lundi, 29 juin 2009
Windy

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Commentaires
Bonjour Lou,
Date de naissance: 24 juin 1954 à 07h20
Lieu de naissance: Los Angeles (Californie, Etats-Unis)
Je connais un peu l'astrologie en ce sens que je trouve que c'est un terrain d'apprentissage de moi-même et j'essaie d'utiliser les grands principes et cycles pour mon développement personnel (Mercure en maison 12??).
Je pense être pratiquement sorti globalement plus entier qu'avant d'une multitudes de tremblements de terres dans plusieurs domaines différents de ma vie enclenchés depuis 1999. J'ai fait, avec avec grand enrichissement divers travaux sur moi-même dont certains m'apportent tellement de bien qu'ils vont sans doute se poursuivre jusqu'à la fin de mes jours.
Pendant ce temps, j'ai suivi Saturne et je peux affirmer que cette planète est forte chez moi, car les crises que j'ai eues ont eu lieu dans les domaines correspondants à son passage. Dernier exemple: pendant deux ans j'ai appris financièrement parlant ce que veut dire un passage de Saturne en maison deux ;-)
Je suis journaliste et j'adore écrire aussi pour mon plaisir personnel, mais plutôt côté poésie. Pendant ces années de crises, j'avais l'impression de m'assécher de ce côté-là et je m'attendais à un passage encore plus désertique avec Saturne arrivant en maison trois. Mais je constate le contraire: je sens une ouverture, une sorte de renaissance de ma créativité.
J'ai écrit ceci surtout pour vous situer mon état d'esprit actuellement. J'ai deux questions:
1. J'ai appris récemment à me connecter consciemment avec mes émotions au lieu de les subir comme des tempêtes d'énergie dramatiques (quelle découverte!!) - depuis cet apprentissage, je ne ressens plus de "besoin" de lien affectif de couple - Certes il y a des résidus de vieux réflexes de mâle solitaire, mais qui ne me convainquent plus guère. J'ai l'impression (de plus en plus profonde) de mieux aimer le monde et de mieux être aimé par le monde et de participer plus entièrement à la vie "communautaire" en vivant seul dans ma petite maison. Au contraire de me replier sur moi-même, depuis que je suis dans cet "état", je m'ouvre aux autres et me connecte mieux à l'univers comme jamais je ne l'ai fait auparavant. Ma question: pouvez-vous voir si astrologiquement si c'est là dorénavant ma Voie ou si c'est plutôt une phase passagère de ma vie?
2. Y aurait-il des préparatifs à faire pour le transit Saturne-Saturne?
Mille mercis à vous
Windy
Ecrit par : windy | lundi, 29 juin 2009
Bonjour Windy, soyez le bienvenu :-)
Merci pour la clarté de votre message. Vous parlez français couramment ?!
Pouvez-vous me dire où vous avez passé votre dernier anniversaire et où vous demeurez actuellement (une grande ville proche me suffit, je ne veux pas être indiscrète si ça l'est pour vous, c'est pour regarder vos Révolutions Solaires).
Aussi ceci : votre Lune Bélier m'interroge. Elle domine le thème, est maître de votre Cancer bien garni en planètes et Ascendant, carré à l'axe des Noeuds donc influant votre réalisation, et puis elle est contre parallèle (assimilé à une opposition) à Saturne... votre chouchou ! ;-)
Comment reliez-vous votre mère, votre enfance, votre famille, (votre femme ?) à Saturne ? Avez-vous réfléchis à cette Lune et si oui, vous pouvez me dire ce que vous en pensez puisque vous connaissez l'astrologie ?
J'essaierai de vous répondre rapidement ensuite,
Bien amicalement
Lou
Ecrit par : Lou 29/06 | lundi, 29 juin 2009
Merci pour votre rapide réponse.
Je n'ai no problem avec le français;
Je vis près de la ville de Luxembourg.
Je vais tâcher de répondre à votre question : comment je relie ma mère, mon enfance, ma famille (je suis divorcé et vis seul) à Saturne...
Tout d'abord, sans savoir ce qu'est "contre parallèle", j'ai toujours considéré que j'avais une opposition Lune - Saturne - votre constat ne m'étonne donc pas.
J'aurais envie d'écrire des pages et des pages là dessus. Mais sans doute l'état qui m'a longtemps dominé est: l'insécurité affective. Dès que je sens (ou j'imagine) que mon état émotionnel (Lune) est ou pourrait être "en jeu" ou un "enjeu", j'ai une peur existentielle fondamentale (Saturne).
J'ai vécu ma mère comme une autorité (Saturne) presque divine, d'autant plus qu'elle a toujours présenté son amour pour ses enfants comme un amour parfait, sans failles, divin. Ma mère a souvent représenté mon moteur pour l'action. J'ai tendance à coopérer, voir utiliser non seulement ma mère, mais la famille, les enfants (j'ai trois filles) et les femmes en général comme tremplin pour l'action.
Je travaille bien avec les femmes et j'ai fait beaucoup de boulots, et mes collègues ont toujours été majoritairement des femmes, et ce en dehors de tout enjeu sentimental ou de séduction.
Par ailleurs, j'associe aux relations avec ma mère, la famille, les enfants et les femmes avec qui je m'engage (bref toutes mes relations affectives de type féminin), un très très lourd et imposant sens de la responsabilité, de l'intégrité -- lourd au point où je peux vivre ces relations -- qui pourtant me passionnent, et et m'apportent joies, et pour lesquelles je suis prêt à tout donner -- en même temps comme de véritables boulets. Alors que cette attitude d'alourdir dramatiquement ces relations vient de moi et que dans le fond de moi je n'ai aucun mal à en être conscient, je les tiens "elles" pour responsables de cette lourdeur et "elles" deviennent les cibles, d'un flot d'incompréhension, d'irritabilité, de frustrations et colères.
J'étais en plein dans un processus d'identification à outrance à mon père à 8 ans lorsque ma mère l'a éjecté de la maison à cause de ses absences (à lui) trop prolongées (selon elle) (c'est comme ça que je l'ai vécu, mais la réalité était bien plus nuancé) -- J'en ai tiré plusieurs "leçons", comme: "danger! une femme peut utiliser le prétexte d'une absence pour mettre fin à la relation - donc il faut toujours être présent ou faire croire que je suis présent", ou comme "il faut être ultra-présent (sacrifice) dans la famille, avec les enfants, avec les relations affectives en général" ou encore "j'ai un devoir de présence absolue afin de remplir le vide des personnes avec qui je m'engage affectivement".
Je dirais que pendant des années je me suis efforcé, par devoir, d'"être ma mère" pour mes enfants.
Ce sens du devoir est exacerbé: Pour me faire croire que je peux compenser mon insécurité affective fondamentale dans toute relation affective, mon engagement doit être d'une perfection sans failles. Comme cela est intenable, et comme je ne contrôle pas l'autre, je ne fais qu'accentuer mon insécurité. Et au moindre signe de l'autre de me rejeter malgré tout, je me déchire émotionnellement avec colère voire je rejette "préventivement" l'autre.
Pendant ce temps, je constate que je ne grandis pas, je néglige totalement mon but solaire, j'ai le sentiment de ne pas évoluer, je me perds dans des méandres sombres d'une vie (que je me fais moi-même) qui me paralyse de plus en plus.
J'écris au présent, parce que je ne veux pas (me) faire croire que j'ai totalement résolu cette situation. J'y ai toutefois beaucoup travaillé (j'y travaille encore), notamment (1) en m'octroyant des sortes de "pauses affectives" (par des efforts de lâcher-prise émotionnelles à l'égard de mes enfants, de mon amour de la vie de famille, de mes colères à l'égard de ma mère, de mon ex-épouse, voire des femmes en général -- mais sans déconnexions ni fuites) pour entamer la création d'une place pour amorcer mon développement purement personnel , (2) en partant à la recherche, le repêchage et, surtout, l'acceptation sans conditions, de mes "dangereuses pièces manquantes" (=mes dénis), par le biais de la notion jungienne vulgarisée d'ombre (Saturne??), (3) en m'exerçant à acquérir le courage qu'il faut pour ne plus succomber aux peurs issues de mon insécurité affective (j'ai appris à bercer l'enfant en moi lorsque je sens qu'il a peur, au lieu de lui donner l'ordre de se taire ou de l'ignorer et croire qu'il va à la longue me laisser tranquille).
Ce travail n'est pas terminé - mais je sens ses fruits. J'ai l'impression que le fait de m'être concentré sur le développement personnel et mes intérêts et énergies "solaires" (par une attitude simplement adulte), j'ai pu commencer à entrevoir vivre l'opposition Lune - Saturne d'une façon moins paralysante ou, disons, névrosée. En tout cas, au fil du temps un courage neuf se développe.
Ceci vous aide-t-il?
Merci en tout cas très vivement.
Windy
Ecrit par : windy | lundi, 29 juin 2009
Bonjour Windy,
Merci pour votre récit et surtout, merci pour vous-même parce que je n'ai rien à ajouter, vous avez parfaitement balisé votre problématique Lune-Saturne, ses avantages et ses inconvénients ! ;-)
Je voulais m'assurer que vous ayez pris conscience de tout cela. Puisque vous l'avez fait, votre choix de vie actuel est cohérent et tout à fait acceptable. Sinon, j'aurais craint que votre retraite soit juste une fuite devant les difficultés dont vous parlez et dans toute fuite, on amène avec soi ses problèmes. Ça semble résoudre les problèmes sur le moment, mais seule la conscience résout les choses au long terme.
Je reprends donc votre question : est-ce votre voie ? Je ne dirais pas que "la retraite" soit une voie, c'est tout au plus un modus vivendi, une discipline au travers de la solitude et du silence, non ? La "voie" c'est ce que vous y cherchez : contacter vos émotions consciemment (très en adéquation avec votre Cancer 12), vous relier plus aux autres et au monde (Uranus Ascendant), vous sentir plus aimant (Venus Lion).
Est-ce que c'est "définitif" ? C'est très difficile de répondre à cela. Je vous verrais bien changer à nouveau dans 3-4 ans environ, quand, en progressions, le Soleil, Mars et Saturne changeront tous de signes (Soleil passer en Vierge, Mars en Poissons, Saturne en Capricorne). Il est possible qu'alors, soit votre "retraite" soit terminée (sous cette forme en tout cas), soit elle vous ait amené à développer quelque chose dont vous fassiez profiter les autres. Vous avez Chiron et Noeud Nord en Capricorne, plus l'âge avancera, plus vous approcherez de ce que vous avez à réaliser. Il y a de la maturation nécessaire dans votre thème pour arriver à sa réalisation et je pense que vous vous êtes mis dans votre creuset actuel pour y vivre votre "mutation alchimique" ;-)
Pour répondre à votre deuxième question sur une préparation éventuelle au transit de Saturne sur Saturne qui sera effectif à partir de fin 2012, ma réponse est formelle : NON ! ;-) Saturne nous montre nos limites et met en scène les obstacles qu'ils constituent pour notre "éveil", notre "illumination". Si nous connaissions nos limites et ce qui nous empêche réellement d'évoluer, nous n'aurions pas besoin de Saturne. Il est le gardien qui fait la jonction entre "nous-ego séparé de tout" et "nous-esprit" (nous uni à Tout). C'est pour ça qu'il a un côté prof implacable qui te renvoie à tes chères études en refusant net l'entrée à tel ou tel de tes désirs ou rêves : parce qu'ils sont contraires à ton évolution, que tu le saches ou surtout, que tu ne le saches pas !
Donc anticiper un transit de Saturne c'est juste infaisable ! Il manifeste ce dont justement nous devons prendre conscience pour passer à une étape supérieure. Par contre, on peut le recevoir et l'accepter avec une réelle ouverture spirituelle, lui faciliter la tâche et donc se la faciliter à soi aussi ! ;-) Ceci est valable pour tout transit inconfortable, aussi bien de Saturne que d'Uranus, de Neptune ou de Pluton.
Ai-je un peu répondu à vos questions ?
Très bonne journée dans votre creuset ! ;-)
Bien amicalement,
Lou
Ecrit par : Lou 30/06 | mardi, 30 juin 2009
allo allo ici creuset appelle Lou ... vous m'entendez? ;-)
Mille mercis Lou pour ces réponses qui répondent parfaitement à mes questions.
Vous avez bien fait de me pousser à vous expliquer où j'en étais avec la Lune et Saturne, ça m'a fait du bien, vraiment.
Je suis d'accord avec vous qu'une retraite ne peut pas être une voie, mais bien un moyen ou une étape sur une voie. Merci de me l'avoir précisé. Je vais aussi y réfléchir car ces petits changements de points de vue peuvent parfois très utiles.
J'ai aussi bien noté --et compris-- le principe de "non-préparation" d'un "transit inconfortable". Je tâcherai d'accueillir Saturne en 2012 comme il se doit donc.
J'ai très brièvement parcouru d'autres interventions dans le blog -- j'aime votre approche -- basée sur le recul et le bon sens avant tout. Cette approche vous permet de décrocher en passant quelques superbes phrases synthétiques qui valent en générosité bien plus que certaines que l'on trouve néanmoins dans les dictionnaires de citations. Dans le cas de votre intervention à mon égard je me souviendrai de celle-ci:
"Seule la conscience résout les choses au long terme" (Lou)
Le jour où j'aurais d'autres interrogations, je n'hésiterai pas à vous les soumettre.
Encore merci!
Windy
Ecrit par : windy | mardi, 30 juin 2009
"Lou bon sens", ça me va Windy ! ;-)
Merci et profitez de votre creuset ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 01/07 | mercredi, 01 juillet 2009
Re-bonjour Lou!
Je ne pensais pas revenir à ton blog si rapidement. Deviendrait-on accro à Lou bon sens?
Ma question concerne ma fille (la plus jeune de trois) et moi.
Coodonnées de ma fille: née le 3 octobre 1990 à 14h40 à Luxembourg - elle vit à Luxembourg
Depuis 18 mois ma fille souffre d'attaques de panique (amas Neptune (dominante?) Uranus Saturne conjoint à l'Ascendant?), un peu partout mais surtout en classe et dans les transports - on dirait que c'est lié à la fermeture du lieu ou sa perception de la fermeture du lieu. Elle l'exprime et depuis un an elle travaille en groupe avec un "spécialiste" pour les "combattre" (entre guillemets ce sont des mots qui vient d'elle. En passant: je vais essayer de la convaincre de venir sur ton site elle-même, mais en attendant c'est à travers moi et pour moi).
Ce travail, même s'il a été très courageux et l'a fait voir qu'elle n'est pas seule à souffrir de ce genre de chose (et m'a permis de lui dire que moi aussi de temps à autre j'en souffre), n'a pas mené à l'éradication de ce mal - ce qui est son but à elle.
En ce qui me concerne, combattre nos peurs ne fait que les renforcer, il faut les écouter, accepter d'aller voir là où elles pointent du doigt et travailler plutôt sur ce qui nous insécurise au plus profond de notre être. Mais quand on a 18 ans et en plus que c'est papa qui dit ça... (petit bras d'honneur gentil et discret) ... et en plus je ne prétends pas avoir raison.
C'est pour cela que je suis amené à avoir confiance dans ce qu'elle décide de faire (c'était un long et dur travail sur moi pour y arriver mais j'y arrive grosso-modo).
Un problème: à mon avis ma fille est dépendante de sa mère (avec les années sa mère a noué un lien solide en sapant la confiance de ma fille en elle-même) en ce sens qu'elle se sent responsable des malheurs constants de sa mère et notamment d'être la dernière et donc celle qui va l'abandonner définitivement - donc elle fait des choses qui montrent à sa mère qu'elle ne l'abandonnera pas de sitôt, comme échouer à l'école (opposition Lune-Mercure?). C'est mon avis personnel en dehors de toutes considérations astrologiques. (j'ai quitté le foyer familial début 2001).
Hier ma fille m'envoie un texto qui me dit que vu l'aggravation de ses attaques de panique son médecin (un psychiatre) lui conseille d'aller "à l'étranger" suivre un autre programme. Elle me demande si je veux venir voir son psy pour en discuter (pas besoin d'autorisation parentale, elle est majeure).
Je trouve l'idée à la fois bonne (parce qu'elle sortira un peu de chez elle surtout) et mauvaise (parce que je ne suis pas certain que "combattre" la peur va arranger quoi que ce soit). Mais mon avis n'a aucune valeur par rapport à la vie qu'elle doit vivre pour elle.
Et voilà ma question: En tant que parent et en tant que père, j'ai pris de la distance émotionnelle par rapport à ma fille (de toutes mes filles, j'en ai trois) pour être sûr de lui permettre de vivre sa vie sans qu'elle ne me doive (notamment émotionnellement ) quelque chose. Ce lâcher prise est imparfait mais n'était pas violent et s'est réalisé en restant ouvert à ce qui (nous) arrive.
Cela dit, toutefois, j'en suis à me demander où est la limite, dans ce cas, entre lâcher prise et (l'aparence d') abandonner. Je lui ai dit que je suis prêt à rencontrer son psy, mais je ne sais plus trop où j'en suis en moi: dois-je exprimer mon point de vue au risque d'influencer ma fille ne fût que par le biais du rapport parent-enfant et père-fille que j'ai naturellement avec elle (voir notre discussion précédent et mon opposition Saturne-Lune) où serais-je mieux inspiré à tout accepter quitte à rester (comme d'hab) dans les parages en cas d'appel à l'aide de sa part?
L'appel à l'astrologue ici a surtout pour objectif de mieux comprendre ma fille, de voir plus clairement ses besoins, son bien réel à elle (et non ma projection de son bien). Elle a un sens et une motivation artistiques certains (arts de la (mise en) scène et du spectacle lié aux technologies modernes) et je vois de belles énergies entre son Soleil, Jupiter et Mars et, à terme, Pluton au MC. Mais elle n'a aucune confiance en elle et n'ose surtout pas rompre avec son milieu qui l'aiguille surtout vers l'administration, la comptabilité, le sérieux... (son côté lourdement Capricorne?). De plus, aurait-elle un carré de fait Saturne-Lune?? dans ce cas ton conseil me serait d'autant plus important.
Pourrions-nous échanger nos points de vues là-dessus?
Mille mercis!
windy
Ecrit par : windy | mardi, 07 juillet 2009
Bonjour Windy,
Je ne peux qu'adhérer quand vous dites que la pire des bêtises est de se battre contre ses peurs. Meilleur moyen de les renforcer, je ne connais pas...
Non, elle n'a pas un carré Lune (Poissons) - Saturne (Capricorne), par contre la Lune est parallèle à Pluton (Lune maître de 7).
Allons vite, vous êtes bien à l'aise pour la réflexion et la concentration dans votre creuset, je le sens ! ;-))
Voilà une Soleil-Venus Balance (le couple) carré à un amas-Asc Capricorne et trigone Mars Gémeaux. Sa "porte de sortie" lorsqu'elle est enfermée, c'est la fuite. Mais Mars est parallèle à Saturne et comme il y a beaucoup de Capricorne... la culpabilité, la responsabilité, etc.
Lorsque vous êtes parti, elle a vécu ça comment ? Elle a entendu quoi de la part de sa mère ? De vous ?
Dans quelle situation de couple à ne pouvoir ni rester ni partir s'est-elle elle-même trouvée, le savez-vous ?
Tout ce qui vous passe par la tête sur le couple qu'on quitte mais ne DEVRAIT pas quitter est bienvenu à son sujet pour faire avancer le schmilblick, y compris votre propre expérience ! ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 07/07 | mardi, 07 juillet 2009
Merci Lou
Hmm, couple? Y a jamais eu de problème de couple... ;-)
Bon sérieusement. Je vais tâcher de vous faire part de ce qui me passe par la tête en cette matière. J'essaierai d'être le plus bref possible ;-)
1. Ma fille a eu un copain (elle m'a raconté un peu et j'ai pu observer un peu directement) qui était tellement comme moi à son âge que j'en rougissais: Cancer aussi, avec une vie pénible à la maison, le garçon était "fermé" avait une image de m... de lui-même. Il se considérait comme un torchon. Ce qui était intéressant pour moi à observer c'était que ma fille ne voyait rien de tout ça et ne le traitait nullement comme un torchon. Le problème avec ce genre de "romantique" (mal luné dirais-je), (je puis en témoigner ;-) c'est que (a) il se dit victime d'une des pires injustices si vous faites comme lui, c'est-à-dire si vous le considérez comme un torchon et (b) il est capable de jeter sa veste é vos pieds sur une flaque d'eau et dès que vous marchez dessus vous accuser d'avoir sali sa veste expres. Ce qui devait arriver arriva, c'était devenu insupportable pour ma fille qui, à contre coeur (littéralement) a mis fin à la relation amoureuse, tout en invitant le garçon à poursuivre une relation amicale. Ma fille a été très bouleversée par son refus de poursuivre amicalement (son refus aurait été exprimé dans des termes qui niaient ce qu'ils avaient vécu ensemble). Une semaine plus tard elle était au lit parce qu'elle n'arrêtait pas de vômir, puis un mois au lit à cause d'une mononucléose, et puis commencèrent ses attaques de panique en classe (et l'école était donc aussi à l'eau). Je sais qu'elle a toujours douté d'elle et s'est toujours sentie coupable d'avoir pris la responsabilité de mettre fin à la relation.
2. Elle est avec un garçon maintenant qui est bien plus ouvert mais je ne sais pas encore comment leur relation marche de l'intérieur.
3. Ma séparation d'avec sa mère a été pour elle, comme pour sa mère et ses deux soeurs un véritable choc. Je l'ai su tardivement, car, contrairement à ses deux soeurs, elle ne l'a pas exprimé et a agi dans le sens contraire: alors que ses soeurs ont coupé les ponts, elle m'a accompagné tout le temps avec sourire, rires, partages et demandes de partages. Elle m'a aidé à décorer mon nouvel appartement, elle a accepté à voir la femme avec qui je comptais dorénavant partager ma vie etc... Je crois qu'elle était sincère, mais que quelque part en elle ne s'exprimait pas sa condamnation de ce que j'avais fait. Depuis nous avons eu des discussions franches et il devient évident qu'elle a vécu le fait que je me sépare de sa mère (qu'elle voyait comme "parfaite") comme une injustice, une trahison, une humiliation pour elle comme pour sa mère. C'était une chose qui ne devait pas se passer et j'en étais responsable. Jusqu'il y a peu en tout cas elle avait une grande colère en elle.
Quand je me suis séparé de sa mère, j'avais réuni tout le monde et j'avais "parlé vrai": je n'aime plus votre mère, que même si le couple ne va pas bien, c'était moi qui avais changé de point de vue et que, si nous étions restés 23 ans ensemble, je ne pouvais pas m'imaginer rester encore 23 ans et que de toute façon j'avais rencontré une autre femme mais je n'allais pas vivre avec elle en tout cas pas tout de suite. J'ai précisé que je ne les quittais pas elles, les enfants, que si elles voulaient venir avec moi elles étaient évidemment les bienvenues.
Mon ex a alors exploité à fond le rôle de victime -- jusqu'à présent, même si cela va un peu mieux, la mère se présente à ses filles comme une totale victime. Ma fille aînée, ayant des difficultés avec sa mère l'année dernière, est venue m'en parler et nous avons enfin eu une discussion en profondeur à ce sujet suite à laquelle elle me conseille d'expliquer mon point de vue à ses soeurs car il y a un gros "malentendu" qui persiste à ce sujet. Ce que je n'ai pas encore fait.
4. De l'interdiction de séparation: le choc qu'ont subi mes enfants et leur mère a été grandement créé par moi-même. En effet, suite à la séparation très violente de mes parents et dans des conditions des plus insécurisantes , j'ai, comme mes six frères et soeurs décrété un "plus jamais ça": l'interdiction de séparation. Pendant les 23 ans de relation, je n'ai cessé de me conduire et parler de séparation comme si en ce qui me concernait c'était totalement exclu quoi qu'il arrive. Dans ma tête c'était comme ça. Je ne l'ai jamais dit, mais mon comportement était sans ambiguité: je me sacrifierai pour ma famille jusqu'au bout coûte que coûte. Quand lentement mais sûrement je commençais à remarquer que la relation avec mon ex ne me convenait plus, qu'il n'y avait plus d'amour, que je ne me sentais plus respecté par elle comme homme et comme être humain, je n'avais pas eu le courage d'y mettre fin (la seule option possible pour que puisse me retrouver face à moi) et j'ai laissé traîner les choses. Une fois la séparation faite, c'est la mère qui a pris la relève pour enfermer les enfants dans ses bras en utilisant sa condition de victime.
4. Enfin, il y a un tabou transgénérationnel (j'ai fait la recherche) qui remonte à la grand-mère de ma mère: elle et ses trois soeurs avaient été abandonnées très jeunes par leur mère dans un orphelinat (père sans emploi, puis absent: aucun revenu dans cette Amérique profonde livrée aux Cowboys, aux gangsters et aux grands capitalistes miniers). Cette arrière arrière grand-mère à moi a donc décrété un "plus jamais ça" exigeant dorénavant une perfection divine des parents. Ma mère, qui a habité avec sa grand-mère a intégré cette injonction à fond et, le jour où elle n'est plus parvenue à la respecter (difficultés de couple), s'est séparée en accusant mensongèrement mon père de l'avoir abandonnée avec les enfants. Comme j'étais totalement identifié à mon père à ce moment-là, cela a fait que moi aussi j'avais totalement intégré l'injonction: ne jamais abandonner les enfants. Et j'ai quitté ma femme lorsqu'elle a commencé à essayer de faire croire à tout le monde que je n'étais jamais à la maison et que je ne m'occupais pas des enfants...
Bon, je vais m'arrêter là. Je ne relis pas. Voilà ce qui me passe par la tête pour le moment.
Très bonne fin de soirée Lou et merci pour tout
windy
Ecrit par : windy | mardi, 07 juillet 2009
Bonjour Windy,
Vous avez tout vu et tout dit !! Maintenant, vous n'avez plus qu'à "transmettre" à l'intéressée !
J'ajoute quelques mots pour compléter votre réflexion. Concernant le début de sa "somatisation", je dirais que votre fille expérimentait avec son copain la situation dans laquelle vous vous êtes trouvé : rompre même si "à contre-coeur" MAIS ce faisant, elle commettait ce pour quoi elle vous avait sévèrement jugé et détesté en votre temps.
Lorsqu'elle a fait cohabiter ces deux choses puissamment contradictoires en elle : vous imiter (pour que son inconscient tente de lui faire comprendre qu'on ne peut PAS rester quand on souffre et qu'il est des engagements forcés qui vous tuent à petit feu) ET vous condamner (même et surtout en ne l'ayant pas exprimé !), alors elle est tombée malade physiquement et psychiquement. Aucun organisme ne peut soutenir d'être ainsi écartelé entre deux "ordres" contradictoires.
N'ayant pas conscientisé son dilemme, partir ET ne pas partir, le droit de choisir librement ET l'interdiction de réaliser son choix, l'acceptation qu'une relation peut changer de forme ET que personne n'est est à condamner pour cela, le dilemme s'est installé sous la forme symbolique d'un danger. Et il l'est ! Se couper littéralement en deux comme ça peut mener à des dérangements psychiques graves.
La solution ? Elle commence par le fait qu'elle prenne conscience de tout ça, qu'elle vous comprenne, qu'elle se comprenne, qu'elle vous pardonne votre départ si c'est nécessaire, qu'elle se pardonne en même temps le sien, que vous leviez ensemble l'interdit barbare générationnel qui consiste à se ligoter à des situations morbides et sans amour, que vous acceptiez qu'un couple peut se séparer proprement pour que les enfants souffrent le moins possible et pourquoi pas, y trouvent leur compte, que vous réalisiez qu'une parole donnée est donnée à un instant T mais qu'on a le droit, le devoir, d'évoluer et d'avoir besoin d'autre chose à un instant U. Le mariage est un engagement HUMAIN, et comme tout engagement humain, il est soumis à erreur, inconscience, CHANGEMENT ! Ne pas accepter cela est pure folie.
Vous sentez-vous de transmettre vos réflexions et mes petits commentaires à votre fille autour d'une table ensoleillée dans votre creuset ? ;-)
Très bonne journée à vous aussi !
Lou
Ecrit par : Lou 08/07 | mercredi, 08 juillet 2009
Bonsoir Lou
Merci pour ces commentaires. Si je comprends bien, lorsqu'elle s'enferme, par les effets de son "interaction avec la vie", une double contrainte, surtout en matière de couple elle fuit dans l'imaginaire pour éviter la déchirure? Si c'est le cas, pensez-vous qu'un terrain de travail pour elle serait alors d'apprendre à (avoir le courage de) conscientiser cet enfermement?
Je viens de prendre r-v avec ma fille pour dimanche! Je lui imprimerai cet échange et on en discutera. Comme je suis adepte des rituels, même à "petite échelle" je lui proposerai donc un petit rituel (sympa) d'abandon de l'injonction transgénérationnelle -- ça ferait peut-être du bien aussi à toute la famille, ancêtres compris ;-))
Si vous n'avez rien contre, je vous tiendrai même au courant ;-)
Et, certes, mon creuset se ferait un plaisir d'accueillir cela!
Merci infiniment et bonne fin de soirée!
windy
Ecrit par : windy | mercredi, 08 juillet 2009
Bonjour Windy,
Il n'y a pas d'autre moyen de sortir de son état que reprendre consciemment le fil de son histoire et d'accepter d'y voir les déchirures justement ! Chaque crise est un évitement des vraies douleurs (votre départ quand elle est petite par exemple, le fait que vous l'ayez "abandonnée"). La crise fait "moins mal" que le mal "réel"... temporairement. Sauf que c'est une illusion et qu'elle nécessite de se maintenir dans l'illusion, de ne jamais être dans la réalité (ce que sait faire sa Lune Poissons bien sûr).
Très bien le rituel pour enterrer l'interdiction de changer et d'évoluer !
Vous avez dû entendre cette chanson de Christophe Maé, "On s'attache" ?
"Mais c'est pas pour autant qu'il faut
Qu'on s'attache et qu'on s'empoisonne
Avec une flèche qui nous illusionne
Faut pas qu'on s'attache et qu'on s'emprisonne..."
Très bon dimanche à vous deux ! Avec plaisir de vos nouvelles bientôt ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 09/07 | jeudi, 09 juillet 2009
Bonjour Lou,
Le rendez-vous avec ma fille s'est très passé. A ma demande, nous avons fait les mises au point très utiles concernant l'enfermement dans l'interdiction d'une séparation et sa nécessité, et ses effets déchirants sur le corps et le psychisme. Nous avons tout abordé, de son arrière-arrière grand-mère à son ami. Nous avons fait un petit "rite lâcher prise des sentiments de culpabilités" - en leur écrivant une phrase d'adieu sur un bout de papier en en lâchant les bouts de papiers dans un petit cours d'eau. La nature se débrouillera pour les apporter aux destinataires (vivants et décédés). Ma fille trouvait surtout la nécessité de ce rite concernant ses "responsabilités coupables" à l'égard de sa décision de se séparer de son ami il y a 18 mois. Et je pense qu'elle va réfléchir sur la somatisation qui l'a suivie.
Je vous remercie car suite à notre échange j'étais particulièrement serein.
Merci aussi pour m'avoir rappelé à la chanson de Chirstophe Mae -- dans ces cas j'ai plutôt tendance à pense à la chanson de Joe Dassin "ca ne va pas changer le monde" qui implique la même idée -- tout en faisant la promotion de l'astrologie ;-))
Ça va pas changer le monde
Que tu changes de maison.
Il va continuer, le monde,
Et il aura bien raison.
Les poussières d'une étoile,
C'est ça qui fait briller la voie lactée...
On s'est aimé, n'en parlons plus,
Et la vie continue.
Je ne vous lâche pas pour autant ;-) -- j'ai une petite question.
Vous avez souligné que ma fille a une Lune parallèle à Pluton. Je ne comprends pas ce que veut dire "parallèle" et donc pas l'analyse qui pourrait en suivre. Pourriez-vous m'expliquer cela brièvement?
Du creuset -- merci!!
Windy
Ecrit par : Windy | lundi, 13 juillet 2009
Bonjour Windy,
Très heureuse pour vous deux !
Il y a une question que j'aime beaucoup et qu'on devrait se poser plusieurs fois par jour : "pourquoi je pense ça ?". Toutes les familles sont fidèles à une pensée-racine, toutes. C'est comme le feu autour duquel chacun vient prêter serment de fidélité et celui qui rompra le serment sera banni du "clan". D'où la fidélité inconsciente et transmise de génération en génération.
Prenez le parallèle et le contre parallèle comme une conjonction. Tenez, j'ai trouvé ce lien qui vous explique bien la chose :
http://bernardlastrologue.blogspot.com/2009/01/le-parallele-de-declinaison.html
Chez votre fille, Lune Poissons, on voit que l'abandon et/ou la fusion sont porteurs de "mort".
Belle journée au creuset ! ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 13/07 | lundi, 13 juillet 2009
Lou,
Oui c'est une belle réflexion que vous faites-là -- j'ai personnellement fortement senti pendant des années cette menace d'être banni si je ne respectais pas le pacte générationnel (Saturne en maison 4...). Dans ce genre de transfert, la lettre devient l'esprit et l'esprit ne peut être respecté qu'à condition de vivre dans des dénis. J'ai été une éponge à dénis (... copain copain avec Neptune?).
Merci pour l'info sur le parallèle et contre parallèle. On découvre tous les jours...
Bonne nuit Lou et encore mille mercis!
Windy
Ecrit par : Windy | lundi, 13 juillet 2009
Bonjour Lou,
Je reprends contact avec vous, je dirais pour simplifier, concernant ma fille (3 octobre 1990 14h40 Luxembourg, anniv à Luxembourg).
La semaine dernière, à sa demande, elle, sa mère (qui est psy) et moi avons été voir le psychiâtre qui avait organisé des réunions de travail de groupe sur les attaques de paniques. Ma fille demandait (et demande toujours) d'aller suivre une thérapie "à l'étranger" pendant quelque temps. Pour cela nous sommes maintenant en attente d'une décision de la sécurité sociale pour un remboursement éventuel.
Durant cette entrevue, j'ai pu observer à nouveau ce que j'identifie comme une dépendance profonde et réciproque entre ma fille et sa mère. Je peux me tromper bien évidemment et ne voir que ce que je veux voir. Mais la première demande de sa mère était un anti-dépresseur pour sa fille pour résoudre ses (=la mère) problèmes quotidiens liés aux attaques de panique (toujours sur la brèche pour aller la chercher, pallier aux refus de se déplacer...). J'avais l'impression qu'elle (la mère) demandait au psy (de sa fille) de régler ses problèmes quotidiens (à la mère) en administrant un anti-dépresseur (à sa fille). Pour moi, la fusion était évidente (mais je suis prêt à admettre que je me suis leurré). Par ailleurs, quand le psy a dit "ok pour l'anti-dépresseur si vous y tenez absolument" et que j'ai signalé à ma fille les problèmes d'abus et de dépendance liées à une prise d'anti-dépresseurs (simple info que le psy a confirmé), ma fille a dit qu'elle confierait à sa mère les médicaments et lui demanderait un comprimé chaque fois que cela était "absolument nécessaire". Ce qui me confirme dans mes observations.
Hier soir j'en ai parlé avec sa mère (22 mars 1956, 08:00 (je pense) Luxembourg, anniv Luxembourg) qui m'a demandé et re-re-re demandé des conseils concrets pour la délivrer du carcan quotidien dans lequel elle se trouve avec ma fille. Elle (la mère) est convaincue que ma fille est malade mentale et la laisser se débrouiller seule (c'était une partie de ma réponse) serait non-assistance à personne en danger. Cela m'a donné l'occasion de raconter des épisodes du passé montrant comment elle (la mère) a systématiquement sapé la confiance en et de ma fille depuis le jour de sa naissance (avant même que le cordon était coupé, la mère avait décrété que le bébé était bleu, ce qui n'était pas vrai, j'étais là, et a gardé cette projection de fragilité -- pour ensuite préserver la "petite" de tout échec. Aujourd'hui ma fille perçoit sa mère comme une immense déesse de perfection)
Personnellement je ne sais plus qui est vraiment en danger tant j'ai l'impression que l'une se "soigne" par l'autre en prenant responsabilité aussi de la vie de l'autre, dans un total manque de confiance réciproque... ???
Par ailleurs la mère se plaint que ma fille ne s'intéresse à rien, est paresseuse à l'extrême, refuse de travailler pour l'école (elle a deux examens à refaire en semptembre ce qui ne illustre mal ses grands progrès en matière scolaire ces derniers mois) et traîne à la maison. (quand ma fille est chez moi je ne la vois pas du tout s'intéressant à rien, au contraire...)
J'ai aussi répondu que, selon mon expérience personnelle, tout travail purement sur soi ("indépendamment" de l'autre) peut parfois lancer les rouages de son entourage dans le "bon sens" aussi. Mais, comme souvent quand j'évoque les bienfaits d'un travail sur soi, elle m'a répondu que bien sûr qu'elle fait tous les jours un travail sur soi -- la degré profondeur réelle (impliquant souvent de se mettre à nu face à ses "démons" et de mettre ses "démons" à nu face à soi) du travail n'est pas comprise du tout.
Ma question: Je me sens "quelque part" "trop" observateur dans cette histoire alors que je sais que je suis acteur à part entière. Mais je n'arrive pas à cerner là où j'ai à travailler. Je sais que très souvent je pèche par manque de courage, lâcheté, timidité face à mes responsabilités, mais là je vois pas. Je tiens mes rêves à l'oeil dans l'espoir d'y voir. Et quand j'ai une légère lame de fond furtive qui me traverse l'estomac j'essaie de la saisir pour pouvoir l'observer (par la méditation principalement). Mais je n'arrive pas à saisir ce quelque chose que je ressens comme une anguille (ou une savonnette) psychologique en moi. Je me permets donc de vous demander si vous ne pourriez pas, avec ce jeu de quilles astrologique triangulaire (mère-fille-moi), m'envoyer tout ce qui vous passe par les cartes. Brièvement en vrac c'est ok évidemment. Ou bien une "simple" observation suffirait aussi bien évidemment (je fais confiance à la synchronicité) On ne sait jamais que cela pourrait me mettre sur une piste.
Merci!
Windy
Ecrit par : Windy | mercredi, 22 juillet 2009
Bonjour Windy,
Essayons... mais d'abord un flot de questions pour vous parce que je regarde vos thèmes et ce sont celles qui me viennent (si vous voulez les indicateurs astro, demandez bien sûr).
Que diriez-vous de Dame Parfaite ? Elle a accepté votre départ ou toujours pas ? Elle a refait sa vie ou elle est toujours accrochée à vous ?
Est-ce que sans "le problème" de votre fille, vous vous parleriez et vous verriez encore ?
Dans quel pays "étranger" votre fille veut-elle aller faire sa thérapie ? Est-ce un pays en lien avec vous (son père) ?
A tout à l'heure,
Lou
Ecrit par : Lou 22/07 | mercredi, 22 juillet 2009
Bonsoir Lou,
Réponses à vos questions:
Mon ex a-t-elle accepté mon départ? Toujours accrochée à moi? Difficile à dire. Oui et non. Elle sait que la séparation est définitive en ce qui me concerne et elle l'accepte intellectuellement. Emotionnellement j'ai encore des doutes, avec les quelques retours que je reçois encore parfois. Quand j'ai dit que j'avais donné rendez-vous avec sa mère (premier vrai face à face depuis 4 ans), ma fille ainée a dit tout de suite que s'était bien parce que cela permettrait à sa mère de faire encore le deuil qui n'était pas tout-à-fait terminé.
C'est un fait qu'elle s'accroche toujours à quelque chose. Je sais qu'elle a tendance à -- "déprimailler" -- encore chaque année au jour anniversaire de l'annonce de mon intention de me séparer (début 2001). Je pense qu'elle s'accroche encore à quelque chose lié à la relation (23 ans) sans vraiment s'accrocher à moi. J'aurais tendance à dire qu'elle s'accroche beaucoup à son état de "victime" mais bon c'est ce que je ressens, c'est ce que j'entends encore ça et là. Je l'ai entendu dans son discours l'autre jour encore (mais tout ça, vous comprenez évidemment, c'est du subjectif de chez subjectif) A-t-elle refait sa vie? Un peu mais je suis toujours frappé par tout ce qui est resté inchangé dans la maison après tout ce temps (80% je dirais). Elle n'a pas d'autre compagnon mais elle en a eu.
Sans le "problème" de ma fille, nous nous verrions très peu (et nous nous serions très peu vus au cours de ces sept dernières années): aux anniversaires des trois enfants surtout. J'ai toujours senti que ma fille "servait" de lien entre sa mère et moi et j'avais toujours le sentiment que sa mère surfait là-dessus aussi. Ce qui m'a mis mal à l'aise beaucoup pendant longtemps.(j'ai appris depuis 2004 que j'avais incrusté en moi une vraie paranoia à l'égard des femmes de mon entourage familial que je percevais se liguer contre moi (avec deux soeurs aînées très brillantes) -- Avec mon travail sur la récupération de cette part d'ombre (avec l'aide aussi de l'astrologie), cette paranoia semble s'être, disons, désintégrée. Mais peut-il y avoir des restes encore inconscientes qui tordent ma perception et la description que je fais ici? Je reste attentif, car je crois que c'est possible même si sincèrement je ne la ressens pas). Ma fille sait elle aussi que nous ne nous remettrons jamais ensemble (je lui ai dit que si on allait manger ensemble elle ne devait pas conclure qu'on allait nous remettre ensemble et sa réaction était clairement "papa tu ne dois pas me dire ça, je le sais bien!").
Il faut savoir que la communication entre sa mère et moi était devenu insupportable pour moi. Il y a 4 ans j'ai décidé de ne plus traiter qu'avec les enfants directement, sans jamais passer par leur mère. L'effet pervers de cette décision fut que pour communiquer avec moi, le seul canal ouvert à mon ex était concernant et via les enfants, et notamment la plus jeune.
Sans les enfants nous nous verrions et parlerions très peu, peut-être plus du tout parce que j'aurais coupé toute communication directe, trouvant que notre communication faisait plus de dégats qu'autre chose.
Depuis lors j'ai pu conscientiser bien des choses en moi, et notamment pourquoi la communication m'était devenue insupportable. Et j'ai finalement rouvert le canal directe cette semaine parce que je sentais que j'avais quelque chose à lui dire et que je pouvais dorénavant écouter tout ce qu'elle avait à dire quoi qu'elle dise avec une réelle acceptation sans effort et sans devoir scanner son discours à la recherche de douleur, d'injustices, de manque de respect ou de que sais-je de déclencheur d'émotions non résolues en moi. Donc le dialogue est rétabli je pense, mais ça restera sans doute exceptionnel... sauf lorsque ma fille (ou les enfants en général) est impliquée.
Ma fille a parlé d'aller à l'étranger parce qu'elle a une copine qui a suivi un programme anti-attaques de panique en Allemagne et qu'elle était revenue "vraiment mieux". Donc elle pensait plutôt à l'Allemagne. Je ne vois pas de lien direct avec moi (j'ai bien des ancêtres Allemands ;-) J'ai été frappé par cette demande, vu que par ailleurs elle est collée à sa mère et qu'elle a peur de voyager. L'Allemagne est aussi étrange parce qu'elle s'exprime moins facilement en allemand qu'en français.
Ce flot cela répond-il bien au vôtre?
Bonne soirée
Windy
Ecrit par : Windy | mercredi, 22 juillet 2009
Oui, merci ! C'est toujours très clair avec vous ! ;-) A tel point clair que je me demande si vous avez besoin de mon regard, peut-être juste que je le conforte ? ;-))
Je pense que votre fille SAIT que vous ne vous remettrez pas ensemble, votre ex-femme et vous, mais qu'elle VIT mal votre séparation, nous en avons parlé. Si elle n'était pas "malade", vous et sa mère ne communiqueriez plus du tout. Parce qu'elle est "malade", son père est présent, attentif, et ses parents sont même réunis. Sa "maladie" vous réunit tous, voilà la réalité...
Ce n'est pas "une ligue" consciente, c'est totalement inconscient de la part des deux c'est certain !
Alors laissez faire l'Allemagne et tout ça, abondez dans son sens pour ce voyage puisqu'elle y tient, et observez comment elle va vivre cet éloignement de sa mère, ce que fera la mère en son absence et comment se fera le retour ! Ça va être passionnant ! ;-) Quand part-elle ?
Bonne soirée ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 22/07 | mercredi, 22 juillet 2009
Bonjour Lou
Merci pour ces éclaircissements -
Concernant le voyage de ma fille en Allemagne, on est en attente d'un feu vert imminent de la sécurité sociale, comme il semble qu'une partie des frais pourra être remboursée. On imagine que cela se passera fin août.
Je vais observer tout ça et vous tenir au courant.
Il est vrai que lorsque vous posez les bonnes questions tout semble devenir clair pendant que j'y réponds. Le tout c'est de poser les bonnes questions, car sinon tout n'est que nébuleuse dans ma tête. Or, j'ai déjà pas mal de difficultés à savoir ce que je cherche dans ma carte du ciel, en combiner trois, j'ai l'impression d'être comme devant des milliers de questions à poser mais sans intuition sur lesquelles seraient plus pertinentes à priori. En fait, c'est comme si malade, j'allais chez le médecin sans idée de ce que j'ai et le médecin m'écoutant me pose la question: "vous avez mal à la gorge?" et là subitement, poussé à réponde, je rends compte que j'ai une pharyngite.
Syndrome sans doute dû à la présence massives de planètes en territoire aquatique ;-)
L'idée de ma question était basé sur le fait que j'utilise maintenant systématiquement les événements extérieurs qui me troublent comme indicateurs de quelque chose en moi de non-résolu. Je pense que les troubles les plus facilement accessibles sont réglés en ce sens que j'en suis au moins conscient. Mais dans ce cas-ci, je me dis que voilà une situation qui perdure, me revient sous divers angles et pourtant je ne vois pas vers quoi cela pourrait pointer en moi. Et de me questionner sur pourquoi je ne vois pas, sur la possibilité que ce soit tellement profond que je me protège... Dans ce cas j'aimerais ne pas passer à côter. Je me disais dans ce cas que peut-être quelques indices astrologiques pourraient pointer plus clairement.
Bref, comme dans ce contexte-là vous n'avez pas remarqué non plus des indices mêlées à cette situation qui pointeraient à une part d'ombre en moi, je vais laisser tomber ma vigilance à cet égard et faire exactement comme vous le suggérez.
Je vois que vous avez beaucoup de boulot aujourd'hui ;-))) alors je vais vous remercier très vivement en vous souhaitant une excellente journée.
Windy
Ecrit par : Windy | jeudi, 23 juillet 2009
Bonjour Wndy,
Vous avez parfaitement raison de vous poser la question de ce que veut vous dire ce qui se passe "à l'extérieur". Je dirais même que l'extérieur sert à cela !
"La part d'ombre" qui est activée en vous par les deux femmes, ça ne peut être que la culpabilité vis-à-vis de votre fille et du serment "générationnel" qu'on ne se sépare pas "pour les enfants". What else ? Donc est-ce que vous avez "mauvaise conscience", est-ce que vous sentez ça dans votre ventre quand votre fille parle de sa "maladie" et sa mère de sa fatigue à gérer cela seule, que c'est trop dur, qu'elle s'en sort pas, etc ? Car elle vous le dit, et même empire la situation, pour une raison évidente de culpabilisation envers vous, alors quel est donc votre ressenti ?
Très bonne journée à vous aussi ! ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 23/07 | jeudi, 23 juillet 2009
Je n'ai pas de mauvaise conscience, ni à l'égard de mon ex ni à l'égard de ma fille. Je sais au fond de moi que je donne ce que j'ai, et que j'aide selon mes capacités. Que je culpabilise ou non ça ne changera rien, sauf qu'en ne culpabilisant pas, en ne mettant pas en scène une tragédie personnelle, je pense avoir une attitude plus saine (adulte?).
Bien sûr toute situation qui nous confronte avec ses valeurs et ses limites suscitent une questionnement intérieur, voire une remise en question, voire des montées d'émotions. Tant mieux, puisque tout ça peut aussi être recycler comme carburant pour avancer vers soi. Raison de plus de ne pas les fuir dans la peur et la culpabilisation.
Il me faut parfois un peu de temps (une heure, maximum une demi journée) pour identifier un éventuel déraillement dans l'ornière de la culpabilisation. Je travaille alors dessus cherchant si cela ne cache pas soit une vraie faute de ma part (à réparer si possible) soit alors quelque chose de l'enfance de non résolu et que je n'avais pas encore repéré. Juste après ma discussion avec mon ex l'autre soir cela est venu légèrement (sous forme de légère lame dans l'estomac). Le temps de rentrer chez moi et c'était parti tout seul. Donc je n'ai pas pu/dû travailler dessus.
Je finis par ressentir même de la compassion (vraiment) pour des gens, comme mon ex, qui "pensent" trouver du bonheur en culpabilisant, car il doivent être encore tenus par une réelle souffrance, et je sais trop ce que cela veut dire.
Vous m'auriez posé ces questions, ou à mon entourage, il y a encore 3 ans... ;-)
Merci Lou, cette discussion m'a beaucoup aidé, confirmé sans doute, mais la confirmation d'une perception peut être une aide vachement précieuse.
mille mercis et à la prochaine ;-)
Windy
Ecrit par : Windy | jeudi, 23 juillet 2009
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