant par exemple, qui vous mèneront à d'autres. Ces personnes ont choisi d'être publiques donc je ne leur fais aucun tort en les nommant, avec tout mon respect et mon amour par ailleurs.

Je vous fais humblement part de ma propre réflexion, je n'aurais rien de plus à dire sur la question de toute façon ! ;-)
Individuellement, les humains sont inconscients, fous et malades, donc l'humanité est malade et ne tourne pas rond, c'est juste logique n'est-ce pas ? Si "la partie" est en crise, "le tout" l'est évidemment aussi ! Pourtant, nées sur le terreau de cette folie collective, et GRÂCE à privation de SENS dans laquelle baignent nos sociétés, s'allument des consciences, celles de ceux de plus en plus nombreux qui se demandent POURQUOI ils sont en vie et à quoi rime tout ce cirque. Cela les amène ensuite à se demander COMMENT "vivre" suivant la réponse qu'ils ont donnée à la première question. De fait, derrière l'économique, le financier, la pollution (la partie visible de l'iceberg), l'humanité est en fait agitée par une crise de SENS, une crise métaphysique. Le mal à l'humanité, le mal à la Terre, amènent beaucoup d'entre nous à se pencher sur le sens et quand un individu réfléchit au sens, sa conscience s'allume. Si ce sont beaucoup d'humains qui se posent la même question, qui se demandent ce qu'ils font là et quel rôle ils sont venus jouer dans la partie, alors se produit un saut de conscience à l'échelle de l'humanité.

On pourrait donc s'interroger : "La Crise", "l'Ombre", servirait-elle donc la Lumière de la Conscience, servirait-elle la cause de la Conscience ? Si l'on connaît le processus de la conscience à l'échelle individuelle, alors on peut répondre par l'affirmative parce que le processus à l'échelle de l'humanité est le même, juste élargi.

Voilà tout ce que j'ai à dire, voyez, c'est peu et vite fait ! ;-)
Tenez-moi au courant de vos "rencontres avec des hommes remarquables" (voir impérativement ce film sur Gurdjieff ! ;-))

Bien amicalement,
Lou

Ecrit par : Lou 21/08 | vendredi, 21 août 2009

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