mardi, 23 juin 2009
Claire

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Commentaires
Bonjour Lou, Je m'appelle Claire, je suis née le 8 Oct 1957 à Toulon. Je connais l'astrologie. Je m'y suis intéressée il y a maintenant 25 ans en prenant pendant deux ans des cours avec un astrologue de ma ville.
J'ai été mise en relation avec vous par Vanille. Merci pour toutes vos réponses et votre disponibilité.
Je viens de traverser une période difficile marquée par de nombreux deuils dont mon papa et par la maladie. Ceci m'a mise face à l'idée de ma propre mort ou plutôt face à quelque chose qui est en moi qui fait que j'accompagne l'autre jusqu'aux limites les plus repoussées que je peux (ceci m'était déjà arrivé au moment du décès de ma tante en 97, pour laquelle j'avais beaucoup d'affection). Je vous précise que je suis infirmière et que j'ai orienté mon intérêt dans ce métier vers l'accompagnement des personnes en fin de vie. Il en résulte que j'ai le sentiment d'"absorber" le mal d'autrui. Dernièrement avant ces trois dernières semaines que j'ai passées sur le chemin de St Jacques de Compostelle, j'étais comme engloutie par l'idée et la peur de ma mort imminente. Je reviens de ce périple avec le sentiment de m'être battue avec moi-même et d'en ressortir non pas morte mais transformée.
Je m'interroge aujourd'hui sur le sens de ces transformations. Je me tiens en outre à un carrefour à la fois professionnel, changement de lieu de vie, engagement amoureux...
Je vous remercie par avance de votre gentillesse.
Claire
Ecrit par : Claire | mardi, 23 juin 2009
Bonjour Claire, bienvenue :-)
Vanille m'avait donné 19h 30 pour votre heure de naissance, vous confirmez bien ?
Vous avec vécu et vivez encore l'opposition de Saturne à votre Lune Noire Poissons. Je ne pense pas que vous "absorbez" le mal des autres (contrairement à une idée reçue ce n'est pas si "facile" !), c'est plutôt que vous avez une brèche autour de la mort inconsolée d'une personne, et que vous la "rouvrez" quand vous faites une expérience qui tourne autour de cela. Vous avez choisi votre voie personnelle en fidélité à cette mémoire. Mais comme vous ne "sauvez" pas la personne, vous perdez de l'énergie à chaque fois.
Il s'agit d'un décès que vous avez, in utero ou à votre naissance, "mémorisé" et dont vous prenez le relais. Bien sûr, s'il s'agit d'un "amoureux" ou d'une "amoureuse" caché(e), ou d'un avortement qui vous aurait précédée, peut-être que le secret est bien scellé. Mais ce que vous avez besoin d'apprendre, vous l'apprendrez. Commencez par chercher qui était très malade quand votre mère était enceinte.
Bien amicalement,
Lou
Ecrit par : Lou 23/06 | mardi, 23 juin 2009
Un grand merci pour votre réponse, Lou.
Je vous confirme que mon heure de naissance est bien 19H30.
Ma maman a fait avant moi une grossesse extra-utérine, ce peut-il qu'il s'agisse de cela?
Si "j'ai choisi ma voie personnelle en fidélité à cette mémoire" dois-je désormais rompre celle-ci? Ou est-ce juste, que je me sois orientée vers cet aspect de la vie qu'est la mort?
Cette mort que j'ai mémorisée ou maladie peut-elle se trouver du côté de mon papa éventuellement?
Amicalement Claire
Ecrit par : Claire | mardi, 23 juin 2009
Si votre maman en a conçu un grand chagrin où si la grossesse a mis sa vie en danger, ça peut avoir un impact sur la façon dont elle vécu ensuite votre conception, oui bien sûr.
Oui, ça peut venir du côté de votre père puisque c'est un événement qui a touché votre "foyer".
Cette "mémoire" n'est pas un hasard, si elle est vôtre. Elle vous a inconsciemment poussée dans votre voie parce que c'est ce que vous aviez à "travailler" (Neptune-Noeud Nord Scorpion). MAIS ce qui n'est pas juste c'est que votre "accompagnement" se transforme en "combat" personnel inconscient ! Là, vous ne pouvez que vous épuiser.
Aucune voie "d'aide" n'est mauvaise mais la façon de la parcourir peut l'être et même être dangereuse si l'on y projette inconsciemment un projet personnel de "sauveur". C'est clair pour vous ce que je dis ?
Bien amicalement,
Lou
Ecrit par : Lou 23/06 | mardi, 23 juin 2009
Bonjour Lou,
Merci de tout coeur pour la réponse que vous m'avez adressée. Je me suis laissée "bousculée" par votre réponse et commence à y travailler, à en entendre le sens.
Je souhaiterais demeurer soignante (mon métier est infirmière) mais je suis à l'heure actuelle comme parvenue au bout de l'exploration de ce métier en temps que tel. Serait-ce la bonne période pensez-vous pour envisager un nouvel apprentissage?
Je voudrais, en essayant de le dire avec mes mots, tenter de soigner, de panser désormais plutôt l'âme que le corps, guider les êtres à s'"habiter d'eux même le plus complètement possible; les aider à fleurir". Je suis par ailleurs dans une démarche spirituelle commencée il y a environ une quinzaine d'années pour accompagner de mon mieux les personnes en fin de vie. J'aimerais vraiment à présent aider plutôt à la Vie.
Y aurait-il un domaine dans lequel je pourrais exprimer de mon mieux le soin à l'autre, autrement que par une technique médicale?
Un grand merci. Je vous souhaite une bonne après-midi. Bien amicalement. Claire
Un grand merci Lou
Ecrit par : Claire | lundi, 29 juin 2009
Bonjour Claire,
En effet, pour la prochaine rentrée, vous pouvez vous remettre en apprentissage. Votre prochaine RS à partir d'octobre est Lune Gémeaux (études, apprendre, etc) et il y a une maison 3 très remplie (même sens).
Vous ne souhaitez pas du tout accompagner les mourants ? (je veux dire à la façon de Marie de Hennezel). Vous écrivez "aider à la Vie" avec un grand V, alors je me permets de vous poser la question parce qu'on pourrait discuter de quel côté" est "la Vie", vous voyez ?... ;-)
Vous trouverez toute seule la réponse et donc la formation qui vous va bien quand vous saurez ce que vous mettez dans "aider à la Vie", c'est aussi simple que ça il me semble. Posez-vous tranquillement la question : si vous demandiez à quelqu'un de "VOUS aider à la Vie", qu'attendriez-vous de lui ?
Très amicalement,
Lou
Ecrit par : Lou 29/06 | lundi, 29 juin 2009
Bonjour Lou et bon dimanche :-)
Je ne connaissais pas Marie de Hennezel; merci de me la faire connaître. J'ai plutôt lu et dévoré Elisabeth Kübbler-Ross.
Je pense qu'au fond de moi je ne renonce pas totalement à accompagner les personnes en fin de vie. Je me dis même parfois que je devrais aller plus loin sur ce chemin. Depuis environ quinze ans j'ai pas mal recherché et travaillé dans ce domaine. Au départ je me suis rapprochée d'un groupe agrégé par Sogyal Rimpoché (Le livre tibétain de la vie et de la mort) sur l'idée de créer dans son monastère de Léra Bling une unité de soins palliatifs, où accompagner les personnes en s'appuyant sur les pratiques spirituelles. Nous réfléchissions ensemble sur "ce que l'on peut faire quand il n'y a plus rien à faire". Comme la dimension spirituelle s'imposait tout naturellement et que nous pouvions en outre l'aborder sans tabou, de même que la mort, cela m'a libérée de mes peurs et d'un d'un isolement. Sans compter ce que la mise en commun des expériences peut enrichir considérablement les pratiques de soignants. Véronique Blanchet animait ces réunions. Ce projet n'a pu être mené à terme, mais cependant un lieu d'écoute pour les malades et familles a été créé.
Avec tous ces décès dans mon entourage et surtout celui de mon papa je ne me sens pas de me tourner vers ce domaine dans le cadre d'un "soigner autrement". Peut-être est-ce trop tôt.
Merci de m'avoir souligné le V majuscule ;-) Je crois que la mort est profondément dans la Vie, indissociable d'elle. J'ai en fait beaucoup de bonheur à accompagner les personnes à être ce qu'elles sont vraiment au fond d'elle même. Dans ce cas je me sers en moi des mêmes choses que lorsque j'accompagne quelqu'un dans la mort. Je vais laisser tourner tout cela Lou. L'été et tous ses projets va certainement me guider. Peut-être ai-je, pour trouver ce chemin, besoin de d'abord mourir à une partie de moi-même.
Je me sens comme un peu comme entre deux mondes, entre deux êtres...
Connaissez-vous Christiane Singer? Son dernier livre "Derniers fragments d'un long voyage"? Un beau message sur Vie et mort, Beauté et spiritualité.
J'ai envie de vous faire partager quelque chose qui m'est arrivé de bon hier. Je me trouvais avec Hervé à Foix pour une conférence concernant notre dernier livre. J'avais visité avec mes parents, toute petite, le château de cette ville. Le guide nous avait montré les oubliettes. Ma mère m'a dit en sortant: "Si tu n'es pas sage je te mettrai dans les oubliettes". J'ai toujours été sage et cette menace m'a terrifiée. Elle était injuste et effrayante. Hier au téléphone, lui ayant dit que je me trouvais à Foix, elle m'a reparlé de cet épisode en s'excusant, ainsi que d'un autre où elle m'avait laissé croire qu'ayant oublié le pique-nique, c'était moi qui allais être mangée. J'ai osé lui dire que oui en effet, j'avais été traumatisée par ces deux situations. Elle m'a alors dit " Tu sais j'étais jeune. On ne réalise pas forcément ce que l'on fait à cet âge."
Entendre ma mère, dont j'ai toujours eu si peur, m'avouer cette faiblesse, m'a comme délivrée du poids d'une terreur, car enfant elle me terrorisait littéralement. Pour moi ce qui s'est passé est comme un cadeau de la Vie. Croyez-vous que je puisse espérer connaître avec elle un sincère rapprochement?
Tiens, il me vient une réponse à la question: si quelqu'un m'aidait à la Vie, qu'est-ce que j'attendrais? Je crois qu'il m'aide à garder l'espoir que la Vie est généreuse à condition de ne pas lui tourner le dos, de répondre oui à son appel, que jusqu'au bout rien n'est jamais perdu ni définitif, qu'il faut vivre jusqu'au bout sans renoncer à ce qui pourrait nous "guérir".
Merci encore de votre écoute et de vos conseils. Je les laisse tourner dans le sens qu'ils veulent et me désinstaller. A tout bientôt Lou et encore bonne fin de dimanche :-))
Bien amicalement Claire
Ecrit par : Claire | dimanche, 12 juillet 2009
Bonjour Claire,
Je me doutais bien, vu votre parcours, que vous connaissiez Elisabeth K.R. Et oui, j'aime beaucoup le sourire et la lumière de Christiane Singer que j'ai déjà citée sur ce blog pour faire connaître la très belle personne qu'elle était. Il y a beaucoup de vidéos d'interviews d'elle sur le net, je passe ce lien, pris au hasard qui n'en est pas un, sur le sujet important qu'est la liberté d'avoir sa propre quête spirituelle loin des dogmes classiques.
http://www.youtube.com/watch?v=XqccW_JikD8
L'histoire des oubliettes et du pique-nique est très belle et votre conclusion l'est tout autant, tant qu'il y a un souffle de vie, et même au-delà, rien n'est jamais "perdu" pour la guérison et la réconciliation. Cela me fait penser au fait divers d'il y a quelques jours, dont vous avez peut-être entendu parler, concernant cette dame de 61 ans tombée dans un précipice lors d'une randonnée en montagne, demeurée là durant onze jours et qui, tous les matins, étalaient ses affaires sur les roches autour d'elle pour être repérée par les hélicoptères. Et puis un matin pas comme un autre, le ciel l'a repérée ;-) On peut, sans prendre trop de risque, penser qu'une des leçons de sa vie était justement celle de ne jamais lâcher l'espérance, jusqu'au bout.
Moi dans cette histoire, ce qui m'a intéressée symboliquement c'est qu'elle montre qu'il est impératif de faire SA part de chemin (dans son cas, placer tous les jours ses vêtements clairs bien en vue malgré les douleurs et la faim), en d'autres termes ne pas tout attendre des autres et du "ciel". Vous l'avez fait en téléphonant à votre mère tant redoutée depuis Foix... dont le nom était prédestiné évidemment ;-)
Vous avez fait un beau cadeau à votre maman... Vous pensez qu'elle vous en a fait un et c'est vrai aussi. Mais celui qu'on libère d'une culpabilité retrouve le chemin de la Vie, puisque telle est votre quête. Si vos filles ont aussi tu quelque erreur que vous auriez commise, même à votre insu, demandez-leur de vous faire le cadeau de vous le dire afin que vous puissiez, en conscience, vous en excuser auprès d'elles. Ainsi la boucle du processus est bouclée et vous leur transmettez quelque chose de VIE-tal : ce qu'on reçoit comme leçon de la vie, il faut la re-donner, c'est comme dans un sport collectif, ne pas garder la balle pour soi si l'on veut que l'équipe gagne ;-)
Très amicalement, bon dimanche à vous aussi et buena fortuna pour votre livre ! ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 12/07 | dimanche, 12 juillet 2009
Chère Lou,
Nous avons consacré l'épilogue de notre livre à un hommage à Madame Singer. Un véritable hommage du cœur tant nous avons été profondément touchés par son dernier livre. Merci pour le lien :-)) La découvrir en train de s'exprimer ajoute encore à la grâce qui émane d'elle.
En terminant de vous lire hier, j'ai bien sûr pensé que ce qui s'était passé avec ma maman pouvait résonner sans que j'en parle, en mes deux filles. Depuis leur naissance j'ai beaucoup veillé à laisser libre, sans que cela dérive vers un "copinage démagogique", le droit de me faire part de ce qu'elles pourraient vivre comme une douleur dans l'éducation que je leurs proposais. Je ne voulais pas reproduire sur elles cette terreur que j'avais de ma mère, et surtout j'avais besoin de donner mes câlins, mon amour naturellement, sans que ceux-ci soient repoussés (ma maman me chassait dès que je m'approchais). C'est mon papa qui apportait la tendresse. Mes filles et moi avons connu donc beaucoup de discussions, de prises de becs, de complicité, d'échanges. Je les ai mise très tôt au courant de la difficulté qui existait entre ma maman et moi. Elles ont été aussi témoins de sa froideur et de sa dureté à mon égard. Notamment lors de la maladie de mon papa et le jour des obsèques où elle m'a donné à plusieurs reprises des coups de coude dans le flanc pour que je cesse de pleurer... Elle a été par ailleurs une super-grand-mère que mes filles adorent.
Je vous raconte tout cela parce que voici ce qui est arrivé ce matin: ma plus jeune fille, Alice, née le 31 mars 1982 à 9h20 à Rochefort sur mer (17) m'annonce qu'elle a de fortes angoisses. Ce ne sont pas les premières, elle ne mange jamais par exemple sans une bouteille d'eau près d'elle pour pouvoir calmer son angoisse de mourir étouffée en mangeant, alternant une bouchée et une gorgée d'eau. Par ailleurs elle court en permanence les docteurs, ayant toujours peur d'avoir une grave maladie. Ses relations amicales tournent souvent au "vinaigre" même quand elles débutent de façon très positives. Elle est professeur de lettres, jolie, mais ne parvient pas à avoir un copain. Elle a plein de qualités mais souvent elle ressemble à un oursin. Les vacances la renvoient à elle-même semble-t-il et donc : montée des angoisses. Par ailleurs son papa vient la voir le 23 juillet. Cet homme a un comportement pervers avec ses filles, tentant de les diviser, ayant disparu sans un mot ni aucune nouvelle du jour au lendemain pendant 5 ans. Aux dires de mes deux filles elles auraient vécu durant son droit de garde dans une ambiance incestuelle, avec livres pornographiques dans les toilettes, allusions obscènes, scènes exhibitionnistes entre lui et sa compagne...etc Ma fille m'a dit ce matin qu'elle ne voulait plus le voir et qu'elle allait le lui écrire. Ma fille aînée, Emilie, a déjà fait cette démarche et dit qu'après avoir longtemps vécu avec un sentiment de salissure, elle a pu à partir de là commencer à se construire. Alice, dont il est question ici, m'a dit qu'elle avait à présent envie de ne plus faire semblant avec son père, de lui dire sa vérité et que s'il ne lui demandait pas pardon elle ne le verrait plus. Qu'en pensez-vous? Comment peut-elle lutter contre ses angoisses et où s'enracinent-elles? Je lui ai dit que si quelque chose entre elle et moi était tu, elle pouvait m'en parler. Elle m'a répondu: "Tu sais bien qu'avec toi maman on a toujours parlé!"
Je me demande aussi bien sûr si Alice n'a pas pris comme moi le flambeau de cette fidélité à une personne morte. Si oui comment puis-je de mon côté, en agissant sur ma propre histoire, en faisant MA part, l'aider à se libérer?
Chère Lou, un proverbe indien dit: "Ce qui n'est pas donné est perdu", petit frère de celui que vous m'avez écrit: "Ce qu'on reçoit comme leçon de vie, il faut le re-donner". Merci pour tous ces liens vivants que vous faites et fort pertinents ;-))
Croyez-vous qu'il y a un lien, invisible entre cette libération que ma mère a opérée sur moi et cette décision d'Alice de se positionner par rapport à son père. D'un autre côté est-il possible de connaître à l'étude astrologique l'origine de ses angoisses ?
Je vous souhaite de tout cœur un très beau bal du 14 juillet :-)...dans les étoiles bien sûr! Bien chaleureusement. Claire
Ecrit par : Claire | mardi, 14 juillet 2009
Bonjour Claire,
Vous voulez bien m'éclairer un peu ?...
Vos filles n'ont jamais évoqué ce qu'elles vivaient chez leur père quand elles en revenaient, elles n'en ont parlé que récemment ?
Vous vous êtes séparés en quelle année avec leur père et que viviez-vous quand Alice s'est annoncée, vous avez une Révolution Solaire bien compliquée en 81-82 ? Vous pouvez me donner les coordonnées de naissance de votre ex-mari ?
Bonne soirée ! Sans pétarade j'espère pour vous ! ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 14/07 | mardi, 14 juillet 2009
Bonjour Lou,
Oui, mes filles ont évoqué ce qu'elles vivaient chez leur père. Cela a commencé par des plaintes sur la façon dont elles étaient accueillies, ou plutôt mal accueillies. Ceci s'est affirmé nettement quand il s'est mis en ménage avec sa seconde épouse. Elles, ainsi que les enfants de cette femme étaient tout bonnement exclus de la relation du couple. Ils se retrouvaient des poids... J'en passe bien sûr sur l'abject du comportement de ces adultes.
A l'époque j'étais tenue de laisser mes filles aller chez leur père ( et du reste malgré les difficultés et avec culpabilité elles souhaitaient y aller), par un jugement de divorce. J'ai bien sûr entendu les plaintes des enfants, et ai essayé de parler avec le père. Chaque fois je m'entendais dire que "je n'étais qu'une loque, que j'étais incapable de m'occuper de mes enfants, que ce qu'elles vivaient chez lui concernant la sexualité était tout simplement apprendre la vie". Je suis depuis notre divorce, il y a 24 ans, et de façon aussi toujours aussi vive pour lui, son bouc émissaire. C'est usant. J'ai aussi informé sa propre famille de ce qui se jouait avec les enfants. Dans ces cas là personne ne veut "se mêler" de ces choses-là.
J'ai résisté à ma manière, j'ai continuer à faire ce que j'ai toujours fait c'est à dire offrir à mes filles un autre discours. Je prenais position quand elles me racontaient, je disais que pour moi tout cela était insupportable, j'ai expliqué qu'elles et moi étions tenues par un jugement, la loi, que ce qu'il se passait chez leur père était de l'ordre de l'inceste différé, que je n'aimais pas cet homme et que ce n'était peut-être pas facile à entendre pour elle, mais que je l'avais quitté pour ce qu'il était.
Quand il est parti sans prévenir et cela pendant 5 ans, au fond de moi, j'en ai été heureuse. Je me suis dit qu'au moins, il ne salirait plus les enfants ni ne les culpabiliserait. Mais les dégâts ont continué puisqu'elles étaient rongées par un sentiment de déni, d'abandon, de rejet. Les noëls et anniversaires ont été de vrais supplices. Son silence les broyait. Apparemment surtout Emilie l'aînée qui pleurait, s'interrogeait, verbalisait. Alice disait à partir de là, de cette pré adolescence: "moi, papa je m'en fous, je n'y pense même pas"...
Emilie, il y a quelques années a écrit un courrier à son père dans lequel elle se débonde en terme très forts et très crus parfois. Alice a choisi de "garder" son père et "de faire comme il veut, comme ça, elle a au moins une relation avec lui". Cependant elle se vit dans un piège, contrainte à faire semblant mais ayant envie de tout lui jeter à la figure.
Je suis peut être un peu longue, Lou, mais en vous écrivant beaucoup de choses remontent, la colère et la violence me gagnent y compris contre moi à qui je reproche de n'avoir pas fait tout ce que j'aurais dû. Je m'imagine par exemple un jour où il vient chercher les enfants et moi lui disant que je prends la responsabilité de ne pas les lui confier, pour telle et telle raisons, qu'il fasse s'il le veut appel à la justice et que là, publiquement je dirai ce qui se passe. Je n'ai pas eu ce courage, j'étais moi-même dans une culpabilité et un grand manque de confiance en moi. J'ai "réglé son compte" à cet homme, et pour l'ensemble de ce qu'il a fait, sans rien taire, à la mort de mon papa. Mes filles ne savent pas ce qui est dans ma lettre, mais savent que c'est la femme que je suis qui l'a écrite, pour dire à un homme, qui est aussi leur père, ce que je pense de lui en tant que père de mes enfants, en tant que le mari qu'il a été pour moi, et l'amant pervers qui m'a aussi amenée dans des imaginaires salissants. Depuis que j'ai envoyé cette lettre j'ai en moi un grand soulagement.
Vite, vite...;-), j'en reviens à vos questions, Lou, et au passage un grand merci de permettre de rechercher en soi et de recontacter beaucoup d'émotions:
J'ai quitté leur père en 1986. Ses coordonnées de naissance sont: né le 31 juillet 1951 à Redeyef en Tunisie. Je ne connais pas son heure de naissance.
Quand Alice s'est annoncée Emilie avait 8 mois. J'étais tout au bonheur de la maternité que je vivais et j'ai été tout au bonheur de celle qui s'annonçait. J'ai adoré être maman. Pourtant je n'aimais déjà plus mon mari, j'avais même en tête l'idée de le quitter, j'étouffais avec lui. Il m'humiliait, me dénigrait, me niait. Quand j'ai su que j'étais enceinte un livre circulait qui faisait grand bruit, c'est celui sur Nostradamus de Jean-Charles de Fontbrune. Il y était question notamment d'une apocalypse annoncée pour 1982. J'étais enceinte de deux mois quand je me suis mise à compter et à réaliser que mon bébé naîtrait dans un climat d'effroi. J'ai eu réellement peur quand je suis tombée sur ce constat, que la raison est venue apaiser. J'ai gardé vif en moi l'esprit de sauver mes bébés. A cette époque aussi j'ai commencé à travailler comme infirmière libérale: j'ai pris conscience que matériellement j'allais pouvoir quitter mon mari.
Voilà chère Lou, le 14 juillet n'a pu faire entendre ses flonflons pour cause de pluie, qui arrosait l'Aude... mais la musique d'Arvo Pärt nous a bercé le cœur ;-)).
Je vous envoie toute mon amitié, en vous remerciant encore de votre aide précieuse. Bien amicalement.
Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 15 juillet 2009
Bonjour Claire et merci pour votre récit si clair et éclairant ;-)
Je ne veux surtout pas vous culpabiliser, loin de là, mais le thème d'Alice qui reflète tant le vôtre (même l'Ascendant est semblable) et qui a une Lune opposée à Neptune, parle plus de vous et de votre couple que de son père pour la question "angoisse" sur laquelle nous nous interrogeons. En vous lisant, il me semble comprendre mieux pourquoi.
Vous le savez bien sûr, la vie d'Alice, comme de nous tous, commence avant le premier cri. En la portant en vous, vous viviez une envie de vous séparer de votre mari et l'étiez déjà dans votre coeur, vous viviez de la colère, vous viviez de la culpabilité et de "la salissure" - comme dit votre fille aînée - vous ETOUFFIEZ et vous lisiez des histoires d'apocalypse... A ce sujet, vous souvenez-vous sous quelle forme devait se passer l'apocalypse de 82 ? Comment devions-nous mourir ? Parce que ça aussi, Alice l'a enregistré.
Tout cela me permet d'appréhender les deux choses qui transparaissent surtout dans le thème d'Alice : la peur de mourir et la difficulté-impossibilité à "être soi" ET "être en couple". Alice vous a choisi comme parents parce que vous lui donniez le meilleur terrain, terreau, pour ce qu'elle est venue vivre et faire évoluer, seulement elle se perd en focalisant sur son père en omettant que c'est de vous qu'elle fut d'abord imprégnée, dans votre ventre.
Le sexe qui a été une difficulté pour vous avec son père, fait partie aussi de ce que vous pouvez lui dire, elle n'a plus 4 ans ! Sa bouche a un problème d'étouffement et vous savez pourquoi n'est-ce pas ?
Remettez-vous dans votre grossesse, "récapitulez" comme disent les Indiens, revivez ce que vous viviez quand les cellules d'Alice enregistrait "vos informations" de dégoût et de rejet entre autres. C'est VOTRE vécu, vos souffrances, vos peurs, vos colères, qui encombrent Alice plus que son propre vécu. C'est "angoissant" parce qu'il y a une moitié d'elle qu'elle déteste et dont elle a peur. En particulier tout ce qui est lié au désir, au corps, au sexe bien sûr. Je vais vous résumer ma pensée : tout ce que vous détestez chez votre ex-mari depuis votre grossesse, elle le déteste en elle puisque son père la compose pour moitié.
Vous voulez l'aider ? Partez de VOUS, comme si Alice n'était qu'une émanation DE VOUS - ce qui est le cas sur "le plan horizontal" - et observez de quoi elle a été nourrie.
Je me souviens de votre quête "aider à la Vie" et ça me fait penser que le début est bien aussi important que la fin du voyage. Le début pour respirer la vie allègrement, la fin pour expirer la vie avec grâce.
C'est un peu trop sérieux tout ça hein ! ;-)) Mais aider Alice, c'est justement aider à la Vie !
Amitié,
Lou
Ecrit par : Lou 15/07 | mercredi, 15 juillet 2009
Re-bonjour Lou,
Non je ne crois pas que votre conclusion soit un peu trop sérieuse, je la trouve au contraire juste, poétique et vraie ;-)
Donc aider ma petite Alice:
Je ne suis pas étonnée de ce que nous soyons toutes deux en correspondance étroite. Nous le sommes dans la vie de tous les jours dans nos goûts, nos élans, un certain humour, la musique...etc. Dans notre part plus sombre aussi: peur de la mort ou interrogations en tout cas, des maladies, manque de confiance en soi, culpabilité...sans oublier aussi un bel élan de vie :-), mais il est vrai qu'il semble qu'il pèse sur moi, et sur elle aussi comme un interdit à vivre le meilleur de nos belles qualités, comme si nous étions coupables déjà d'être en vie et d'être heureuses de vivre.
Quand Alice me parle de ce qu'elle vit en elle j'ai le sentiment que nous sommes pareilles. Là je parle de l'intime, comme par exemple le sentiment de se détester soi même quand on a obtempéré au désir de quelqu'un qui nous contraint à ne pas être nous même pour que nous soyons "acceptées"...
Pensez-vous que je doive parler à Alice clairement de ce vécu qui précédait sa naissance? Une chose s'est produite ce matin, après que je vous ai écrit. Alice m'a téléphoné. Et je lui ai parlé de ce que j'avais vécu avec son père au niveau de l'avilissement, y compris sexuel. Je lui ai dit que pour moi son père est et était un pervers.
Mais bien évidemment je ne suis pas allée jusqu'à: "Tu es née d'un accouplement de ta mère avec un homme qu'elle n'aimait pas, pis qui la dégoûtait. J'étais heureuse de te sentir en moi et j'aurais aimé que tu ne sois que de moi. Pas de lui, puisque je sentais qu'il ne pouvait avoir qu'une mauvaise influence sur toi. Tu as pu ressentir à travers moi, quand tu étais dans mon ventre déjà, le dégoût que j'éprouvais à son égard. Mais tu comprends bien que ce sentiment n'était pas dirigé contre toi! Si malgré tout tu as pu le penser dans ton inconscient, libère t'en, aujourd'hui tu as le devoir d'être toi-même. Je le souhaite de toute mon âme. Souviens-toi de ce que je t'ai appris de la Vie, de cet élan qu'elle représente, de cette Beauté qu'est le simple fait de respirer, de voir, de sentir. Laisse mourir à présent les fardeaux que tu as absorbés à travers moi. Déjà quand tu étais au stade d'une petite mûre dans mon ventre je craignais pour ta vie. Un "farfelu" avait une fois de plus interprété les vers de Nostradamus qui annonçaient selon lui, la destruction du monde pour l'année de ta naissance, par la bombe atomique, et un temps j'ai eu très peur et je n'ai eu qu'une idée c'était de préparer un repli en Auvergne, car disait-il cet endroit permettait la survie. Je me suis sentie coupable d'être heureuse de te sentir dans mon ventre et de t'offrir un monde si violent. C'est de cette mémoire utérine qu'il faut à présent que tu te détaches, de ces peurs, de ces dégoûts... Vis de tout ton être et n'en laisse pas une miette."
Lou je ne parlerai peut-être pas exactement en ces termes à Alice mais pensez-vous que le fond soit juste?
Vous me dites que "sa bouche a un problème d'étouffement" et que je sais pourquoi. En fait je pense à plusieurs choses. Elle craint inconsciemment d'étouffer comme j'étouffais moi-même. C'est ce qu'il me vient en premier. Bébé elle pouvait rester au sein des heures entières et cela semblait un tel plaisir pour elle que je souffre de voir à quel point la déglutition est source de souffrance pour elle. Cela peut être aussi la mémoire de mon dégoût pour son père, je veux dire physique, sexuel.
Je continue à "récapituler" de tout mon être. J'aime beaucoup ce que vous me rappelez "d'aider à la Vie". Faire ce que je fais avec Alice est exactement ce que je voudrais faire avec chaque être qui en aurait besoin: opérer un acte de libération et y croire jusqu'au bout en utilisant chaque épreuve comme un vrai support de travail.
Merci mille fois chère Lou. Merci de me guider et de m'aider moi aussi à être en Vie. A tout bientôt.
Que cette fin de journée vous soit douce et fraiche ;-) Ici l'orage menace... Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 15 juillet 2009
Bonjour Claire,
Je ne suis pas sûre que dire à Alice que son père est "un pervers" l'aide beaucoup... n'oubliez pas qu'elle est AUSSI porteuse des gènes de son père.
Tout ce que vous dites est vrai, certainement puisque c'est ce qui vous vient naturellement mais vous omettez une chose dans "la récapitulation" qui est un acte qui doit être très concret, qui doit engager vos sensations, votre corps, votre responsabilité pleine et entière dans votre vécu et l'acceptation de celle-ci : vous avez attiré et été attirée par cet homme, vous vous êtes mariée avec lui, vous avez eu un enfant avec lui avant Alice et vous avez continué de coucher avec lui puisqu'Alice est arrivée. Comment c'est possible s'il est ce que vous dites ? (je pose la question et les suivantes pour VOTRE récapitulation, pas parce que je ne comprends pas ou parce que j'attends des réponses). Pourquoi lui ? Quel était votre intérêt à vous ? Qu'est-ce qui a changé entre vous ? Qui a changé ? Q'est-ce que vous n'aviez pas vu en lui ? Pourquoi ne l'aviez-vous pas vu ? Pourquoi n'être pas partie plus tôt ? Pourquoi n'avoir pas refusé de vous prêter à ce qui vous "dégoûtait" ? C'est tout cela qu'Alice a besoin de comprendre et d'entendre, et pour cela, il faut que vous-même ayez fait un vrai travail de conscientisation.
Sans votre propre conscientisation, vous comprenez que le risque de répéter votre vie est trop important pour Alice, le risque de se fourvoyer, le risque de finir soumise à "un pervers" (je reprends votre mot volontairement, non pas que je me permette de parler de quelqu'un que je ne connais pas ainsi) et donc elle ne peut pas se mettre en couple. D'un autre côté, sans ce travail de votre part remontant clairement la genèse de votre choix de cet homme, c'est Alice qui tente de le faire au travers de ses relations qui tournent court.
Les réponses pour Alice sont EN VOUS, nulle part ailleurs, et sa guérison dépend de la vôtre. Vous serez guérie quand vous accepterez la partie de vous qui a attiré et voulu cet homme, tel qu'il est, ce qu'on appelle couramment "votre part d'ombre". Il a le Noeud Nord sur votre Lune Noire, c'est un aspect hautement karmique d'après beaucoup d'astrologues, et il me semble que c'est assez exact.
Que l'orage ne vous abîme pas et vous ôte plutôt de la tension ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 15/07 | mercredi, 15 juillet 2009
Bonjour Lou,
Si je comprends bien: "Guéris-toi toi toi même", "Guéris-toi par amour pour ta fille", "Rien n'existe qui n'est pas en nous" et si je souhaite pouvoir un jour "aider à la Vie" alors que je commence par m'y amener moi-même. Merci de m'avoir renvoyée sans "mollir" ;-) à MA part de travail et de chemin, à un face à face avec moi-même.
Je ne vous cache pas ni l'émotion que est en moi, ni la résonance de vos paroles dont je sais par un biais intuitif qu'elle sont justes, et que j'ai ressenties comme sévères, dans le sens de "sévère mais juste" (non jugeante). Donc pas une sévérité que je connais fort bien parce qu'elle est en moi et qui est plutôt une exigence martyrisante, une schlague, un fouet tourné vers moi, mais une parole la votre qui fait autorité. Je vous remercie de n'avoir pas fait de détours.
Après que la nuit m'ait porté conseil, voici ce que je compte faire:
D'abord faire une lettre à Alice dans laquelle je déroulerai la Genèse de mon histoire et donc de la sienne avec la vérité profonde, en tout cas le plus sincèrement que je le pourrai. Dur dur! Larmes et culpabilité font partie du cortège. Mais il me semble que c'est dans ce sombre là que je doive regarder. Je n'enverrai pas cette lettre à Alice, celle-ci n'est que le support qui me permettra de mettre au jour...De clarifier, de nommer, de me re-vivre. De comprendre ma vie c'est à dire de la mettre en moi, la reconnaître sans me juger et me pardonner. Je compte plutôt, parler avec Alice ou peut-être que ce travail suffira si j'ai sincèrement conscientisé ce que j'écris.
Ensuite répondre aux questions que vous soulevez dans votre dernier courrier. Aussi à titre de travail et que je ne vous enverrai pas non lus.(Parce que là je serai vraiment dans mon intime et que je ne souhaite pas qu'il soit lu) Mais vous répondre c'est répondre aux vraies questions ;-). Merci de me les avoir posées: je les mettais à distance tant y répondre me bouleverse.
Un petit clin d'œil au hasard: notre livre a pour thème la réconciliation. Pour être en accord avec la parole que j'y porte le moins que je puisse faire est de me réconcilier avec moi-même. Terrible défi pour qui fait taire cette fâcherie profonde en soi et qui a par ailleurs comme souhait d'aider l'autre à s'aimer, à l'accueillir pour qu'il s'accueille. Et je vous rencontre (merci Vanille :-) et vous me renvoyez " Opère en toi d'abord, le changement que tu voudrais voir s'opérer dans le monde (Gandhi)" et aussi ce qui est pour moi la plus belle façon d'en sortir qui est de le faire par amour. Vous m'avez transmis une force et un courage ou me les avez révélés. En acceptant ce contre quoi je me suis débattue cette nuit la peur et la culpabilité vous m'avez donné ce que j'appelle "la chiquenaude originelle". Le processus de mise à jour est irrémédiablement enclenché. Merci Lou de tout mon cœur et aussi le hasard (en est-ce un?) qui fait qu'au moment d'être dans la nécessité de lâcher prise je suis guidé vers quelqu'un qui ne tergiverse pas.
Je pars m'immerger dans mon vécu; je repars en voyage et j'espère bien ramener à la lumière cette partie de moi vraie et condamnée au silence. J'espère remonter à l'air libre en ayant rien laissé en souffrance derrière moi, en ramenant le corps à la surface en totalité quitte à faire moi-même le bouche à bouche nécessaire pour le ramener tout en entier à sa VIE.
Pourriez-vous m'en dire plus sur ce que signifie : "il a le Nœud Nord sur votre Lune Noire, c'est un aspect hautement karmique"? Comment et peut-on "sortir" de son karma? Mettre à jour ma part d'ombre dénoue-t-il ce karma?
Je vous souhaite un très bon après-midi. L'orage est passé, la pluie a tout lavé c'est par grand soleil que je descend dans l'ombre ;-)
A tout bientôt. Claire
Ecrit par : Claire | jeudi, 16 juillet 2009
Oui, à tant travailler sur "la réconciliation", vous voilà en son coeur...
Je préfère que vous arriviez vous-même à ce qui vous a réuni, votre ex-mari et vous. Si vous devez le savoir, vous le saurez.
Quoi que vous trouviez, rappelez-vous que c'est aussi par ce chemin que vous avez trouvé la spiritualité.
Namasté chère Claire, et surtout ne perdez pas de vue la lumière dans votre voyage.
Je ferme l'ordinateur sur ces mots, l'orage gagne la forêt ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 16/07 | jeudi, 16 juillet 2009
Bonjour Lou,
La descente dans les abysses est très difficile pour moi. Entre autre je butte sur le fait que je porte la responsabilité des difficultés d'Alice. J'en suis au point où j'aimerais qu'elle vienne me jeter à la figure le mal que j'ai pu lui faire. Résultat je me rerouve nez à nez avec le sentiment de n'avoir aucune valeur et de m'être comportée toute ma vie avec cette possibilité (je l'ai même offerte) qu'on peut m'utiliser comme un "paillasson".
Dans cette descente je rencontre cette vilaine image de moi et je ne sais pas comment me pardonner cela. Je me bats mais plus je le vois plus difficile est la possibilité de me pardonner.
Ai-je transmis à Alice, ou lui ai-je refilé comme son propre fardeau ce sentiment d'être sale qui me vient dès que rentre en moi?
J'ai commencé par ailleurs à répondre aux questions que vous m'avez posées, ce qui me sert à la fois d'escalier pour descendre dans cette boue, et de support de travail.
Comment pouvoir se réconcilier avec soi quand tout au fond je ne m'aime pas et que j'ai envie de ne pas être pardonnée de quelque chose que je ne peux nommer? Je suis la coupable idéale me semble-t-il.
Merci Lou si vous pouvez dans ces moments me donner quelque orientation ou conseil. Le fond de soi est assez irrespirable et je me sens comme une petite fille, enfin comme la petite fille que j'étais:"tu n'es rien, tout le monde le sais et tu n'en sortiras pas".
Je
me sens condamnée, et à présent surtout par moi-même.
J'ai tendance aussi dans ces moments de chute à tout entendre en ma défaveur. Comme par exemple le fait que je suis responsable de ce dont souffre Alice.
En vous remerciant de tout coeur. Bien amicalement. Claire
Ecrit par : claire | mercredi, 22 juillet 2009
Bonjour Claire,
Vous êtes en train de faire grossir le fardeau dont vous êtes encombrée depuis votre enfance : la culpabilité et le sentiment d'être nulle Les deux ont à voir avec l'importance qu'on se donne et tant qu'on se donne de "l'importance", on ne doit pas, ne peut pas, faire la plongée que vous faites.
Vous êtes en train de complètement vous identifier au film et vous êtes carrément rentrée dans l'écran. Arrêtez-vous, vous faites fausse route, vous êtes à fond dans l'ego en train de le faire enfler dans l'auto-complaisance et la victimisation dont il raffole.
Arrêtez-vous, remontez.
Ecrit par : Lou 22/07 | mercredi, 22 juillet 2009
Merci porur vos conseils Lou. Dois je comprendre que je ne peux continuer pour l'instant de ravail" de réconciliation?
Pourriez-vous m'expliquer mieux le sens de se donner de l'importance?
Je vais remonter et voir, et essayer de comprendre. Y a-t-il dans mon thème un aspect sur lequel si je le comprends bien sur je pourrais m'appuyer?
Depuis hier j'ai "replongé" suite à un événement qui aurait pu reser anodin, mais qui, pris dans mon prisme a éé lu vécu par moi
comme "t"u es nulle, on ne t'estime pas...
Je me sens piégée par moi-même. Et en éat de panique.
Merci de vos si précieux coneils, Lou.
:-) je ne perds pas de vue l'humour. A tout bientôt. Claire
Ecrit par : claire | mercredi, 22 juillet 2009
Tant que vous prenez tout "personnellement", oui, arrêtez-vous ! Vous devez commencer par ne plus vous fustiger, vous juger, vous condamner ! DE RIEN. Ce qui apparaît comme "sale" sur votre parcours et en vous, ce sont des ERREURS, rien que des ERREURS. Les erreurs, quand elles sont vues et comprises, on ne les refait pas, et le but de la conscience c'est uniquement celui-là, ce n'est pas de vous passer les fers aux pieds ou vous faire croupir au fond d'un cachot ! Pourquoi le travail sur soi est-il toujours confondu avec l'enfer et la souffrance ??? L'enfer, c'est au contraire quand il n'y a pas de conscience, parce qu'on répète les erreurs et qu'elles font de plus en plus mal et de mal à soi et au monde.
Tout le monde se donne de l'importance, c'est bien ça le problème... Se culpabiliser toute la vie d'un acte alors qu'on était soit inconscient, soit ignorant, soit tombé dans un traquenard de l'ego ? Et comment pourrait-il en être autrement, nous sommes humains, limités, faibles, à peine sortis de l'animalité !!
Le besoin que "on" nous estime ? Mais qui est "on" ? "On" est-il plus estimable que nous ? Selon quels critères érigés par qui ? Avons-nous la vision claire et entière de "on" ou cache-t-il simplement lui aussi ses ombres ?
L'impossibilité à accepter qu'on a des lacunes et des faiblesses ? Mais dans quel délirium sommes-nous si nous pensons que nous n'en avons pas et que nous devons n'en avoir aucune ???
Tout cela est une affaire de nombril, Claire, et de jugement. Les deux sont incompatibles avec une vision élargie, une vision de conscience, et donc l'aide à Alice. Alice n'a SURTOUT pas besoin de votre culpabilité, de votre "nullité", cela ne lui apprendra rien, elle est déjà dedans.
Et ne me dites pas que c'est de votre "faute" ! ;-) Toutes vos faiblesses, toutes vos lacunes ne viennent pas de votre mère n'est-ce pas ? Il y a vous, votre karma, vos choix, votre chemin d'évolution, votre libre-arbitre.
Alors avec humour amie, quand vous voyez "le drame" pointer le bout de son nez, sachez que vous êtes en présence de votre cher ego, votre chère importance, votre cher nombril ;-)
Ecrit par : Lou 22/07 | mercredi, 22 juillet 2009
Merci de tout coeur Lou ;-) Je m'en vais penser(panser) cet état d'aujourd'hui.
Mon cher ego a dû bien s'amuser, et je vais tenter de m'amuser à observer ses gesticulations. Je le peux assez souvent, et puis il y a le jour où il a été plus mâlin, ou il arrive sans que je me sois méfiée. C'est amors que je perds pieds.
Je mêne ceci avec le plus de conscience possible, j'essaie touours de ne pas perdre le bon chemin.
J'essaie de ne pas me qualifier de mon passé. Merci encore. Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 22 juillet 2009
Bonjour Lou :-)
Allez-vous bien? J'arrive de quinze jours passés en montagne. Et pas seulement en montagne, mais aussi à l'intérieur de moi. Beaucoup de choses se sont passées comme par exemple des rêves forts, des réflexions et promenades dans la promenade au court desquelles l'esprit s'allège et ne perd rien de sa lucidité tout au contraire. J'ai gardé en mémoire vos judicieuses paroles et conseils; ils tournaient sans s'accrocher, je les entendais sans me rétracter sous une culpabilité profonde. Rien n'a été facile. Je me sentais en travail. Tout de même en moi cette immense joie de retrouver ma chère montagne et mon corps qui m'aide bien humblement à aller la saluer. Quête et bonheur premiers. Et puis rencontre: un couple que je ressens vraiment en sympathie vraie et à qui j'ai fait connaître mes endroits préférés. J'adore faire cela.
Je rentre pourtant avec des maux de ventre de type collique très forts et très agressifs. Ils se sont déclenchés deux jours avant mon départ de la montagne alors dans mon coeur je commençais à conscientiser de nombreuses choses. Je me suis rappelé que pour les asiatiques l'inconscient et je crois le coeur se trouvent dans les trippes. J'ai le sentiment de "démasquer", de "débusquer" beaucoup d'aspects de moi. Je me sens ayant ammorcé un vrai travail qui ne peut plus s'arrêter sauf par une rébellion intérieure et secrête qui me donnerait par exemple mal au ventre ;-) Il m'est revenu que lors de mon dépaart pour le chemin de Saint Jacques de Compostelle et d'un problème de sang dans les urines vous aviez demandé à Vanille si je me souvenais de ce qui ce serait passé à l'âge de 15 ans. Pourriez-vous me confirmer cet âge? Car le type de douleur que je ressens dans mon ventre ne m'est pas inconnu et je le rattache à l'adolescence. A l'époque le médecin avait conclu que j'étais hypochondriaque ce qui est un peu vrai :-)
Chère Lou, j'ai beaucoup pensé à vous dans mes randonnées, à votre travail, à votre partage. Vous m'avez secouée pas mal, et j'en avais besoin. Je m'enfermais. Pourtant aussi vos réponses m'ont fait mal en me touchant, et comme je savais que ce n'était pas votre but j'ai dû forcer mon esprit à prendre un autre cap. Aujourd'hui je voudrais vous remercier, car cela a déclenché un véritable travail et avec de nouveau matériaux. Je ne sais pas encore bien mais je me sens plus vaste, même si cela n'est pas confortable pour l'instant. Merci donc du coup de pied que vous avez mis dans la fourmilère :-).
Je vous souhaite de tout coeur un très beau dimanche, lumineux et profond comme un beau jour de montagne. Claire
Ecrit par : Claire | dimanche, 09 août 2009
Bonjour Claire,
Merci.
Je mettrais votre état actuel sur le compte de Saturne qui transite en face de votre Lune Noire. C'est le dernier passage, Saturne s'éloigne dans quelques jours. Si votre état persiste, consultez un médecin ?
Je disais 15 ans à Vanille, c'est plutôt 14 (Pour Vanille : progression de Pluton opposé la Lune Noire et RS d'octobre 70 avec Mars-Pluton opposés Lune Noire natale,NS sur Pluton natal, Jupiter sur NN Scorpion natal, Saturne sur l'Asc natal, Uranus sur Mars natal).
C'est "normal" que vous somatisiez par le ventre avec NN en Scorpion 6 : vous devez apprendre à composter vos propres "déchets" et ne pouvez les lâcher dans la nature sans dégât sinon le carré Venus Scorpion à Pluton réagit vivement (ça c'est pour Vanille). Ne vous sentez pas offensée, mais vous devez être une fosse septique en très bon état de fonctionnement !! ;-) Cela conditionne le développement de votre capacité à aider autrui (Mars (maître du NN) conjoint à Jupiter (maître 8) conjoint au Soleil Balance).
Tenez-moi au courant si ça va mieux dans quelques jours, si vous voulez bien.
Très beau dimanche à vous aussi, ici "rien que de l'eau, de l'eau de pluie, de l'eau de là-haut"... ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 09/08 | dimanche, 09 août 2009
Merci Lou pour votre réponse. Y-a-t-il un axe de "compostage", un levier que je pourrais utiliser plus particulièrement afin de développer ma capacité à aider autrui? Pouvez-vous me donner un exemple de ce que signifie concrètement: "Vous devez apprendre à composter vos propres "déchets" et ne pouvez les lâcher dans la nature sans dégât"?
J'ai ri intérieurement en lisant que je "devais être une fosse septique en très bon état de marche" car en prenant note de ce qui bougeait en moi lors de ce séjour en montagne j'étais proche de l'image de cette fosse septique: " si l'inconscient et le coeur se trouvent à l'endroit des tripes pour les asiatiques, alors je dois laisser sortir ces "vents" qui m'empoisonnent...je dois laisser sortir ce qui est dans mon ventre... Quelle que soit l'odeur qui sort je dois saluer fièrement ce départ..." ;-) Est-ce cela regarder sa part d'ombre?
Pas d'eau dans le Sud! Du soleil, du chaud, encore trop de chaud! A tout bientôt Lou. Claire
Ecrit par : Claire | dimanche, 09 août 2009
Bonjour Claire,
"Le levier" vous êtes en train de le chercher et de le découvrir en ce moment. Quand vous l'aurez trouvé pour vous, vous l'aurez trouvé pour les autres. Vous comprenez comment ça marche ? On ne donne que ce qu'on est mais plus positivement, on donne ce qu'on a trouvé soi-même !
Le Scorpion est le signe alchimique où les émotions peuvent se transformer en connaissances, où nos déchets peuvent devenir compost qui enrichit. Entre humains, c'est le signe où s'échangent les bouillonnements émotionnels et les conflits intérieurs de chacun dans le but que chacun récure sa mare. Si et quand l'eau devient claire, on peut alors échanger le fond de nos yeux ;-) Si l'on n'y prête garde, c'est le signe où l'on dépose projectivement nos propres déchets chez l'autre : "c'est pas moi, c'est toi l'ordure !" ;-)
Il est certain que lorsqu'on récure une mare ou vide une fosse septique, ça remue les odeurs... (désolée pour ceux qui mangent en lisant ! ;-))
Avez-vous jamais jeûné par exemple Claire ? Vous avez senti votre haleine et surtout celle des autres ? ;-))) Oui, ça a à voir avec le travail en profondeur sur soi, on se vide de notre merde ! Ben oui, comment le dire autrement ?? ;-))
Sur ces charmantes paroles, je vous souhaite de vous sentir bientôt comme dans un lac d'eau claire, Claire, avec le tas de compost bâti grâce à vos déchets, bien rangé dans un coin de vous ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 10/08 | lundi, 10 août 2009
Bonjour Lou,
Allez-vous bien ? Ici la chaleur et la sécheresse me deviennent presque agressives. Il me tarde de retrouver la quiétude et la douceur de l’automne.
J’ai relu plusieurs fois nos échanges : en le faisant de l’endroit où je me trouve aujourd’hui j’ai pu relever ceux qui m’ont secouée, ceux qui m’ont renvoyée à moi-même. J’ai fait cela comme un véritable travail sur soi. Un travail de lecture, de compréhension aussi du prisme qui est le mien et par lequel je « transforme » ce qui me vient du monde. Une transformation pas toujours juste tant il y est question de mes blessures, de mes peurs…etc.
Ce grand nettoyage se poursuit, et une des étapes les plus difficiles a été celle de prendre conscience du « filet » que je tendais avec ce que j’étais et qui m’enfermait très souvent dans un comportement de victime. Il m’a été difficile d’accepter que j’étais l’artisan de situations douloureuses et que surtout un moi il y avait un ordre intérieur : « Tu restes là, je ne suis pas prête de te pardonner ! » Me pardonner de quoi ? De m’être trahie moi-même, de m’être jugée, d’avoir réduit au silence de façon implacable tout une partie de moi qu’au fond je détestais ? Bref ma faiblesse. Vous parliez de cachot, et aujourd’hui je peux dire que le résultat était celui-ci : je tenais au cachot cette petite fille que j’étais, ayant intégré et fait miennes les injonctions de ma maman comme : « Je ne te pardonnerai jamais, je te t’aimerai plus, ne me touche pas, tu es folle, tu perds ton temps à peindre, tu es première à l’école c’est « normal », tu as encore mis cette jupe minable dans laquelle tu ressembles à une romanichelle (ceci il y a moins d’un an quand mon père était malade) …
La victime se piège elle-même dans son propre enfer. En attendant reconnaissance de « ce qui lui a été fait » elle garde « sous la main » celui qui est désigné comme le bourreau. En étant dans l’amour et le respect de soi, tout naturellement la victime abandonne la dette ; elle le fait pour elle, et sort de son piège. Que c’est bon de comprendre cela (même si la première marche est terrifiante à descendre ;-) !
Je vous remercie de tout cœur pour vos échanges Lou.
J’ai en effet déjà fait des jeûnes et connais l’odeur de l’haleine, et le bonheur de « se vider de sa merde ». Quand vous m’avez sommée de ne plus me croire « importante » j’étais perdue, happée par peur et culpabilité. J’ai suivi vos conseils pour les intégrer mieux. Puis je suis retournée voir. Merci ;-) Il y avait grand ménage à faire, et aujourd’hui je réalise que ce qui me faisait peur et devenait montage est bien souvent de petites choses pour l’adulte que je suis. En lâchant, en regardant, en nommant, en osant c’est moi que j’ai libérée. Et je crois que cela, ce travail sur la réconciliation avec soi-même, j’aimerais beaucoup le partager.
S’il vous semble Lou que je m’engage sur une mauvaise voie, pourriez-vous me le dire ? Mon ventre est guéri. Et alors que vous me parliez dans notre dernier échange du Scorpion il m’est tout naturellement venu à l’esprit que Vénus dans mon thème était en scorpion. Ma sexualité aussi aurait-elle à voir avec une fonction de transformation ? J’ai tout entendu sur cette Vénus en Scorpion ;-) : qu’elle me faisait détruire mes relations amoureuses, que je pouvais être une P…, etc.
Hervé met sa maison en vente et il a trouvé acquéreur. Ceci dans le but que nous réalisions ensemble, à la montagne un projet commun, peut-être avec d’autres personnes pour faire de l’habitat groupé. Dans mes deux dernières unions concernant un bien acheté en commun, matériellement j’y ai laissé beaucoup de plumes. Une petite panique s’installe en moi au moment où la concrétisation approche. Je lui en ai déjà parlé. Et j’essaie en ce moment de bien « lire » ce qui se passe en moi. Par le passé les engagements que j’ai eu avec les hommes avec qui j’ai vécu se sont révélés être des erreurs dans lesquelles je me suis toujours données toute. Un peu trop comme si chaque fois je mettais en jeu une possibilité pour moi de réparation totale. Pensez-vous que ce projet de construction d’une maison commune se présente sous de bonnes influences ? Voyez-vous des pièges à éviter ou des difficultés que nous aurions à surmonter ?
Grand merci encore Lou pour votre disponibilité. Voici une phrase que j’ai trouvée ces jours-ci dans « Les grands chemins » de Giono : « Le soleil n’est jamais aussi beau qu’un jour où l’on se met en route. » ;-)
Que cette journée vous soit douce et lumineuse, chère Lou ! A tout bientôt. Claire
Ecrit par : Claire | jeudi, 13 août 2009
Bonjour Claire,
Si le ventre est guéri, alors la voie est bonne ;-)
La sexualité est toujours "transformante" puisqu'on mélange fluides et énergie invisible avec un autre. Il y a donc vases communiquants, ce n'est pas une chose anodine qu'une relation sexuelle. Venus Scorpion n'est pas plus "transformante" qu'une autre sur ce plan-là, mais sur le plan émotionnel, elle est particulièrement "blessable" (comme elle sait blesser d'ailleurs aussi si elle se sent agressée) parce que ce signe connaît plus que les autres le fait d'être "porteur d'ombres". La "victime" qui en plus se fait peur à elle-même n'est donc jamais loin chez le Scorpion ("je sais que je suis un monstre", "je me fais peur", "si je me laisse aller à la violence je ne pourrais pas m'arrêter", sont des expressions typiques de la psyché du Scorpion).
Si ce n'est pas indiscret, c'est pour comprendre la peur de la maison commune, vous ne vivez pas déjà ensemble Hervé et vous ?
C'est comme quand arrive l'enfant, une maison ensemble exacerbe juste ce qui existait déjà chez l'un, chez l'autre, dans la relation, sauf qu'on ne le savait pas. Examinez la situation actuelle de votre relation et voyez si elle vous convient, si ça marche "facilement" même dans les difficultés. Sachant que les difficultés ne seront pas moindres autour d'un habitat commun (pas plus que lorsque l'enfant arrive) mais si le socle est solide, ce seront autant de soudures entre vous.
Je ne veux pas m'engager "astrologiquement parlant" parce que vous avez une Lune-Lune Noire opposée Pluton dans votre Composite : prendre une maison ensemble peut être une initiation qui vous transforme l'un et l'autre, soit la dernière chose à faire si vous ne voulez surtout pas "changer" ou avez peur... alors que vous dire ? Je ne sais pas. Ça dépend de votre courage et de votre culot ! ;-)
La phrase de Giono est bien belle ! Oui, si nous savions "nous mettre en route" tous les matins, il y aurait toujours le Soleil en nous.
A bientôt, belle soirée à vous,
Lou
Ecrit par : Lou 13/08 | jeudi, 13 août 2009
Bonjour Lou,
Encore un jour de grand soleil! Je me remets donc en route et me tourne vers vous ;-)
Nous ne vivons pas ensemble Hervé et moi. Chacun possède sa maison, lui dans le Sud-Ouest et moi le Sud-Est.
Le fait de cette situation est que lorsqu'il est parti je ne me suis pas décidée à le suivre: problèmes avec sa fille qui mettait des bâtons dans les roues de notre relation (au départ ce projet est le leur: deux maisons bio-climatiques sur un même terrain), problèmes avec Hervé qui avait grandes difficultés à vivre ses sentiments (sur tous les plans), moi pour qui le moment n'était pas encore venu (enfants, travail, parents, peur de l'engagement, lieu qui ne me plaît guère... enfin, tout un ensemble!)
Je ne regrette pas de m'être écoutée. Depuis nous avons fait un beau chemin, chacun vers soi-même ainsi que l'un vers l'autre. Toute cette expérience de mise en commun de ce que nous étions pour pouvoir en conscience travailler chacun sur nos parts d'ombre, a été, malgré les difficultés et douleurs rencontrées, un beau voyage. Quand je dis "beau", c'est aujourd'hui que je peux le qualifier ainsi, quand je me retourne, quand je regarde ceux que nous étions et ce que nous sommes au présent. La route m'a souvent découragée sans que jamais je ne parvienne à y renoncer. Il me semblait qu' "au fond", j'avais rencontré l'homme avec lequel, dans l'expérience directe, et à cause et grâce à ce qu'il était, j'allais pouvoir mettre en jeu mes difficultés sans les masquer. J'ai toujours souhaité rencontrer un homme qui souhaite lui aussi faire ce "travail".
C'est ce que j'appelle le "compagnon de voyage", celui du voyage de la traversée de la Vie en s'aidant à fleurir mutuellement; donc comprendre nos peurs, nos blocages, nos faiblesses... mais aussi aider l'autre et lui donner confiance dans ce qu'il a de lumineux et de dons de Vie. Ce "voyage" pour moi est un voyage initiatique pratiquement.
Donc me voici à l'aube d'entrer un peu plus en vie commune. Cela vient chatouiller mon paradoxe qui est d'aimer être libre et seule et aussi être à deux, besoin du nid et de la liberté à la fois. J'ai toujours eu peur de l'exprimer clairement par le passé. Du reste je le vivais davantage comme une contradiction (donc souffrance, tiraillement) que comme un paradoxe (qui lui demande à tendre vers un équilibre, et donc une possibilité d'harmonie). Je craignais d'être rejetée par un homme si j'exprimais clairement mon désir de liberté, d'indépendance, de solitude (choisie et ponctuelle). Je continue du reste à avoir peur de "perdre quelque chose", comme si l'union devenait soustraction.
Un aspect particulier dans mon thème exprime-t-il ce paradoxe? Je vous demande cela car l'expression d'un être par le symbole est quelque chose qui me touche particulièrement. Ainsi la plupart du temps je perçois les autres, dans une expression symbolique, comme une lecture directe. J'ai du mal à l'expliquer; je l'utilise beaucoup par exemple dans le cadre de mon métier. Cela me donne une agilité pour cerner la personne et donner en quelque sorte à l'endroit qui le réclame. Bon! Je pense que chacun a une façon bien à lui d'entrer en connaissance de l'autre ;-)
Je vous remercie pour l'explication que vous m'avez donnée de ma "Vénus en Scorpion".
Chère Lou, merci pour cette halte partagée ce jour de grand soleil. J'adore prendre la route et je crois que c'est être en Vie. Tant la Vie nous réserve de surprises et est généreuse pour qui ne manque ni de courage, ni de culot :-) Merci pour tout et que ce nouveau jour ne manque pas de vous surprendre! A tout bientôt. Claire
Ecrit par : Claire | vendredi, 14 août 2009
Bonjour Claire,
Vous me faites rire tous les deux sur le blog à me parler l'un de l'autre comme si vous ne vous saviez pas là, tout en le sachant ;-) J'ai l'impression du début de l'Ere de la Transparence qui viendra un jour...
OUI, votre thème parle exactement de ce que vous dites : vous êtes Balance et votre Lune est pile en face, en Bélier. Donc vous êtes "écartelée" sur un axe qui parle de "moi autonome seule à décider et me faisez pas ch... !" et "je ne peux pas vivre seule". "Où est le point du milieu ?" allez-vous me demander ? Mais c'est bien pour le trouver que vous êtes née sous cette configuration !!! ;-)) Parce que l'un n'exclut pas l'autre et que vous devez l'expérimenter et le réaliser ! A condition d'être avec la ou les bonnes personnes qui vivent le même besoin même s'il s'appuie sur d'autres raisons que les vôtres. Par exemple Hervé est Soleil-Lune Capricorne, il a énormément besoin de solitude, de réflexion, de se retirer. Mais c'est une Venus Verseau, il a AUSSI besoin de partager ce qu'il aime, ce qui le fait triper. Vous voyez, ce partage entre soi-soi et soi-les autres n'est pas dû aux mêmes raisons que vous, mais ça aboutit au même point : il faut les deux !!
Et s'il le faut, construisez votre propre petite "cabane" chacun et retrouvez-vous certains soirs où les étoiles filantes fileront ensemble pour vous deux... (censured) (comme en ce moment, ne les ratez pas... les étoiles filantes ! ;-)
C'est une peur qui peut se gérer Claire, juste il faut poser les conditions et les bonnes, d'emblée ! Il ne faut rien accepter à contre-coeur ou avec des résistances (il y aura bien assez de choses auxquelles vous n'aurez pas pensé et même pas imaginées !). Mais essayez de ne pas "opposer" les choses, essayez de trouver le point du milieu, quelles que soient les questions à résoudre : c'est l'histoire de votre thème !
Faites l'exercice suivant : quand vous êtes dans un problème de "choix" (comme toutes les Balances ! ;-)), essayez de chercher s'il faut absolument faire un choix ?! Comment les deux ou trois ou dix propositions pourraient être conciliables ? Essayez d'unir plutôt que de désunir.
Reprenons la route...... à bientôt au milieu d'un carrefour ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 14/08 | vendredi, 14 août 2009
Bonjour Lou, Et merci pour vos judicieux conseils. Je tente en permanence en effet de trouver le "point du milieu", depuis toujours sans doute. Autrefois je me suis retrouvée, n'osant tendre vers lui et me croyant obligée de trancher et non de concilier, dans des situations d'écartèlement terribles.
Aujourd'hui je commence à accepter mon paradoxe mais il a d'abord fallu que j'en prenne conscience... je poursuis donc mon chemin d'amitié avec moi-même. Je trouve cela passionnant de m'entendre; presque comme si avec cette nouvelle donnée je commençais une nouvelle Vie! ;-) Que je suis contente!
Merci Lou aussi de m'avoir parlé ainsi de ma "Lune en Bélier pile en face de la Balance". Je serai ainsi plus tolérante avec moi quand il sera question de faire un choix qui me causera une sensation d'écartèlement; je me dirai: "C'est la Lune en Bélier qui s'exprime; c'est ma donnée, c'est mon travail, mon chemin."
Au fond c'est vrai, avec travail, conscience et amour tout peut se concilier et s'harmoniser. Comme en peinture, pour la bonne couleur tout est question de dosage. Encore une fois cela me renvoie à l'équilibre. Presque le point de Grâce, celui où tout est dosé harmonieusement.
Chère Lou, je ressens depuis deux ou trois jours quelques fourmillements dans mon coeur, mon âme, disons en moi, que je connais bien et qui se taisaient depuis plusieurs mois, depuis que mon papa était malade. Tout petits encore ces mouvements du coeur! Tout timides! Mais aujourd'hui je peux les nommer; c'est un peu de joie de vivre qui revient, un peu d'ivresse, un peu de moi "avant", qui trouve si passionnante la Vie et ce qu'elle m'enseigne. Si je nomme ce renouveau c'est qu'il y a aussi cette correspondance avec vous, comme si cette relation épistolaire me forçait à nommer les mouvement du coeur (peurs, questionnements, enthousiasme, projections, ...). Ce n'est pas rien pour moi de parler ainsi à une "inconnue". Cela contraint à une éthique que j'ai en tête en permanence, et à un parler vrai. Merci pour cet exercice de sincérité, Lou :-).
Ma Lune en Bélier, m'a-t-elle rendue plus masculine qu'il ne faut, ou a-t-elle développé chez moi un esprit combatif à la façon d'un garçon? Suis-je de son fait une enfant qui a été en difficulté avec sa maman? (oui, je le sais, mais de me dire que je ne pouvais rien y faire puisque c'est sous ces augures que j'ai "choisi" de naître m'aide, et tout d'un coup je le perçois autrement que comme un pas-de-chance. Je le perçois comme une chance d'évoluer). Cette Lune parle-t-elle aussi de la maman que je suis? (Je suis toujours en travail avec Alice, plus que jamais en ce moment).
Pour ce qui est de ma maman je tente timidement de savoir si un décès ou une maladie d'un proche l'aurait marquée au moment de ma conception. Je me rends compte à quel point la pudeur me retient pour aborder cette question directement... Je m'approche en douceur!
Pour ce qui est d'Alice j'ai choisi de d'abord me mettre au clair avec mon passé, mon vécu avec son père. Incroyable: je m'embourbais, vous m'avez sommée "de remonter", je vous ai écoutée puis en conscience et forte de vos conseils je suis retournée voir (incroyable et périlleux voyage) et là j'ai retrouvé AUSSI beaucoup de belles choses, en tout cas une forme d'unité dans mon histoire avec son père. Je ne sais toujours pas qu'en faire, je suis toujours très en souci pour Alice, je lui ai parlé de cette phobie de s'étouffer...Je travaille toujours. Ce que je sens c'est qu'il faut que quelque chose (je ne sais pas quoi) naisse et trouve sa place. Je vais donc prendre ce temps là. Si vous pouviez me donner quelque indication j'en serai très heureuse.
Pour information: le papa de mes filles est venu un mois en vacances ici pour y retrouver comme chaque année sa famille. Il a passé deux heures avec Alice, deux avec Emilie. Un de ses frères m'a dit qu'il était reparti en plein délire paranoïaque (son père l'était et soigné en psychiatrie pour délire mystique) désirant "régler son compte à Alice". Pourquoi nul le sais. En tout cas voici encore un événement qui déstabilise fortement Alice très en demande d'être reconnue par son papa. Pour ma part je ne peux m'empêcher d'avoir mal pour ma fille. Emilie garde plus de distance. Son caractère est différent et elle s'est ouvertement positionnée par rapport à son papa.
Voilà Lou, encore merci chère Femme Sage ;-) Au soleil du dehors je préfère rester dans la pénombre du dedans, et quand cette pénombre devient part d'ombre c'est que le travail est en cours... "Le vent se lève, il faut tenter de vivre". Boris Vian
Très bonne journée à vous. A tout bientôt. Claire
Ecrit par : Claire | samedi, 15 août 2009
Bonjour Claire,
Oui, tout ce que vous dites sur la Lune Bélier est exact. Et vous avez une fille Soleil Bélier en la personne d'Alice. Elle a comme vous une opposition Bélier-Balance (Mars) et ce n'est pas pour rien qu'elle se retrouve devant un père qui lui rentre dedans. Jusqu'à ce qu'elle ré-agisse et retrouve ainsi son pouvoir d'agir (sans avoir besoin d'être provoquée que par elle-même et ses propres défis).
Pour l'instant, elle n'ose pas s'affirmer et quand elle essaie, elle recule parce que c'est risqué, parce qu'elle peut perdre "l'amour" de papa ? Alice doit devenir brave et faire la moitié du chemin vers l'autre, pas tout le chemin ! ;-) Ne la surprotégez pas, occupez-vous d'avancer vous, de nettoyer votre chemin pour ne pas lui laisser vos poubelles à vider, et de montrer l'exemple, c'est ce que vous pouvez faire de plus utile pour elle. On ne prend pas un Soleil Bélier par la main, on lui montre comment faire du feu lui-même ! ;-)
Restons dans nos grottes, le soleil prend toute la place dehors ! ;-)
Amitié,
Lou
Ecrit par : Lou 15/08 | samedi, 15 août 2009
Oui Lou et merci de votre réponse, c'est bien en ce moment en terme de "nettoyage personnel" que je me sens avançant, et surtout concernant Alice. Je me sens de toute façon au bout de tout ce que j'aurais "pu faire à sa place".
J'ai le sentiment que plus je vais aller faire l'inventaire de ce qui se trouve en moi plus cette mise à jour génère sa propre dynamique. Que l'exemple aussi est une bonne école. J'entends bien qu'il ne faut pas la surprotéger; je m'y tiens (dur de ne pas répondre à l'appel des tripes ;-)) du mieux que je peux. Une bonne chose: Alice déménage en fin de moi pour Nice où elle est nommée pour son premier poste. Elle sera donc loin de maman et exprime très fort son besoin de s'autonomiser et que je lui fasse confiance pour ce qui est par exemple d'organiser en tous points son installation. Qu'en pensez-vous? Au fond elle s'envole?
Encore merci, Lou, surtout pour le conseil concernant ma fille "on ne prend pas un Soleil Bélier par la main, on lui apprend comment faire du feu".
Très bonne fin de journée Lou :-) Claire
Ecrit par : Claire | samedi, 15 août 2009
Alice déménage "en fin de moi"... le fîtes-vous exprès ? ;-))))
C'est la meilleure chose qui soit. Qui soi ;-)
Très bonne fin de journée à vous aussi,
Lou
Ecrit par : Lou 15/08 | samedi, 15 août 2009
Merci Lou! Je le sens aussi ainsi. Je vous tiendrai au courant de la suite de tous ces mouvements :-)
Bonne fin de journée et merci encore de tout mon coeur. Claire
Ecrit par : Claire | samedi, 15 août 2009
En vous répondant précédemment je n'avais même pas noté que j'avais bien oublié le "s" à mois! Inutile de vous dire que je laisse tourner... ;-)
Bonne nuit sous les étoiles filantes, Lou. Claire
Ecrit par : Claire | samedi, 15 août 2009
Bonsoir Lou,
J'espère que vous allez bien. Le Sud est toujours aussi chaud et un orage ce soir joue avec nos nerfs: il ne pleuvra pas!
Je vous contacte pour une jeune femme, Fred, née le 30/11/78 à 21H20 à Paris, amie de ma fille aînée. Cette jeune femme doit subir une abblation de l'utérus et d'un morceau du colon pour endométriose stade 4. La chemin de Vie de cette personne est jusqu'à aujourd'hui des plus dramatique. Elle souhaiterait tenter d'abord de se soigner autrement que par la chirurgie, a prévu pour cela de se rendre en Inde rencontrer une guérisseuse. La perspective de ne plus pouvoir avoir d'enfant aggrave son état psychologique.
Quelles seraient dans son thème les perspectives d'avenir pour Fred? Je pense surtout en vous demandant cela à: peut-elle vivre cette situation en en faisant quelque chose de bon pour elle? Qu'aurait-elle à apprendre de cette maladie? L'intervention est-elle inéluctable?
Je vous remercie de tout coeur, Lou. Pour Fred.
J'espère que vous êtes entrain de passer une soirée des plus douce en cette fin d'été ;-)
Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 26 août 2009
Bonjour Claire,
Considérons d'abord la symbolique de l'endométriose (la muqueuse utérine qui se trouve en dehors de sa localisation normale). Ça nous parle d'enfant et plus précisément de peur à la pensée d'avoir un enfant. Est-elle en couple ? Ça peut aussi nous parler de culpabilité d'avortement : "l'enfant est ailleurs". Ça peut aussi nous parler de "foyer ailleurs" : soi ou une femme de l'arbre généalogique, n'est ou n'était pas "chez elle" là où elle vit ou vivait.
Toutes ces pistes sont à explorer car cette jeune femme a Venus Scorpion au Fond du Ciel, un amas en Sagittaire en maison 5 et Jupiter-Lune Noire Lion sur l'Ascendant. Je ne saurais donc trancher et tu peux voir avec elle si quelque chose lui parle, en plus de ce dont je parlerai à la fin de mon message.
Je ne me prononcerai pas sur l'opération mais si elle avait lieu, ce serait plutôt après son anniversaire prochain. Si elle maintient son projet d'aller en Inde, qu'elle y aille le plus rapidement possible.
Je voudrais ajouter deux choses : cette jeune femme est guérisseuse elle-même, surtout pour les enfants, pas de hasard... Le chemin qui la tire vers une guérisseuse peut-être le plus court chemin pour commencer à retrouver sa propre capacité. Si c'est l'Inde, pourquoi pas, son "maître" est de toute façon probablement étranger étant donné tout son Sagittaire.
La seconde chose, c'est qu'il faut absolument CESSER dès aujourd'hui de l'appeler et qu'elle se fasse appeler Fred !! Si elle veut conserver son utérus, qu'elle change de prénom si elle en a un autre "féminin-sans-aucun-doute" ou qu'elle s'en trouve un qui lui plaît qu'elle oblige ses amis à adopter pour l'aider dans sa guérison. J'ajouterai donc à toutes les symboliques dont je parlais : travailler sur l'ambiguïté sexuelle donnée à la naissance. Visiblement la famille voulait un garçon et en se faisant ôter l'utérus, elle obéirait probablement à cet ordre inconscient.
Tenez-moi au courant si vous voulez bien, pensées vers cette jeune femme et très bonne journée à vous ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 27/08 | jeudi, 27 août 2009
Merci Lou. De tout coeur!
Je voudrais transmettre au mieux ce que vous me dites à Frédérique. Elle sait qu'Emilie s'est adressée à moi pour l'aider ou la conseiller. Elle sait aussi que j'ai demandé ses coordonnées de naissance dans le but d'être éclairée par une astrologue qui lui permettrait de comprendre le "sens" de sa maladie et d'avoir un conseil sur l'intervention (si elle se confirme, si un autre chemin est possible).
Pensez-vous que je puisse sans la brutaliser lui transmettre tout simplement votre réponse?
Je connais Frédérique depuis plusieurs années. Son contexte de Vie, son histoire familiale, les douleurs et difficultés générées par celle-ci sont vraiment incroyables. Avec toujours chez elle, malgré tout, un encrage dans le vivant des plus touchant, des plus émouvant. Frédérique est "touchante" et quoi de plus naturel alors si son don est d'être guérisseuse. Elle a déjà un goût marqué pour les enfants et un savoir faire très beau avec eux (elle en garde pour gagner sa vie entre autre).
Elle connait déjà l'Inde pour y avoir passé avec un de ses compagnons quelques mois.
La maman de Frédérique était homosexuelle, s'est mariée en costume d'homme avec le papa de Frédérique, a appelé son enfant d'un prénom féminin-masculin, après une tentative de suicide s'est retrouvée en fauteuil roulant, le premier compagnon de Frédérique était lui-même en fauteuil roulant, du côté du papa Frédérique il me semble me souvenir est totalement rejetée... Enfin oui, pour elle le chemin est particulièrement difficile. Je suis heureuse pour elle de ce don de guérisseuse; quelqu'un le lui avait déjà dit. Elle pourra "faire de sa blessure une perle".
Je me sens un lien de maman avec cette jeune femme et de compassion fort. J'attends pour la contacter votre réponse afin de ne pas commettre d'erreur. Très chaleureusement. Claire
Ecrit par : Claire | jeudi, 27 août 2009
Je pense qu'on peut parler clair avec cette jeune femme.
De ce que j'en comprends, à la fois elle ne veut pas "se reproduire" (reproduire sa mère avec tout ce que cela signifie, paralysie, homme qui rejette l'enfant, et sa propre histoire à elle) et d'autre part, la femme "devient homme" dans son histoire. D'où l'ablation de l'utérus comme "solution". Et ça n'en est pas une évidemment.
Tenez-moi au courant ;-)
Ecrit par : Lou 27/08 | jeudi, 27 août 2009
Encore merci Lou pour votre belle Lumière ;-)
Je vais appeler Frédérique et vous tiendrai au courant. Claire
Ecrit par : claire | jeudi, 27 août 2009
Bonsoir Lou,
J'ai lu à Frédérique nos échanges. Elle vous remercie. Sur le passage du changement de prénom elle a réagi très vivement en disant qu'elle en avait assez en effet qu'on l'appelle "Fred" ;-) et qu'elle était entrain de le faire savoir autour d'elle. Son nouveau prénom sera Frida. Elle va donc partir en Inde, et sur la question de son don de guérisseuse ce que vous en dites confirme ce qu'on lui a déjà dit. En revanche difficulté sur ce que l'on peut appeler les désirs de l'inconscient. L'ablation de l'utérus ne se décidera qu'au moment de l'intervention. Alors fasse la Vie, la Vie en Frida, que ceci soit évité. Elle travaille beaucoup sur elle. Encore merci Lou.
La maison d'Hervé est vendue; à un couple de Belges. Voilà, le pas est franchi;-) Nous prospectons en ce moment pour trouver un terrain sur lequel nous pourrions faire de l'habitat groupé bio-climatique, sorte de éco-hameau, avec au moins deux autres foyers. Nous sommes en relation avec un couple plus jeune que nous qui semble être dans la même démarche de décroissance et de solidarité. Pouvez-vous me dire si dans mon thème apparaît un déménagement ou la crétion d'un lieu de vie collectif?
J'ai aidé ce week-end ma fille Alice à "déménager en fin de moi". Ce ne fut pas ce qu'il y a de plus léger; de l'émotion, mêlée à du ras le bol, une sensation de quelque chose qui est au bout et qui lâche, un au-revoir, une séparation, et en même temps beaucoup de rires, de l'humour, du neuf, du demain, une continuité et de la différence.
Je commence à ressentir certaines de vos paroles, non pas à les comprendre mais à réellement les ressentir parceque leur sens s'incarne dans mon expérience. Enfin oui, à com-prendre;-)
J'ai passé la journée avec ma chère Vanille afin de commencer à formaliser notre projet de travail. Ceci me réjouit et me porte. Le fait de pouvoir définir les contours apporte une dynamique et une énergie paisible. Du plaisir!
Ce travail fait avec vous m'a permis et continue de me faire avancer. Ce "nettoyage" s'il n'est pas des plus facile, surtout au début, à faire, devient un sens , une direction donnés à sa propre vie. Je commence à en rire de plus en plus. Merci au jeu de la distance mise, merci à l'humour. Ce devrait être un art sacré ;-)
J'espère que vous allez bien chère Lou. Je vous remercie encore de tout coeur pour votre disponibilité. J'espère que cette soirée vous sera belle et douce. Ici la chaleur nous accable toujours. Ciel, juste un peu d'eau!
Claire
Ecrit par : Claire | lundi, 31 août 2009
Bonjour Claire,
Toutes mes pensées pour Frida ! Je souhaite qu'elle envisage le meilleur pour elle et que le meilleur lui revienne.
Hervé a donc bien travaillé... et il tient à vous et l'amour fait gagner du temps ! ;-))
Alice est partie au pays de ses merveilles... Elle a très bien travaillé Claire ! ;-)
Un déménagement, oui certainement début d'année prochaine (Verseau très habité - Jupiter-Chiron-Neptune - en Fond de Ciel de la RS), vers février très possible.
En collectif ? Je ne peux pas répondre à cette question parce que le déménagement en couple serait déjà très "nouveau" pour vous, un pas vers ""l'inconnu" pour vous, donc marqué par le Verseau de toute façon.
Chaque fois qu'on arrive à reculer suffisamment pour sourire ou rire d'un événement passé pénible ou d'un soi passé qui n'a pas été bien formidable, on gomme, réellement comme avec une gomme, un barreau de la porte de la prison que nous avons nous-même refermée sur nous. Je vous souhaite une belle grosse gomme efficace ! ;-)
Bons échanges avec l'amie à la Vanille ! ;-)
Bonne soirée à vous,
Lou
Ecrit par : Lou 01/09 | mardi, 01 septembre 2009
Chère Lou,
Un grand merci pour votre réponse. J'ai ressenti une belle émotion en la lisant, avec des larmes de joie, comme celles que l'on peut avoir après la traversée d'une épreuve et que cette traversée nous a permis de progresser.
Je m'en vais penser à cet "inconnu", qui l'est bien évidemment, même si ce n'est pas la première fois que je m'unis à un homme. J'ai l'impression d'arriver à l'endroit d'où je souhaitais démarrer, comme si jusqu'à présent il avait fallu que je repasse par les mêmes travers.
J'ai repris le travail, après un arrêt de trois mois ;-), et je ne me sens plus tout à fait la même; je me sens transformée en bien des endroits. Je bénis ce temps que j'ai pris au départ un peu pour me "déprogrammer" et pouvoir continuer ma vie en connaissance de soi (en tout cas en meilleure connaissance). Ce n'était pas gagné, surtout quand je repense aux idées morbides qui m'habitaient avant de faire le chemin de St Jacques par exemple. J'avais vraiment le sentiment que j'allais être engloutie à mon tour, après mon père, ma belle-soeur, mon cousin... Vous m'avez beaucoup aidée :-)) et vos bousculades m'ont vraiment bousculée et chaque fois je me disais: "Oui, il faut aller y voir!". Même si ce ne fut pas toujours léger. Aujourd'hui je peux rire (j'exagère un peu, mais un large sourire cela oui je l'ai ;-) ) de toutes ces gestications, de cette tendance à dramatiser, de cette tendance à l'"importance".
J'ai regardé à nouveau le film de J.Campion "La leçon de piano". J'aime particulièrement cette fin radieuse où l'héroïne, dans la bienveillance et la force de l'amour, réapprend à petits pas et dans une grande pudeur, à parler. Je trouve ce film particulièrement "parlant" ;-). Un film sur la Re-Naissance (entre autre car il est truffé de tiroirs sur l'âme humaine). L'aimez-vous vous aussi?
Je m'en vais me détendre un moment et reprendre le chemin des Autres, des soins. Ce matin, j'ai pris une conscience nouvelle de ce que signifiait aussi mon métier. Après cet arrêt je l'habite différemment. Je sens pourtant qu'il est aussi temps d'en changer.
Quand la chiquenaude est donnée tout se met à bouger. J'espère pouvoir toute ma vie réussir à accepter les transformations. De toutes façons peut-on les refuser? Ce travail est me semble-t-il au centre de chaque vie. Merci encore Lou.
Chère Lou, je vous souhaite de tout coeur un bel après-midi. De l'eau? Et beaucoup de rires. A tout bientôt. Claire
Ecrit par : Claire | jeudi, 03 septembre 2009
Bonjour Claire,
Merci et je sens que vous allez faire beaucoup de bien et différemment à travers votre métier, parce que vous vous en êtes fait.
Le changement de voie viendra tout seul, laissez venir, on attire ce que l'on est.
Oui, ce film est très beau vous avez raison !
Passez une très belle journée et souriez beaucoup vous aussi ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 04/09 | vendredi, 04 septembre 2009
Bonsoir chère Lou,
En rendant une petite visite à votre site j'y découvre votre message. Je voulais juste vous dire que je suis de tout coeur avec vous et combien tout cela est navrant. Pour le mmoins.
Je vous souhaite beaucoup de force et d'énergie et la découverte pour vous y blottir d'un nouveau lieu qui vous enchantera encore et beaucoup. Je vous embrasse. Bien amicalement. Claire
Ecrit par : Claire | lundi, 07 septembre 2009
Merci Claire, c'est très gentil ;-) Je n'ai aucun doute que tout cela est juste. "Ailleurs" appelle, on va le rejoindre ;-)
Je vous embrasse, et préparez votre propre aventure sereinement ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 07/09 | lundi, 07 septembre 2009
Bonjour Lou,
J'espère que vous allez bien et que votre nouvelle installation continue à vous permettre de vous poser.
Je prends toujours autant de plaisir et de leçons de vie à lire vos divers échanges.
Je suis rentrée de quelques jours en Corse très touchée par la beauté et la force de cette île. Avant de partir j'ai bien suivi vos conseils de rituels pour la conjonction uranus-saturne. J'espère que mon inconscient les a bien compris ;-). En tout cas le plaisir et la joie de vivre sont au rendez-vous. Les projets aussi.
Aujourd'hui commence pour moi une nouvelle révolution solaire. Pourriez-vous me dire quels en seraient les points forts, les grandes lignes, ou la ligne maîtresse?
J'aborde cette année nouvelle année "dopée" de corail d'oursins et de soleil d'automne généreux.
Un peu de tout cela en brassées vers vous, ainsi que vers toutes les personnes qui visitent votre site et que je salue en amie.
Merci pour tout chère Lou. Bien chaleureusement. Claire
Ecrit par : Claire | jeudi, 08 octobre 2009
Bonjour Claire et très joyeux anniversaire ! ;-)
Quelle bonne idée d'aller prendre l'air marin après les touristes ! ;-) La Corse c'est la beauté et la nature assez sauvage pas trop loin, en effet ! Je la conseille toujours aux gens qui veulent aller "dans les îles" mais n'ont pas trop les moyens d'un voyage lointain.
Concernant la RS, c'est assez "simple" et cela va durer sur 3 ans, jusqu'à votre anniversaire 2012 : Saturne entre en Balance à la fin du mois. Il va concerner tous les couples, toutes les relations mais va faire travailler plus particulièrement les gens de la Balance (et du Bélier, le signe en face). Donc en dehors des changements dans le travail, déménagement, etc, reste le coeur de ce qui va vous occuper, vous modifier durant 3 ans : le couple ! ;-) Vous commencez ce processus par une inversion de l'axe Asc-Desc dans votre RS : votre Ascendant natal se retrouve au Descendant et votre Descendant natal à l'Ascendant de la RS (vous êtes donc Ascendant Scorpion cette année). Un petit peu comme si vous alliez chausser les chaussures de l'autre, vous retrouver dans une situation où "moi c'est toi et toi c'est moi". Chacun y trouve quelque chose de différent, vous verrez donc, à la fin de cette RS, ce que vous aurez trouvé en jouant à ce jeu ;-)
Avec cet aspect, on a l'opportunité de devenir beaucoup plus conscient des projections que nous pratiquons à notre insu.
Alors si vous ne deviez retenir qu'une chose de ce que je vous raconte : quand vous aurez envie de dire "tu........" (genre "tu es ceci, tu m'a fait cela", etc), essayez de retenir le "tu......." pour penser dans votre tête "je......" : "Tu m'as fait ça" doit devenir "à qui ai-je fait ça, moi ???" Essayez que cela devienne aussi systématique que possible.
Encore une très bonne année chère Balance ! Que Saturne vous guide doucement ! Donnez-lui la tête d'un "sage" que vous aimez ou appréciez, ce sera d'autant plus facile d'accepter les moments où il vous demandera : "Claire, sois claire avec toi-même !" ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 08/10 | jeudi, 08 octobre 2009
Merci de tout coeur, chère Lou :-)
Je suis heureuse à l'idée de pouvoir travailler sur les projections. Je m'en vais de ce pas mettre en pratique cet exercice de remplacer par "je" le "tu".
Je saisis mal en revanche le fait de remplacer le "tu m'as fait" par "à qui ai-je fait". Si par exemple je me sens blessée, ou trahie par quelqu'un, cela voudrait-il dire que je me pose la question "qui ai-je blessé ou trahi, moi?" ?
Bonne idée aussi que celle de matérialiser un sage auquel je demanderai l'appui ;-)
Aujourd'hui j'avais aussi au programme confiture de rhubarbe et gelée de coings; la maison est toute parfumée. J'aurais aimé vous faire goûter ces délices, et si vous êtes là demain, ce sera pâte de coings!
Je file à mes bocaux en vous remerciant encore de tout coeur. A tout bientôt chère Lou. Claire
Ecrit par : Claire | jeudi, 08 octobre 2009
Bonjour Claire,
Si vous vous sentez blessée ou trahie, cela ne signifie pas que "vous vous posez la question" (sinon il n'y aurait pas besoin de "mise en scène", votre conscience suffirait), cela signifie qu'elle vous EST POSÉE pour justement prendre conscience de quelque chose. En ne considérant que la responsabilité de l'autre dans ce qui se joue, on rate toujours l'opportunité qui nous est donnée de discerner et reconnaître NOTRE propre responsabilité (avec cette personne OU dans une autre histoire qui s'est jouée avec une autre personne). D'où les répétitions.
Votre inconscient n'arrête pas d'essayer de vous rendre consciente, donc il a des tas de scénarios en réserve ! ;-) Imaginez que vous ayez blessé quelqu'un, vous l'avez peut-être même oublié, vous ne vous en êtes peut-être même pas rendu compte ! C'est pourquoi une situation extérieure va essayer de vous rafraîchir la mémoire. C'est là qu'il ne faut pas rater le coche et se poser la question : "au fait, et moi, n'ai-je jamais fait ce que je reproche à x ?". Avant de se jeter à la gorge de celui ou celle qui nous rafraîchit la mémoire et tente, à son insu, de réveiller notre conscience, il faut retourner le regard vers soi. Si vraiment on n'y trouve rien, alors on n'a AUCUNE raison d'être blessé par ce qui vient de l'extérieur parce que ça ne regarde que son émetteur. Mais c'est bien rare qu'on ne trouve rien ! ;-)
Oulala, je cours pour la pâte de coings !! Cachez-la vite !!! ;-)))
Belle journée sucrée !
Lou
Ecrit par : Lou 09/10 | vendredi, 09 octobre 2009
Non Lou, je ne cache pas la pâte de coings, venez vite manger ce que je vous ai gardé et n'hésitez pas d'y amener les amies du blog :-) En fait le plaisir est de l'offrir, outre celui de son parfum et de faire perdurer un savoir ancien.
Merci pour vos précisions. J'étais restée sur l'idée (pour ce qui est des projections) que si par exemple quelqu'un me "crispe" c'est que je retrouve en cette personne quelque chose de moi dont je n'ai pas forcément conscience et que je n'aime pas, ou bien que je prête à quelqu'un des intentions qui seraient miennes en fait et seraient peu glorieuse, ou du reste aussi l'inverse tel que prêter à quelqu'un des qualités qu'il n'aurait pas...
Ce que vous proposez amène encore ailleurs c'est à dire revisiter à la faveur d'événements présents un passé oublié ou nié ou qui tout simplement à l'époque est "passé inaperçu". Une réécriture du passé, en se conscientisant à l'intérieur de celui-ci. Cela me fait penser au fils de Christiane Singer qui dit à sa maman à la fin de sa vie, à peu près ceci: "Quand on modifie son niveau de conscience (je l'associe à la responsabilité) c'est toute sa vie passée qui se trouve aussi modifiée. On peut ainsi et sans fin transformer et réécrire sa Vie".
Je vous rejoins totalement dans la part de responsabilité qui est la nôtre et l'intérêt de pas à pas découvrir et agrandir sa conscience. Je suis vraiment très heureuse à la l'idée de ce travail. Il prolonge et complète celui de "devenir une fosse sceptique en bon état de fonctionnement". Ce que vous préconisez est vraiment un superbe outil à compost. Un grand merci:-) Et puis aussi une belle façon d'abandonner l'étiquette de victime, qui est à mon sens un poison en soi qui entretient une mauvaise image de soi, voire ce fut le cas pour moi une profonde rancune à mon égard. Bref un piège infernal! Prendre (même quand je me suis vécue purement et simplement victime) mes responsabiliés continue à être un chemin de respect de soi et des autres bien.
Et le vin de myrthe cela vous tente? Dans quarante jours vous pourez le goûter, il aura le parfum fort du Désert de Agriates qui m'a laisser cueillir ces petites baies si odorantes et parfumées ;-)
Je vous souhaite une très belle fin de journée. Bien chaleureusement. Claire
Ecrit par : Claire | samedi, 10 octobre 2009
Bonjour Claire,
"La projection" est ce que vous dites. Ce que je dis ne va pas tout à fait "ailleurs", c'est la continuité entre "théorie" et "pratique", entre "pensée" et "acte". Dire par exemple : "j'ai conscience que je projette sur x ma propre capacité à mentir et tricher", nécessite, à mon sens, de passer à l'étape suivante : se remémorer quand, où et avec qui on s'est comporté comme notre projection le fait avec nous.
Pourquoi c'est nécessaire ? Parce que "la théorie" est intellectuelle et ne favorise jamais le changement, elle pourrait se résumer à : "oui, je suis menteuse et tricheuse... bon... ben voilà... vous pouvez me passer le sel ? ". Alors que se remémorer activement quand on a usé des armes qu'on reproche à l'autre, quand on a blessé comme l'autre le fait avec nous, quand on a nui comme l'autre cherche à nous nuire, cela RÉVEILLE des émotions, or tout changement passe par la transformation des émotions (Scorpion). Souvent, cela les réveille si bien qu'on pleure en réalisant ce qu'on a pu faire, en même temps que le plexus semble prendre un coup. C'est bon signe, on vient de se mettre à la place de la personne qu'on a blessée et on vient de récupérer nos déchets ! ;-)
"Quand on modifie son niveau de conscience, c'est toute sa vie passée qui s'en trouve modifiée", oui, c'est limpide ! Et en allant encore une fois un peu plus loin, c'est "le passé" de deux lignées, d'un arbre généalogique, de l'humanité, qu'on modifie !
Un être s'éveille, une cellule s'éveille, et le Corps entier de l'humanité en est changé.
J'avais lu rapidement : "vin de MYRRHE" !!! ;-) Normal, j'attends depuis longtemps que quelqu'un me dise comment faire et les proportions "d'antan" ! ;-)) Les Grecs en étaient friands et il paraît qu'on en donna à Jésus pour calmer ses douleurs sur la croix. Moi qui n'aime pourtant pas le vin, j'aimerais qu'on me parle du vin de myrrhe et je m'y essaierais même pour discuter avec Socrate sous les étoiles ! ;-))
Allez, je m'essaierais même aussi à votre vin de myrthe avec une pâte de coing ! ;-)) Ciel ! Notre spirit-boisson pour fauves s'enrichit... Cognac-rhum-vodka-vin de myrthe... j'ignore si on y survit, soyez prudentes ! ;-)
Belle journée à vous aussi !
Lou
Ecrit par : Lou 11/10 | dimanche, 11 octobre 2009
Bonjour Lou,
Je recherche dans de vieux grimoires la recette du vin myrrhé. J'ai l'impression qu'elle est drôlement bien préservée... mais je garde bon espoir! ;-)
Merci pour votre réponse, Lou. Commencer à sortir des projections, en tout cas les amener de plus en plus à la conscience, m'apporte comme une fluidité, une remise en mouvement des énergies, une légèreté. Comme on se sent plus léger après un grand nettoyage, ou après avoir fait un peu de vide dans ses placards. Dès que j'ai un moment je revisite à l'aune de ces transformations quelques événements du passé: je goûte à la fois le plaisir de pouvoir me dire tranquillement "oui, dans cette situation, c'est que je faisais.", et celui de pouvoir réparer ce qui m'apparait que j'ai fait à d'autres ou à moi-même. Ce travail me plait beaucoup.
Aujourd'hui je suis en souci: une de mes amies, née le 11 Déc.1949 à Toulon, est entrée à l'hôpital suite à un important malaise cardiaque. Le diagnostic est que sa valve mitrale est détruite et qu'il faut la changer en urgence. Ce malaise aurait pu lui être fatal. Elle va être opérée très vite. Sa vie n'a pas été facile: un mari difficile, des enfants difficiles, pas de métier, partie sans rien à 53 ans et faisant des ménages pour gagner sa vie, logée par sa soeur qui n'est pas toujours très amène, mais avec pourtant beaucoup de coeur et une belle vitalité.
Que devrait-elle comprendre de ce coup d'arrêt imprévu: le coeur est à bout? Que lui dit la vie à travers cette épreuve? De quelle façon positive peut-elle la regarder? Elle m'a dit "Je crois que là j'ai quelque chose à comprendre et à accepter". C'est pourquoi j'ai pensé vous poser ces questions.
Son intervention n'est pas sans risque même si à présent elle est très au point. Mais elle est confiante. C'est dans le psychologique que cela semble le plus l'interroger. Merci si vous pouviez lui donner les axes de travail et de réflexion. Je lui ai dit que je vous poserai ces questions. Elle en est d'accord.
Ce qui serait formidable serait que les fauves aient le vin gai ;-) Peut-on rire de tout? Je ne sais pas, mais rire de moi cela me fait bien rire;-)
Je vous souhaite une très belle soirée. Je m'en vais prier pour mon amie Chantal. Affectueusement. Claire
Ecrit par : Claire | mardi, 13 octobre 2009
J'ai oublié de vous donner l'heure de naissance de mon amie: 10H (matin) Merci Lou!
Ecrit par : Claire | mardi, 13 octobre 2009
Bonsoir Claire,
La période actuelle est très remuante pour votre amie, en effet. Vous avez raison, cela aurait pu aussi être fatal. (Pour ceux qui peuvent suivre l'astro, voici les points principaux : Soleil progressé est opposé à Pluton natal en Lion en 8, en même temps que Jupiter-Lune Noire transitent en opposition à Pluton natal, qu'Uranus transite en opposition à Mars natal, que Pluton transite sur Mercure opposé à Uranus. Dans la RS, c'est aussi le retour de Saturne lui-même et il est maître de la 8 de RS).
Claire, j'aurais besoin d'éclaircir quelque chose : ce que votre amie a vécu vers ses 9 ans, probablement en 1958 ? Pensez-vous pouvoir le lui demander ?
Je pense qu'il y a une douleur qui est restée logée en elle depuis lors et qui bloque le courant vital. Si elle est encore en vie, c'est qu'elle n'a pas "achevé" quelque chose et dois le faire.
Je vous embrasse toutes deux,
Lou
Ecrit par : Lou 13/10 | mardi, 13 octobre 2009
Merci de tout coeur Lou! Oui, je vais pouvoir lui demander ce qu'elle a vécu au cours de l'année 1958. Dès que j'en aurais parlé avec elle je vous le transmettrai.
Merci encore beaucoup. Je lui transmets vos bisous et vous en envoie tout plein en brassée.
Je vous souhaite une belle nuit. Claire
Ecrit par : Claire | mardi, 13 octobre 2009
bonjour chère Lou,
J'ai pu parler avec Chantal. Elle ne se souvient pas d'un événement qui l'aurait marquée fortement. Cependant à 8 ans sa soeur et elle sont mises en pension. Chantal en a gardé un très mauvais souvenir: l'isolement, le placard dans lequel on enfermait les "enfants pas sages", les WE où les parents ne venaient pas les chercher...
Elle m'a aussi parlé de la mort de sa grand-mère. Chantal avait 11 ans. La grand-mère souffrait d'un cancer du sein, était installée dans la salle à manger, du pus sortait du sein, quand elle est morte Chantal a été envoyée chez une voisine et dit qu'elle savait ce qui se passait mais ne parvenait pas à éprouver le chagrin.
Je lui ai lu votre réponse. Elle vous remercie de tout coeur (sans vouloir faire de jeu de mots ;-) ) Avez-vous une idée de ce qu'elle aurait à "achever", ou en tout cas du domaine dans lequel cela se situe?
Je vous remercie beaucoup pour elle. J'ai connu Chantal dans le cadre de mon métier: elle venait faire le ménage chez une dame que je soignais. Nous nous voyions tous les jours et notre amitié est née peu à peu de nos échanges. Chantal est une vraie philosophe, et a un coeur ouvert et intelligent. Voici ce qu'elle m'a dit quand elle a appris que pendant l'intervention on arrêtait quelques instants le coeur: "j'aimerais que pendant ce temps je puisse recevoir un don qui me permette après d'aider le autres."
Je vous souhaite une très belle journée , chère Lou!
Que vais-bien pouvoir fabriquer encore comme boisson qui enivre les Fauves? Vin de figues? Je pars m'y essayer. A tout bientôt Lou;-) Je vous embrasse bien fort. Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 14 octobre 2009
Bonjour Claire et merci de faire la porteuse de missives ;-)
Donc vers ses 9 ans Chantal se trouve dans une pension-prison avec mitard... Sait-elle pourquoi elles furent mises là, elle et sa soeur ?
C'est là, je pense, que son Soleil maison 12 vit ce qui restera une marque au coeur : l'abandon, le sentiment d'isolement, l'absence de secours et le "si je n'existais pas, à qui je manquerais ?" (Pour les astros : Révolution Solaire 1977 avec Soleil-Saturne en 12, Lune-Uranus en 8 opposés Chiron, Pluton progressé sur la Lune).
Ce que Chantal a à achever ? Mais elle vous l'a dit Claire ! ;-) AIDER LES AUTRES ! Faire vivre son Soleil-Chiron Sagittaire maison 12 pour qu'il soit autre chose qu'en "prison"...
Dites-moi... son axe des Noeuds étant pile sur votre Soleil-Lune, vous avez "à voir", possiblement, avec la "réalisation" de votre amie. Est-elle à la retraite ? Si oui, pouvez-vous lui confier de vous assister, en ceci ou cela, ou vous accompagner dans certaines de vos actions ? Je ne sais pas, réfléchissez à cela... C'est d'être utile qui manque à Chantal, de donner "le trop-plein" de coeur... Le "don" elle l'a ! Elle aime les humains malgré et envers son histoire !
Du vin de figue !! ;-)) Les fauves vont courir vite dans les bois !! ;-))))
A vous lire, portez-vous bien toutes les deux, mes pensées avec vous,
Lou
Ecrit par : Lou 14/10 | mercredi, 14 octobre 2009
Chère Lou,
Je suis très émue par votre réponse: oui, Chantal aime et sait aimer; et aimer vraiment et respecter la Vie.
Je suis émue aussi d'apprendre que je peux avoir "à voir" avec sa "réalisation". Voilà un beau cadeau d'amitié que je pourrai lui faire. Depuis que je la connais j'essaie à ma façon de lui montrer sa valeur et de lui dire combien elle est précieuse et tout ce qu'elle m'enseigne. Quand je lui ai demandé si elle m'autorisait à prendre contact avec vous la concernant, c'était au fond de moi avec l'idée de l'aider précisément à se réaliser, à "faire de sa blessure une perle". Je vais donc continuer dans ce sens. De quelles qualités qui seraient en moi pourrais-je me servir le mieux?
Le mot "prison" apparait dans votre réponse. Chantal est claustrophobe. Et son fils a été emprisonné suite à une affaire de complicité de meurtre. Alors il m'est revenu ses propres paroles. "On ne s'imagine pas l'humiliation que c'est aussi pour ceux qui vont visiter des détenus, d'être fouillés, laissés dans un sas sans rien, sans parole, sans objet, de lutter contre l'angoisse créée par le lieu, par la douleur d'y imaginer un être que l'on aime, la force qu'il faut pour donner du courage alors qu'à l'intérieur on n'est que tristesse... C'est pour cela, parce que je sais ce que c'est que j'aimerais un jour pouvoir aider les gens qui ont un être cher en prison. Parce que je sais exactement ce qu'ils vivent de douleur et de honte." Quelle sagesse et quelle grandeur!
Si elles sont allées en pension sa soeur et elle c'est que la maman partait seule travailler à Paris. Le couple s'est définitivement séparé quelques années plus tard, et Chantal bien qu'aimant beaucoup sa mère a choisi de vivre avec son papa.
Et je repense à certains de vos conseils si précieux: qu'on ne peut donner que ce que l'on a trouvé, on ne peut soigner que par ce qui nous a soigner. Je repense aussi à nos premiers échanges, à ce désir d'aider l'autre mais sans trop savoir comment ni ce que recouvre cela profondément pour moi. Vous m'avez demandé "Vous ne voulez vraiment plus aider les mourants?", et là, avec ce qui arrive à Chantal et cette correspondance avec vous, je me dis qu'"aider" est toujours aider une personne en fin de Vie, car si l'aide est ce qu'elle doit être, alors la personne en sort transformée. Elle passe nécessairement par les phases terribles et initiatiques de la mort. Et je peux en parler puisque j'ai accepté de mourir celle que j'étais. Je crois que je peux aider quelqu'un à marcher vers sa propre transformation. Pensez-vous, Lou, que cela soit juste? Si j'ai pu en accompagner tant jusqu'à leur dernière limite, "au bord de leur Grand Rift" comme je le dis parfois, alors peut-être puis-je oser les accompagner pareillement dans la Vie, dans ces multiples morts que sont chaque transformation?
Ce que j'ai vécu aussi avec mon propre père m'a beaucoup enseigné. L'accompagner jusqu'au bout a été à la fois terrible et Beau. C'est comme une Grâce que l'on reçoit en échange. Le plus terrible quand il est accepté et vécu sans le réprimer nous amène dans des recoins qui nous grandissent. Aujourd'hui est le jour de son anniversaire.
J'ai encore du mal à oser vraiment aider. Je vais le faire en toute conscience avec Chantal. Pensez-vous que l'on puisse se soigner en soignant?
Les fauves vont courir vite et leur ivresse leur feront faire griffes de velours ;-)
Merci pour tout, chère Lou. Je vous embrasse bien fort et Chantal se joint à moi. Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 14 octobre 2009
Oui, on se soigne en soignant, on s'aide en aidant, parce qu'extérieur et intérieur sont les deux faces d'une même pièce.
Chantal, ce qu'elle a surmonté pour son fils, elle peut s'en servir comme visiteuse de prison, elle rencontrera d'autres parents qu'elle pourra soutenir. C'est une idée, mais qu'elle suive la sienne surtout !
Qui peut le plus peut le moins... vous avez accompagné vers la mort, vous pouvez accompagner vers la "mort initiatique" du vivant !
Très joyeux anniversaire à papa-en-Claire ;-)
Tenez-vous la main vous et Chantal, faites un bout de chemin qui sera bénéfique pour chacune...
Douce nuit à vous,
Lou
Ecrit par : Lou 14/10 | mercredi, 14 octobre 2009
Bonjour Lou et grand merci pour vos conseils et éclairages ;-)
L'idée de cheminer main dans la main avec Chantal me réjouit. C'était déjà un peu le cas et la route va se poursuivre avec plus de conscience. Merci :-)
Merci pour elle, qui vous remercie aussi et continue à traverser cette "alerte" de la vie avec beaucoup de sagesse.
Merci aussi pour cet anniversaire "papa-en-Claire"; tout d'un coup j'ai vécu son départ comme moins définitif. Vous m'avez fait réaliser sa présence toujours en moi. ;-)
J'ai appris aussi que Frida, l'amie de ma fille aînée, était déjà partie pour l'Inde. J'espère que là-bas elle se ressourcera, sera peut-être initiée à ses dons de guérisseuse, et amorcera un chemin de guérison.
Je vous souhaite une très belle journée, fraîche et lumineuse comme un jour de mistral. Pas de vin aujourd'hui: mais crêpes et tisane. L'automne est bien là ;-))
A tout bientôt, je vous embrasse. Claire
Ecrit par : Claire | jeudi, 15 octobre 2009
Bonsoir Claire,
J'ai donc effacé votre message de ce jour selon votre demande.
Je ne suis pas optimiste, je vous le dis tout de go. Ne vous précipitez pas pour la maison, vous auriez "l'histoire qui n'en finit pas" dans les pattes et sans moyen de vous recharger énergétiquement parce que vous seriez "dedans" quotidiennement.
Votre histoire, pour l'avoir déjà entendue de nombreuses fois, ne se résout pas en demandant à l'autre de faire ceci ou cela, en le surveillant, en espérant, en mettant des ultimatums et en vivant dans l'espoir puis la déception en permanence. Vous attendez qu'il change n'est-ce pas ? Et vous pensez qu'il le fera n'est-ce pas ? Or votre ombre ne changera pas.
QUELLE EST LA PERSONNE qui est réellement derrière l'homme dont vous parlez ? Il y a urgence à ce que vous reconnaissiez la personne dont vous attendez TOUJOURS l'attention, la considération, le respect, l'amour. A cause de cette attente, on vous marche dessus et on vous domine, parce que vous êtes persuadée que vous n'êtes pas à la hauteur, que vous ne méritez pas, que vous êtes méprisable.
Je vais vous dire ce que vous savez mais avez besoin d'entendre : c'est parce que vous êtes forte et aimante que vous attirez des personnes "dominées" derrière des apparences dominatrices, et qui ne peuvent pas aimer. Sinon vous ne les intéresseriez pas !!!
Claire, de toute urgence, mettez un nom réel sur cet homme, mettez de la lumière sur l'ombre que vous projetez sur lui !
Dans son histoire à lui, vous êtes "la mère indulgente et totalement dévouée", celle qui permet d'affronter l'autre femme, "la dominatrice qui fait peur" : Lune versus Lune Noire. C'est là toute la perversion de la situation : c'est VOUS qui permettez celle qui, de votre point de vue, est "l'intruse" ! Pour lui, ce n'est pas une intruse, c'est LA guerre de sa vie, une guerre de haine-amour avec sa mère. C'est un plaisir, une jubilation, une jouissance, une rassurance, de la savoir accro à lui ! MAMAN TIENT DONC A MOI !!
Ça vous dit quelque chose, Claire ?
Et inversement, "l'intruse" vit la même chose avec lui. Leur relation, c'est "jamais avec toi et jamais sans toi" et ça n'en finit jamais. Pour que ça s'arrête, la haine du parent concerné devrait être conscientisée, et la quête de son amour aussi ! Mais alors la névrose s'arrêterait... or c'est devenu un jeu (je) dont ils ne peuvent plus se passer et qu'ils n'ont pas envie d'arrêter. C'est "leur danse amoureuse"...
Vous, vous permettez qu'il ne se méprise pas. Vous lui donnez une image forte et belle de lui-même qui lui permet de s'abaisser dans la guerre en gardant la tête haute et en étant blanchi. "Vis ta névrose, je m'occupe de te faire croire que tu es sain d'esprit même si je dois perdre la tête moi-même", pourrait être le résumé de ce que vous faites.
Je veux que vous voyez que vous nourrissez deux névroses : la sienne et la vôtre. Elles ont le même point de départ : le manque d'attention et d'amour. A partir de là, vous avez pris un chemin, lui un autre, et vous êtes maintenant face à face.
Je m'arrête, c'est assez pour vous permettre de déblayer un peu les choses, j'espère.
Laissez passer le temps de votre réflexion et votre ressenti, et revenez me dire...
Je vous embrasse, belle madame ! Ne laissez personne vous abîmer, surtout pas "au nom de l'amour".
Lou
Ecrit par : Lou 20/10 | mardi, 20 octobre 2009
Bonjour Lou,
J'ai reçu à priori votre réponse commme une confirmation de choses que je ressens. Merci d'avoir effacé mon message, et merci de tout coeur pour la façon dont vous me répondez. Vous êtes claire et directe et je souhaite ne plus perdre mon temps.
Je vais effectivement laisser vivre en moi les axes de réflexion que vous me donnez.
Cependant pour ne pas chercher en pure perte: il me semble que c'est de ma mère que j'ai toujours attendu amour et reconnaissance. Si c'est elle, se peut-il que même le sachant, et ayant amené par force travail la relation à un endroit où elle se transforme peu à peu, je puisse poursuivre cette demande inconsciemment encore?
J'ai l'impression d'avoir changé, en tout cas d'avoir gagné en lucidité. Est-ce ce qui fait que je me sens dans une urgence, une nécessité, pratiquement celle de tout envoyer promener?
Je laisse tourner aussi, pour mieux me l'approprier par exemple "C'est VOUS qui permettez celle qui...", "Vis ta névrose, je m'occupe de ...", "Vous nourrissez deux névroses..." Je discerne la double entrée permise par ce que je suis. Je ne peux tout simplement plus me vivre ainsi. J'ai, quasi physiquement, envie de m'enlever quelque chose qui m'infeste.
J'ai toujours regardé du côté de ma mère: un tyran pour moi de toute évidence. Enfant elle me terrorisait et je ne l'aimais pas du fait qu'elle me faisait peur. Je me souviens nettement de faits précis où j'obtempère à ses commandements en les trouvant injustifiés et excessifs et en maudissant ce qu'elle est c'est à dire quelqu'un qui exerce gratuitement son pouvoir sur quelqu'un de gentil. Une puissance gagnée piteusement sur le dos d'un enfant.
J'ai toujours tout vu et compris, enfant, de cette injustice. Mais ces sentiments étaient forcés au silence par la terreur(le mot n'est pas faible) qu'elle m'inspirait.
J'ai attendu comme on attend l'eau dans le désert les manifestations de sa tendresse.
Aujourd'hui j'ai du respect pour elle, des devoirs envers elle, mais ne suis pas animée de tendresse sincère. De mon côté en tout cas il y a eu trop peu de ce dont un enfant a soif pour se construire bien. Le lien est ce qu'il est.
Mon père, homme bon, doux et surtout très créatif (un artiste :-) ), n'a jamais fait le poids contre ma mère. Elle l'humiliait régulièrement et je détestais qu'elle l'humilie. Cela était gratuit, et je vous avoue que j'ai pris très tôt sur moi la charge de le défendre. J'étais brisée de le voir maltraité, révoltée par ses paroles incisives. Je la voyais jouir de son pouvoir; c'était pour moi totalement perceptible et c'est cela que je ne lui pardonnerai jamais: elle jouissait de son pouvoir, elle y a pris du plaisir. J'ai toujours tout vu. Un jour, mon mère avait arbitrairement décidé que je ne sortirai pas. Pourtant j'étais on ne peut plus sage, première de classe, discrète, c'était un jeudi et elle avait dit "NON". Je lui ai dit que je ne lui appartenais et que j'avais aussi un père et que j'allais lui demander cette autorisation. Mon père m'a dit: "Ca c'est maman qui décide...", "Mais tu es mon papa, toi aussi tu as le droit...". J'ai compris ce jour-là que je ne pouvais pas compter sur lui pour me protéger, me défendre, en tout cas pas contre cette espèce de garde chiourme qu'était ma mère. J'ai aussi envie de déposer cette charge qui me pèse de protéger mon père, et de protéger qui que ce soit qui n'est pas fichu de me le rendre. Je crois que ce n'est pas juste: désormais je préfère apprendre à quelqu'un à avoir du courage. Au fond, depuis que je suis née je ne cesse de m'affronter, avec courage aux autres, à la vie et aussi à la mort (j'ai envie d'oser le dire: il faut un sacré courage pour parler, caresser, écouter, regarder, continuer à aimer dans la transformation du corps et des pensées, l'autre) alors que chacun fasse sa part de travail!( Je sens la colère, mais surtout une position en moi qui se dresse)
Sans doute par projection (il subissait ce que je subissais), j'avais à son égard une grande compassion, l'envie qu'il se sente aimé. Et je sais qu'il m'aimait. Mais il n'a pas tenu le rôle du papa qui protège, qui est fort...etc
Je n'arrive pas à me révolter de cette carence.¨Parce qu'il était profondément bon, autant que ma mère était dure. Lui et moi étions pareils, nous nous comprenions et vivions une belle relation privilégiée, qui pouvait se passer de mots, d'effusions, une relation pudique, et pourtant dès que nous étions en présence l'un de l'autre nous étions bien. Comme on est bien dans la présence de quelqu'un qu'on aime.
Quand ma mère arrivait, chacun rentrait aux abris.
Pourtant là, je contacte une colère, une révolte: j'ai quand même porté en moi une charge que je n'avait pas à porter.
Je fais le parallèle entre ma situation actuelle et celle de mon enfance. Est-ce juste, Lou? J'aide (ou ce que je suis lui permet) un homme à redresser la tête devant une femme qui le soumet. Cet homme quand je demande UN SEULE FOIS de se positionner dans sa fonction (amant ou père), alors qu'il sait qu'il peut compter sur moi, me laisse dans les griffes du tyran. Et poursuit bien sûr sa relation avec l'autre sans livrer combat.
Au fond, Lou, je me suis faite seule et je ne supporte plus de donner à perte. Ce n'est pas un calcul; l'amour ne connait pas le moins, l'amour apporte toujours un véritable contentement dans le coeur, même si on donne sa chemise et qu'il ne nous reste rien. Je connais trop bien l'état de grâce qui remercie par exemple d'avoir eu le courage d'accompagner quelqu'un jusqu'au bout. Et je ne le ressens pas avec Hervé.
Chère Lou, pourriez-vous me dire si mes réflexions partent dans le bon sens? En tout cas encore merci vraiment de tout coeur. Cete bonde qui s'est ouverte je ne peux pas la refermer, et même si cela me remue je suis prête à regarder les réalités qui sont en moi. Il s'agit pour moi d'une véritable nécessité.
Je vous embrasse de tout coeur, chère Lou. Vraiment de tout coeur.
Pluie sur le Sud, miel de gingembre en préparation, peut-être pour les crêpes ;-) Il y en aura pour vous, et tous les gourmands ;-)))) Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 21 octobre 2009
Bonjour Claire,
Votre réflexion va tout à fait "dans le bon sens" et donc en résumé : l'homme (je ne veux pas le personnifier car lui vit une tout autre histoire) joue le rôle du papa que vous voudriez voir s'opposer à "sa femme" et vous défendre. Et il joue aussi le rôle de la mère telle que vous la décrivez : vous humiliant et vous bridant sans que vous compreniez pourquoi. Parenthèse : d'après vos thèmes, vous avez exactement la même Venus Scorpion vous et votre mère, donc problème de jalousie probablement. Avec votre père, Balance comme vous, vous étiez comme "un couple". Cela devait déranger votre mère et elle cherchait probablement, inconsciemment, à casser la relation avec votre père (comme "l'intruse" fait avec vous et votre ami). Deux "filles" pour un seul "papa", c'est souvent une de trop...
Si l'on devait résumer le résumé cela donnerait à peu près ceci : vous projetez les ombres de votre relation à père et mère, sur l'homme. C'est la continuation d'une "mise en scène" par votre inconscient, pour qu'il en émerge de la conscience. Votre mère était ce que vous dites MAIS votre père l'a épousée et ne l'a jamais quittée malgré le manque d'amour et la peur et la domination. D'où venait cette "attraction" ???? Et c'est là que votre ami, en vous décrivant ce qu'il comprend de son "attraction" pour "l'intruse", vous montre la piste !
A mon avis, LA question fondamentale qui vous travaille est : "comment quelqu'un que j'aime peut aimer quelqu'un que je n'aime pas et qui ne m'aime pas, et la laisser me faire du mal ?!"
La réponse, vous commencez à l'entrevoir... Elle dit : parce que vous ne voyez chez la personne que vous "aimez" que ce que vous VOULEZ voir, pas sa totalité. Sa totalité, qui comprend AUSSI son ombre (le petit garçon en relation haine-amour avec maman), vous déplairait...
Rendez à votre père "sa complétude", si vous le pouvez, et votre mère ne sera plus aussi "chargée" de toutes les responsabilités ! ;-) Il n'y a pas de bourreau, pas de victime, seulement une danse de complices liés par leurs inconscients ! C'est pour cela que si vous acceptez votre ombre mise en scène et projetée sur votre ami (votre difficulté d'enfant avec vos parents), vous accepterez la sienne (à la fois semblable et différente de la vôtre). Toutefois, cela ne signifie pas que vous pourrez vivre ensemble.
Dites-moi si c'est clair pour vous, Claire ? ;-)
Miel de gingembre !!! Vite que vous ouvriez une boutique sur le net !! ;-))
Je vous embrasse,
Lou
Ecrit par : Lou 21/10 | mercredi, 21 octobre 2009
Bonsoir Lou, J'ai fait plusieurs tentatives d'envoi de message qui échouent. Je persévère ;-) Je vous embrasse très fort, et un grand merci! Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 21 octobre 2009
Bonjour Lou,
Vous ne pouviez être plus claire ;-)
Je commence à contacter en moi la relation triangulaire "papa-maman-moi" et les places que je donne aux paersonnages.
Je vis "maman" comme l'entière fautive, par ce qu'elle est, ce qui me permet de diriger, d'exprimer une rage, une déconvenue lourde à l'égard de "papa".
"Papa", le premier homme de ma vie, est celui avec qui je peux vivre une très belle relattion, dans laquelle je n'ai ma place (place de sa "bonne" femme, puisque je le vis comme un faible que je protège), que si "maman" n'est pas là e je lui donne aussi ce que je crois DEVOIR lui donner et qu'elle ne semble pas lui donner (l'estime de soi, sa valeur...).
MAIS, je ne me révolte pas comtre la faiblesse de "papa", je la compense à l'infini. C'est là que je vois pour moi le début de mon prorpre piège. Car je me nie.
Et je rejoue donc cela à l'infini dans mes relations amoureuses, puisque cela permet à l' "homme" de reser dans sa faiblesse.
Je crois qu'il est temps aujourd'hui d'aller "ouvrir" du côté de "papa". Et d'aller souhaiter un bon anniversaire à "maman" :-)
Est-ce juste, Lou?
Je vous remercie de m'accompagner dans ces moments car j'ai vraiment besoin de dénouer cette part de sombre en moi, de l'éclairer. Je vous embrasse très fort.
Partage de miels et confitures sur le net, et un petit coup de vin de fruits ;-=
Claire
Ecrit par : Claire | jeudi, 22 octobre 2009
Bonjour Claire,
Heureuse que nous nous comprenions, les malentendus sont si fréquents par le net ;-)
Vous pouvez aller plus loin, vous y êtes presque arrivée.
En voulant donner de la force, de la confiance en soi à votre "père-homme-amant" c'est à vous que vous cherchez à en donner ! Vous avez parfaitement bien vu "l'identification" à votre père, bravo ! C'est cette identification qui vous pousse à vouloir "aider", "sauver", le père-homme-amant.
Il y a deux formes d'identification. L'identification "personnelle" qui dit "tu me ressembles, je te ressemble, on est pareils !" (sous-entendu mêmes souffrances, mêmes caractères, mêmes physiques, etc). C'est la plus répandue.
Au départ de toute profession "d'aide", toutes, il y a NOTRE propre blessure ! C'est imparable ! On ne va pas vers "l'aide aux autres" sans avoir reçu la blessure de papa ou maman en héritage, ou souffert par papa ou maman (j'exclus ceux qui vont vers l'aide aux autres pour se faire de l'argent sur la misère humaine).
Ce besoin "d'aider" repose sur l'identification personnelle : tu souffres et en toi je reconnais ma souffrance ou ma faiblesse ou ma peur, je veux la soulager, l'annihiler. Cette identification s'opère par le signe du Lion dans nos thèmes : "j'aime ce qui me ressemble" (c'est pour cela qu'on a fait de la maison du Lion dans notre thème, la maison des amours plurielles, celles au travers desquelles on SE cherche et SE reconnaît - "stade du miroir" en psy).
Et puis peut se produire "l'identification spirituelle" ("impersonnelle") qui est une empathie d'être essentiel à être essentiel, de "divin" à "divin", qui naît de la conscience de "je suis ÇA'" (sous-entendu : je contiens tout ce qui m'entoure, je contiens l'univers, moi et toi sommes reliés par la même essence, moi et tous formons un même corps).
Si l'on passe de l'identification perso à l'identification spirituelle, on ne s'attache plus à ce qui nous "ressemble" POUR lui demander de changer ce que nous ne parvenons pas à changer nous-même ! Ce qui est le mécanisme classique des couples qui se disputent ou se font souffrir et ce qui explique POURQUOI ils se disputent et se font souffrir.
En lâchant la main de votre fille, vous lui avez fait confiance, vous vous êtes donc fait confiance A VOUS ! (identification "perso"). De même, si vous ne vous identifiez plus à une victime, une personne dominée, une personne faible, etc, vous verrez vos ressources donc les ressources de l'autre et non plus ses manques. Et vous aurez tellement dû muscler votre courage, votre confiance et votre humilité, que quand vous verrez quelqu'un ne pas vouloir faire sa part de chemin alors que vous avez parcouru la moitié du pont pour lui, vous serez capable de lui dire comme nous disait Jodo : "eh bien crève !".
Vous trouvez ça dur ? Oui, ça l'est. Mais on n'aide pas les gens en les portant, on risque juste de crever soi, en plus en n'ayant pas vu celui qui est, lui, déjà presque au milieu du pont et avec qui on va pouvoir boire le champagne spirituel ! Alors oui, il faut que ceux que vous "aidez" portent leur chaise au milieu du pont, même avec les dents, même en pleurant des torrents de larmes, comme vous l'avez fait vous-même. C'est vital pour eux. Sinon c'est qu'ils ne veulent pas vraiment changer et il faut cesser de perdre votre énergie pour eux.
Partageons le miel et les confitures, c'est un délice infini sur un pont...
Lou
PS : avez-vous lu "Un pont sur l'infini" de Richard Bach ? ;-)
Ecrit par : Lou 22/10 | jeudi, 22 octobre 2009
Merci de tout coeur Lou,
Merci d'accepter de me guider. J'avais besoin d'un repère. Cela me permet de prendre confiance et d'aller plus loin.
Je suis en effet à l'endroit dont vous me parlez et qui peut paraître cruel; celui où l'on dit à l'autre "Si je l'ai fait et compte tenu de ce que cela m'a demandé, alors fais en de même." Cela aussi j'ai eu du mal à y parvenir, et aujourd'hui je commence à l'habiter en moi. Oui, j'avais toujours envie de faire POUR les autres, et OUI, je faisais pour les autres ce que je souhaitais que l'on fasse pour moi, parce que je n'osais pas me l'offrir.
Il m'est arrivé de ressentir physiquement même ce poids en trop que je portais, et une violence envers moi-même à m'alourdir moi-même par complulsion.
Je vais continuer ce chemin. J'y ai travaillé chaque jour de ma vie, je crois.
Merci du fond du coeur pour vos échanges, et votre richesse et votre humanité.
Oui j'ai lu "Un pont sur l'infini", il y a longtemps et je crois qu'à la lumière de ces échanges je vais y retourner ;-)
Sur le pont il peut aussi y avoir dans danses à ce que l'on m'a dit ;-)
Merci. Claire
Ecrit par : Claire | jeudi, 22 octobre 2009
Bonjour Lou,
Je continue à ressentir très fort la pousser du désir de bouger en moi, de ma déplacer. Dans un de vos courriers vous me dites que je peux aller plus loin et c'est en effet mon souhait.
J'ai "ouvert la porte papa-amant". Je continue de respirer ce qui en sort e surtout de tenter de le comprendre; en fait je le laisse vivre.
J'y retrouve une violence vraiment très puissante en moi, et envers moi: elle se nourrit de ma propre faiblesse à me laisser défendre par un "faible-papa-amant" alors que j'ai en moi les atouts, en tout cas dans ma vie d'adulte pour me défendre oute seule.
Je ne sais pas si je suis bien claire, Lou.
Si je ramène à cette situation originelle de mon enfance, je dirais que "maman-intruse" abuse de sa position, il en nait une rancune à son égard. Mais aussi un désir de compenser la faiblesse de "papa-amant". Et, et c'est là un poison terrible en moi et une violence incroyable, une HAINE envers moi-même que je considère comme lâche à mes propres yeux (et aux yeux des autres "maman-intruse").
En quelque sorte je paie le prix de compenser la faiblesse de quelqu'un d'autre par une humiliation qui en plus ne permet même pas de compenser l'humiliation. Puisque je continue à agir dans ce cercle vicieux: plus je compense, plus je suis humilier et plus l'autre reste dans sa faiblesse compensée donc plus je vais être humiliée.
Cette haine de moi que je ressentais dès que je me trouvais dans ce schéma a fait beaucoup de dégats en moi; notamment je pense une hypertension imporatante décelée à 20 ans, inexpliquée, aggravée et déclenchée par ce genre de conflit, mais dont je ne pouvais sortir puisqu'il me manquait de comprendre comment agissaient les projections. Je subissais en fait les conséquences psychosomatiques sans comprendre vraiment: hypertension et haine de moi au point que m'en voulant d'être faible à certains moments j'avais envie de me faire mal (comme fumer un paquet de cigarettes alors que je ne fume pas, ne pouvait plus manger, plus dormir, plus penser, plus tout simplement être bien). Et quelque chose en moi me disait d'un ton très autoritaire et sans coeur, que j'identifierais à "maman-intruse", comme si j'avais intégré le processus et que je n'avais même plus besoin des acteurs: "CA, je en suis pas prête de te le pardonner!" Ceci est une phrase type de "maman-intruse", qui avait la vertu de me rendre laide, méchante et surtout sale.
Chère Lou, voici ce que pas à pas je dénoue du piège dans lequel je me trouvais. Est-ce juste?
Il me semble que la haine de moi disparaitra quand j'oserai prendre mes propres positions sans tenir compte de la faiblesse de quelqu'un. Ceci vous parait-il juste aussi?
J'ai essayé par beaucoup de moyens de soigner cette hypertension jusqu'à derièrement. J'ai toujours senti dans mon corps ce à quoi elle était intimement reliée, à savoir l'émotionnel. Mais sans pouvoir réellement agir dessus. Et là, en dénouant noeud à noeud ma construction intérieure et souffrante, je sens en tout cas que quand je me respecterai et que tête, coeur et corps seront en accord dans mes actions alors la tension sera elle aussi apaisée.
Un professeur en cardiologie dans le service duquel j'ai été hospitalisée à l'âge de 32 ans est entré dans ma chambre en me disant "Ecoute Jeunesse: tu n'as rien. Tout ceci est là (il ma'a montré sa tête et son coeur). Moi je ne vais rien te donner, je t'envoie chez un médecin acupuncteur que je connais." J'ai trouvé cette attitude vraiment très forte surtout à l'époque et au sain d'un système médical qui niait encore le lien intime entre maladie et émotions, esprit et corps. L'HTA a diminué mais à chaque fois que j'étais en contradiction avec moi-même celle-ci remontait en flêche.
Je crois que le respect de moi devient de façon urgente à l'ordre du jour.
Merci encore chère Lou, de tout mon coeur ;-) En moi c'est comme une grande mosaïque en désordre dont les éléments flottent dans l'espace, et chaque fois que je trouve un petit bout ou que je l'attrape il me semble que j'arrive à le poser à l'endroit juste pour en faire un beau tableau.
Que cette journé soit belle pour vous. Je vous embrasse très fort.
Sur le pont on y a dansé, et mes sucreries ont fait merveille. J'ai eu beaucoup de joie à vous voir les goûter ;-))) Claire
Ecrit par : Claire | samedi, 24 octobre 2009
Bonjour Claire,
La mosaïque se complète en effet ! Bon boulot ! ;-)
Je reviens sur votre phrase : "la haine de moi disparaitra quand j'oserai prendre mes propres positions sans tenir compte de la faiblesse de quelqu'un". Remplacez "la faiblesse de quelqu'un" par "MA faiblesse", et remplacez "ma faiblesse" par "MA PEUR". Vous avez compris que derrière votre faiblesse apparente, il y a de la force, de la colère et de la haine. Pourquoi donc ne s'expriment-elles pas ? Mais par peur, quoi d'autre ? L'hypertension vient de là : vous mettez un couvercle sur de l'eau qui bout en vous, vous ne vous permettez pas d'exprimer votre colère (feu), alors ce feu vous brûle à l'intérieur.
Prêtez ensuite aux autres, seulement ensuite, ce que vous voyez chez vous ! Ne vous arrêtez pas à leur apparente faiblesse, traversez le rideau et percevez leur colère, leur haine, leur force, et LEUR PEUR de les exprimer. Vos pères-hommes-amants ne sont pas "faibles", ils ont peur. Sauf... quand ils pensent se trouver devant plus faibles qu'eux et c'est pourquoi "la faiblesse" cherche et l'attire "la faiblesse" : pour se sentir moins faible ! ;-) Pour cette raison, quand on est thérapeute ou aidant comme vous l'êtes, on n'a pas le choix : on se doit de connaître les ressources et les forces EN SOI si on veut les voir et les réveiller chez les autres.
Les termes que vous employez (faiblesse, humiliation) relèvent à mon sens de votre Lune Noire Poissons et votre hypertension, de votre Soleil-Mars-Jupiter Balance opposés Lune Bélier : la colère qui se bloque par peur de VOTRE puissance attribuée A L'AUTRE. Cette opposition est typiquement une projection de votre propre Feu sur l'autre.
Pour vos 32 ans, le Noeud Nord était sur votre Lune Noire Poissons et Mars transitait en Bélier, il y avait donc ce qu'il fallait pour vous obliger à faire face au conflit intérieur, à "l'eau qui bout". Vous avez écrit "au SAIN du corps médical" et j'aime cette petite faute qui me fait penser que vous avez reçu, à l'hôpital, la visite d'un saint sain qui vous a montré la voie (du coeur !).
Un pont fait de miel et de confiseries, pensez si je viens y poser mes pattes !! ;-))
Beau week-end à vous, je vous embrasse, ici il mouille un peu, l'herbe va pouvoir reverdir pour les chevaux !
Lou
Ecrit par : Lou 24/10 | samedi, 24 octobre 2009
Bonjour chère Lou,
Merci pour "Bon boulot", vous n'imaginez pas combien cela m'encourage ;-)
L'exercice de remplacer "faiblesse de quelqu'un" par "ma peur" me rapproche de mon centre. Celui que j'appelle "le noyau dur d'infracassables nuits". J'ai le sentiment de me tenir près du secret. Celui de l'intime de l'être.
Alors je souhaiterais regarder cette peur. "La colère qui se bloque par peur de votre puissance attribuée à l'autre": est-ce dans ce sens que je dois chercher? Je ne sais trop que mettre, ou plutôt oui j'ai à mettre derrière le terme "puissance" et ce mot même a une vibration d' interdit. Tout d'abord j'y entends un pouvoir et une connaissance qui iraient au-delà des mots, du faire; je pourrais l'appeler l'intuition. Je crois que j'associe ces deux mots.
L'idée de pouvoir exprimer ma propre puissance, disons mes qualités, de les habiter pleinement, déclenche aussi une culpabilité: celle que les autres soient renvoyés, si je réussi, au fait qu'eux même n'ont pas réussi. Je vis cela très fortement depuis l'enfance. J'ai peur qu'ils soient jaloux et ne m'aiment plus. Je parle de ma maman dont j'ai ressenti la jalousie, mais aussi de mes camarades de classe, puis durant toute ma vie de femme. J'ai peur de me différencier. Je crois que j'ai peur de moi. En évoquant cette peur il me vient des images de ma toute petite enfance où mes parents me laissaient seule et je devais attendre que ma tante vienne me chercher dans mon petit lit. J'avais peur, j'étais livrée à moi-même. En même temps je comprenais comme aujourd'hui l'intérieur des choses et des gens, comme une lecture directe. Cela aussi me faisait peur et m'isolait. Je ne pouvais en parler à personne. Je dis souvent que je n'ai pas eu d'enfance du point de vue de l'insouciance. J'ai contrôlé très tôt. Pensez-vous lou, que ma peur soit celle de s'affirmer?
La "projection de mon propre feu sur l'autre" concerne-t-elle seulement les manifestations violentes? Ou bien "le feu" recouvre-t-il d'autres aspects que le violence?
L'exercice de "traverser le rideau" quand je m'y suis exercée après vous avoir lue est assez prodigieux dans ce qu'il amène immédiatement de tolérance et de connaissance, enfin c'est pratiquement le "namasté", on contacte l'universalité des êtres. Je ne parviens pas à y rester bien sûr, mais chaque fois que cela marche l'expérience me grandit un peu plus. Merci de me guide aussi bien, Lou:-) Après je redescends à cet endroit où la peur peut encore me faire baisser la tête, cet endroit qui ressemble à de la fange mais où il faut bien aller aussi puisque c'est en nous. Et que je souhaite "en faire un bon compost". Déjà, en votre compagnie, j'ai expérimenté qu'accepter de descendre c'était déjà commencer à monter;-)
Je voudrais aussi apprendre à connaitre et à reconnaitre mes propres forces et ressources. Je sens que j'ai besoin de me les accorder pleinement et sans peur. Avant de vous répondre je prends le temps de laisser tourner ce que vous me renvoyez. En fait je me rends compte que lorsque je vous suis c'est vers un retournement que je vais. J'ai la sensation de "mourir symboliquement à ce que j'étais". Il me vient que LA peur, bon sang mais c'est bien sûr, est toujours la même. C'est celle de mourir. Même si elle ne passe pas pour chacun par les mêmes chemins.
En ce moment je suis prête je crois à mourir à ce que je suis pour dépasser une souffrance profonde. Je le négocie encore mais mollement. La poussée tellurique que je sens dans mes profondeurs est impérieuse. Le noyau dur d'infracassables nuits va devoir se désagréger, il faut que je le libère.
Lou-Confidente-Fée-Louve Gourmande-Référente et Guide, vraiment merci de m'assister dans cette naissance.:-))), pas à pas de Louve;-)
Je crois que si j'ai travaillé dans le sens d'accompagner le mieux que j'ai pu et le plus loin que j'ai pu des êtres jusqu'à leur mort c'est que l'idée de la mort m'obsède depuis toujours. Mes camarades fuyaient mes interrogations. Il me semble qu'une des plus grandes choses à accepter et à réfléchir dans cette vie est l'idée de notre propre fin, et de la conscientiser. Faisant cela tout naturellement la route de la Vie et de l'Amour se dessine d'elle même. Cela me libère de vous parler de ça.
Merci d'avoir souligné ma petite faute sur le mot "sain" et merci de votre lecture;-) Cet homme en effet m'est apparu comme une bulle de vérité et de compréhension des autres. Il a parlé en effet à mon coeur et m'en a montré la voie.
Que dit la Lune Noire en Poissons? J'ai cherché mais n'ai rien trouvé. Courage et fierté sont les côtés lumineux de faiblesse et humiliation. La Lune Noire nous montre-t-elle notre côté sombre, ce que nous sommes en négatif? Ce d'où nous démarrons?
Les chevaux sont si beaux à regarder! Leur galop nous enseigne, n'est-ce pas? Que le vert tendre de l'herbe les rendre plus sauvages ;-) Merci chère Lou. Je vous embrasse très fort et vous souhaite un très beau dimanche. Claire
Ecrit par : Claire | dimanche, 25 octobre 2009
Bonjour Claire ;-)
Je pense que votre peur la plus grande est de ne PLUS être aimée... Il y a plein de raisons pour lesquelles on ne vous "aimerait" pas et vous en avez retrouvées un certain nombre : que l'autre soit jaloux de vous parce que vous êtes "meilleure" que lui, que l'autre vous abandonne et demeuriez dans l'attente (la tante) de son retour, que l'autre vous exclut parce que vous êtes différente en sentant ou voyant des choses qu'il ne sent pas et ne voit pas, etc. Et le pire de votre expérience, Claire, c'est que même si vous faites semblant, faites "comme les autres veulent" (ce que vous pensez qu'ils veulent !), même si vous étouffez et contraignez ce que vous êtes pour plaire à l'autre, il arrive, est arrivé et arrivera... qu'on ne vous aime pas pour autant !!! ;-)))
""Serais-tu aussi chaste que la glace et aussi pure que la neige, tu n'échapperais pas à la calomnie" (Shakespeare).
Conclusion : vous ne serez jamais aimée par tout le monde même en vous contorsionnant les artères et le coeur ! Alors roulez à votre allure et à votre façon ! ;-))
Heureusement que le Feu n'est pas que colère ! ;-) Ce serait faire offense à la Nature et plus encore de penser cela ! Un volcan qui s'éveille est-il en colère ? La mer est-elle en colère quand il y a un raz-de-marée ? Le ciel est-il en colère quand il y a une tornade ? La puissance de la Nature est l'image de LA NOTRE ! Alors contraindre l'énergie qui doit s'exprimer - sous peine d'implosion - c'est comme vouloir faire rentrer une tornade dans une bouteille !! Si l'on n'utilise pas notre énergie CREATIVEMENT, si on ne la canalise pas pour lui donner une forme (ce que le volcan et la tornade font !), si tout passe en émotions désordonnées, elle devient colère animée par la haine, bref une arme destructrice contre les autres ou contre soi.
Votre Lune est en Bélier, c'est une Lune hautement énergétique, qui a besoin de suivre son rythme et de vivre en agissant selon ses en-vies (je pars bien sûr du principe que vos en-vies sont en-viables, sinon, il faut travailler en amont vos en-vies ! ;-)) J'écris exprès en-vie pour vous rappeler l'étymologie et le sens du mot. Le Bélier est le signe de l'en-vie, de l'énergie la plus instinctive, la moins réfléchie, celle qui répond le plus à une IMPULSION. L'empêcher de s'exprimer, c'est carrément renoncer à être en vie !
La mort est la meilleure et plus précieuse "conseillère", tous les maîtres vous le diront. Besoin de personne et rien d'autre pour marcher "Droit" ! Regardez tous les "films-catastrophe", ils jouent sur ce ressort. Quand les gens pensent n'avoir plus que quelques heures ou quelques jours à vivre, les ennemis s'entraident, le père et le fils fâchés depuis des lustres se retrouvent, les amants qui s'étaient éloignés se rapprochent, etc ! Et tout le monde pleure devant l'écran parce que l'enseignement est très clair : face à la mort, il n'y a plus de temps à perdre, seul l'amour compte. Si la mort est vécue comme "une catastrophe" pour la majorité des humains, c'est tant mieux si ça leur fait gagner du temps...
La Lune Noire, à mon sens, montre notre chemin initiatique. Le vôtre passe par réaliser que le début (Bélier) et la fin (Poissons) forment un cercle. La mort physique est la fin d'une forme et le début d'une autre, l'incarnation est la fin d'une forme et le début d'une autre. L'Energie, la Vie, sont éternelles, infinies, seules les formes qu'elles prennent changent. Si je pense intuitivement à votre totem, c'est le serpent, le seul animal qui peut faire un cercle de son corps et qui, pour cette raison, est le symbole ésotérique par excellence. Le signe des Poissons est d'ailleurs dessiné avec deux poissons qui forment un cercle.
Je vous passe un extrait du livre "Le sens du bonheur" de Krishnamurti. Si vous ne l'avez pas lu, vous y verrez un maître parler du "mécontentement" et de "la créativité", du Feu quoi ! ;-)
http://www.nous-les-dieux.org/Krishnamurti/Le_sens_du_bonheur/1963-00-00_Cette_question_du_sens_de_l%27%C3%A9ducation_Chapitre_5
A la fin de cette lecture, peut-être respecter votre mécontentement et l'accueillir joyeusement ! ;-)
Les chevaux sont beaux parce que domptables bien qu'indomptables... Tout ce qui enseigne en profondeur, est paradoxal ! ;-)
Je vous embrasse, très beau dimanche à vous aussi !
Lou
Ecrit par : Lou 25/10 | dimanche, 25 octobre 2009
Bonsoir Lou,
Je viens de finir la lecture de Krishnamurti ;-) Bien compris le message, et maintenant bien l'intégrer... J'ai lu le livre il y a deux ans, offert par une de mes nièces. J'avais profité de cette lecture pour visionner des vidéo de cet homme et ce qui m'avait frappée était sa fougue, la radicalité de ses propos, son Feu. J'en avais été surprise, me l'imaginant imperturbable, absolument hors de l'émotion. Bref je me le figurais tel un clichet du sage ;-) En voilà un qui ne ménage pas son auditoire: on ne l'écoute pas pour se faire caresser dans le sens du poil! Et cela me plait pas mal au final ;-) Merci de m'avoir adressé ce passage qui vient si bien me parler.
C'est vrai Lou, ma peur essentielle est de ne pas être aimée, pas vue, niée, oubliée dans un coin et même mangée faute de mieux (épisode du pique-nique en famille où ma mère dit que je serai le repas du jour puisque celui-ci est oublié à la maison ;-) ).
Quand je me distancie de cette peur majeure, ce que je parviens tout de même à faire dans certaines situations, alors je file vers des univers qui me passionnent et où je me sens vivre avec une grande densité et beaucoup de joie. En fait d'un rien je peux faire un univers qui me ravit. Je pense que c'est une de mes forces.
Je suis heureuse de ce que vous me dites sur la Lune en Bélier "hautement énergétique". Il est temps que je vive cette énergie qui de toute façon réclame de s'exprimer. Le fait qu'elle soit opposée à un amas de planète en Balance est-il un frein ou une contradiction? Cela me demande-t-il par exemple de tenter de concilier les deux harmonieusement?
A propos du serpent voici ce qui m'est revenu: toujours pour cette hypertension, j'ai consulté un médecin homéopathe qui m'a prescrit des doses de "venin de serpent" (j'ai oublié le nom du remède) à prendre chaque dimanche, à dilutions progressives, pendant 4 semaines. Il fallait aussi que je note les rêves qui suivaient la prise du médicament. Après la première prise, j'ai fait un cauchemard dans lequel je me retrouvais dans une fosse emplie de serpents effrayants, je subissais une peur terrible et leur attaque. Le rêve du deuxième dimanche était un peu semblable mais je pouvais m'échapper. Dans le troisième rêve je réussissais à affronter les serpents, nous étions d'égal à égal. Enfin dans le dernier rêve un serpent au moment où je m'apprêtais à le tuer s'est précisément mis en cercle, et j'ai ramassé ce cercle et l'ai élevé au-dessus de ma tête, et là il est devenu très lumineux; j'avais vaincu ma peur. Dans le rêve bien sûr ;-) Je suis vraiment troublée que vous pressentiez, en me souvenant de cela, le serpent pour mon animal totem. Qu'en pensez-vous? Qu'entendez-vous par "symbole ésotérique par excellence"?
Je continue à bien observer le jeu des projections, à les amener à la conscience. Depuis que j'ai compris celle du "papa-amant" j'ai l'impression de relire toute ma vie différemment ;-) J'espère me poser au bon endroit.
La "découverte" n'est pas des moindres dans mes représentations.
Je vous souhaite une très belle soirée, Lou ;-) J'aime beaucoup ce que vous dites du paradoxe et le partage. Et vous embrasse. Claire
Ecrit par : Claire | dimanche, 25 octobre 2009
Pour moi, le message le plus important de Krishnamurti c'est, en résumé, cet ordre : apprenez à penser ! Ne croyez personne, expérimentez !
L'histoire du pique-nique est effrayante ! ;-) Digne d'un film d'horreur ! Et à la fois, observez comme toujours le paradoxe : vouloir "manger" quelqu'un, c'est vouloir s'approprier sa force et son énergie... Vous dégagiez donc quelque chose "d'attirant" et "d'appétissant" ! ;-))
Une opposition (comme entre votre Lune et votre Soleil) demande de trouver le point d'équilibre. En l'occurrence, vous devez user de votre énergie et votre force (Bélier) tout en maintenant l'harmonie avec l'autre (Balance). Sinon soit vous devenez brutale et blessante (trop sur le versant Bélier) soit vous concédez à l'autre tout y compris votre énergie (trop sur le versant Balance). Votre hypertension arrive quand vous n'êtes pas en équilibre justement.
Je pense que l'homéopathe vous a donné Lachesis. Lors de votre dernier rêve, vous avez contacté l'énergie du serpent et ce n'est pas rien, c'est une énergie puissante ! Vous êtes donc bien connectée à ce totem. Vous retrouvez le serpent dans toutes littératures et illustrations ésotériques, religieuses, etc. Il est symbole de transmutation, de connaissance des mystères et d'immortalité.
Vous devriez porter un serpent sur vous, sous forme de bague ou bracelet ou dessinez-le sur une partie cachée de votre corps si vous voulez que ça reste caché. Quand vous n'allez pas bien ou que vous avez peur, demandez-lui de l'aide, à votre animal-totem. Il sera très content de venir vous aider. N'intellectualisez pas ce que je vous dis parce que c'est aussi simple que je vous le dis ;-)
Très douce nuit, lovez-vous bien ;-)
Lou
Ecrit par : Lou 25/10 | dimanche, 25 octobre 2009
Bonjour Lou,
Pas de risque que j'intellectualise pour l'animal-totem;-) Autant je peux le faire en d'autres endroits, autant là je prends et j'intègre. Disons que cela me parle. Après votre courrier d'hier soir j'ai dévoré les pages "serpent" de mon dictionnaire des symboles. J'avais complètement laissé cet épisode "rêves de serpents" entre parenthèses. Même si j'en avais été troublée sur le moment, d'autant que je ne savais pas que les granules "contenaient" du venin de serpent et ne l'ai appris qu'après avoir raconté mes rêves au médecin, j'ai conservé cet épisode tel quel, sans le réfléchir, dans ma mémoire.
Un lien tout de même avec le serpent dans ma vie: je me suis passionnée à l'adolescence pour les civilisations précolombiennes, et un de mes chats s'est appelé "Quetzalcoal", en mémoire du serpent à plumes ;-). Mon mémoire d'infirmière est sur leur médecine.
Je vais symboliser quelque part le serpent, sur moi, selon vos conseils (j'ai réalisé qu'il était aussi sur mon caducée). Et tâcher de bien habiter ce beau symbole. Merci Lou, de m'avoir montré cela:-)
Je continue à utiliser notre dialogue et votre précieuse aide pour déblayer à larges pelletées le brouillard qui trouble la conscience. Si j'ai pu être souvent dans l'impulsivité et l'enthousiasme sans frein, je me rends compte que là je progresse différemment. Je prends plus de temps sans quitter de vue qu'il s'agit d'une urgence et c'est parce que c'est une urgence que je prends le temps nécessaire.
Le message de Krishnamurti sur la valeur de notre propre expérience est en effet vital et novateur; le Bouddha avant lui a tenu ces propos. Nous sommes toujours renvoyés à notre responsabilité. Et toujours nous (je) retombons dans le doute de ce que nous sommes et celui de notre valeur. Je crois que chercher à "faire comme" pour trouver son propre chemin c'est presque se condamner à ne pas le trouver. Pour moi c'est un sacré pari que de me projeter en maitre de ma vie. C'est presque une transgression; mais puisque je ne me suis pas laissée manger enfant par une maman cannibale tous les espoirs sont permis ;-))))
Tiens je me sens un peu plus légère tout d'un coup, un brin d'humour qui passait par là!
Merci chère Lou :-) Je vous souhaite une belle fin de journée. Ici soleil, et potage de potimaron au lait de coco parfumé au gingembre qui mijote. Oui bien sûr qu'il y en aura sur pont, c'est prévu ;-))
Je vous embrasse bien fort. Claire
Ecrit par : Claire | lundi, 26 octobre 2009
Bonjour Lou,
J'espère que vous allez bien et que l'automne vous est doux ;-)
Je vous écris aujourd'hui sur la demande de ma fille ainée Emilie Emilie née le 20 novembre 1980 à Rochefort (17) à 10h.
Elle a appris la semaine dernière qu'elle était enceinte, suite à un oubli de prise de pillule. Elle vit en couple avec son compagnon depuis un peu plus d'un an. Il est né le 19 décembre 1964 à Perpignan. Elle ne connait pas l'heure.
Dans ce qu'il disait, dans ce qu'Emilie avait compris il paraissait prêt à avoir un enfant d'elle, l'ayant souvent évoqué. A présent il ne souhaite plus de cet enfant, évoquant son âge, leurs métiers (ils travaillent tous les deux sur une goélette, lui comme mécanicien et elle comme ébéniste et marin), le fait qu'il a déjà un petit garçon de deux ans que la maman l'empêche de voir.
Emilie a commencé les démarches pour subir une IVG. La situation est douloureuse pour tous les deux. Elle est à l'heure actuelle dans la semaine de réflexion imposée par la loi. Elle garde l'espoir d'un possible retournement, sans pourtant y croire plus que cela.
Sa question est la suivante: s'ils décident de garder cet enfant leur couple resterait-il soudé?
Merci, chère Lou, pour votre réponse. Je vous embrasse. Bien amicalement. Claire
Ecrit par : Claire | mardi, 10 novembre 2009
Bonjour Claire,
Tout d'abord quelle est l'histoire d'Emilie avec sa propre naissance et son père ? Pourquoi c'est le couple OU l'enfant ? Pourquoi s'est-elle mise avec "un père" ?
Je regarde leurs thèmes en attendant...
Ecrit par : Lou 10/11 | mardi, 10 novembre 2009
Bonsoir Lou,
Merci de votre réponse. Je vais tenter de répondre à vos questions.
Emilie a été un bébé désiré autant par moi que par son papa.
De mon côté je souhaitais de tout mon cœur cet enfant, je rêvais d’être enceinte, de tenir un tout petit dans mes bras, de lui donner toute la tendresse qui était en moi. Je pensais à cette époque que mon mari serait un bon papa.
A six semaines de grossesse, âge de la grossesse actuelle de ma fille, j’ai saigné et les analyses donnaient des résultats de femme non enceinte. J’avais pourtant des nausées très importantes: je vomissais chaque matin et ne supportais plus aucune odeur de nourriture. Je dis « pourtant » parce que le gynécologue avait souligné que ceci était le signe d’un fœtus bien vivant. Mais avec les analyses que j’avais il m’a fait rentrer à l’hôpital pour un curetage. J’étais à la fois très affectée et en même temps je ne croyais pas que mon bébé était mort. Les échographies étaient à leur début. Il m’a dit que par acquis de conscience il allait en faire une. Et là nous avons vu battre le cœur d’Emilie. Son papa s’est tourné vers moi soulagé et m’a dit : Ca s’est tout toi ! J’étais heureuse. La vie était en moi.
J’ai vomi pendant trois mois. Très exactement les trois premiers mois, au jour près. J’étais alors élève infirmière. A partir de ce moment rien n’a été plus important que mon bébé. Ma vie aussi devenait importante : il fallait que je la préserve pour mon bébé. Chaque jour de ma grossesse était un émerveillement. Je savourais chaque instant. Avec son papa nous parlions du bébé, recherchant des prénoms, l’imaginant.
Elle est arrivée exactement le jour qui était prévu.
Lorsque je suis rentrée à l’hôpital pour accoucher, mon mari m’a dit qu’il ne reviendrait que quand le bébé serait là. J’ai vécu cela comme une trahison, un terrible abandon. Je lui en ai beaucoup voulu, j’ai pleuré, je me suis révoltée. Il est revenu quelques heures plus tard et ne m’a plus quittée. Mais quelque chose c’était mis en marche en moi : il n’était pas assez fort pour protéger la maman et le bébé.
Après plusieurs heures de travail je me suis sentie « partir », mourir, j’y étais prête en tout cas dans un grand calme. La fatigue sans doute. Ceci m’a été presque un enseignement.
Tout au long de ma grossesse aussi et pendant mon accouchement, je voulais que mon bébé soit fier de moi, je voulais lui faire honneur.
Emilie était tout le portrait de mon père et touchait même son oreille comme lui quand il pensait, dès le premier jour de sa vie. J’en étais très touchée. Elle a toujours été un bébé calme et posé.
Mon mari était heureux lui aussi. Nous étions heureux.
Je pouvais donner toute la tendresse qui était en moi, celle que j’aurais aimé que ma mère me donne.
La relation d’Emilie avec son papa est difficile. Avant sa sœur elle a décidé de dire à son père ce qu’elle pensait de lui, de son absence de plus de quatre ans, ses chantages…etc Elle a fait cela au travers d’une lettre. Depuis ils se voient peu. Il ne fait pas grand effort pour voir ses filles. Son choix, quand elle en parle, a été de faire sans lui, pour éviter son influence. Elle dit qu’il a fallu qu’elle se réconcilie peu à peu avec les hommes. Elle dit aussi qu’avec son père elle préfère être celle que l’on craint mais qui est désirée, plutôt que celle qui se tord pour lui convenir. Elle souffre de sa relation à lui.
Pourquoi le couple OU l’enfant ? Emilie craint que son compagnon n’accepte pas totalement cet enfant et le vive comme un poids s’il choisissait de l’accepter.
Pourquoi s’est-elle mise avec un père ? Je ne peux répondre profondément à cela. Ce que je sais c’est qu’elle dit qu’un père lui a manqué. Que le regard de son père sur elle lui a manqué. Un regard de père aimant qui valorise ses filles et leur féminité. Elle a aussi œuvré pour que son compagnon reprenne contact avec son petit garçon.
Chère Lou, merci de tout cœur pour votre aide. Je vous souhaite une très belle soirée et vous embrasse bien fort. Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 11 novembre 2009
Bonjour Claire,
On voit nettement l'enfant dans sa prochaine RS. Le problème étant... qu'il pose problème (Lune natale en 5, Mars maître de 5 en natal et en RS sur le Noeud Nord Lion natal, opposé à la Lune Noire RS, Soleil en maison 12 - les précisions sont pour Vanille). Pareil pour son ami (Soleil-Pluton en 12, Venus maître de 5 RS en 12 carré à Uranus - l'enfant-rupture).
Qu'elle garde l'enfant ou pas, ce ne sera donc pas une ligne droite et les deux scénarios sont possibles ! A te lire, elle semble bien rejouer sa naissance à travers cet enfant (entre vie et mort) en y ajoutant son ressenti d'adolescente et de femme envers son père "rejetant" et "absent". Il ne peut pas en sortir quelque chose de simple...
Ce que je puis garantir, de par son histoire et leurs thèmes, c'est qu'en cas d'IVG, il y aura quelque chose de définitivement cassé. Le doute sur "le désir" du père pour sa naissance qu'on voit nettement dans son thème, doute parce qu'il n'en a pas donné les preuves par la suite, consolidera la perte d'estime de soi comme savent la pratiquer les gens très marqués par le Scorpion. Et elle se sera "tordue pour convenir" à son ami, pour reprendre ses termes !...
Si elle garde l'enfant, elle reproduit son opposition au père et son ami "ne fera pas grand effort pour la voir".
Tu comprends, c'est parce qu'il y a une histoire qui traîne en amont que l'aval est bourré de doute, de rejet et de ressentiment, alors ça ne peut pas être simple. Ces deux scénarios se bousculent en elle parce que c'est la mise en scène de la situation douloureuse dans laquelle elle se trouve avec son père.
Tout ce que je pourrais lui dire, comme elle a un Noeud Nord Lion et que Mars (l'enfant dans son thème) est dessus, c'est : qu'elle prenne sa décision POUR ELLE, EN ELLE, sans tenir compte de quoi que ce soit d'autre, pas même de la demande de son ami ! Je sais, c'est très difficile mais elle doit réaliser une chose : dans les deux cas, IVG ou pas, c'est elle LE CENTRE, c'est elle la première et principale concernée. Elle doit prendre sa décision sans aucune garantie que sa relation durera, ni dans un cas, ni dans l'autre. Juste : se sent-elle capable et désireuse d'accueillir et de s'occuper d'un autre être que d'elle-même ? C'est tout.
Je t'embrasse et de tout coeur avec Emilie...
Lou
Ecrit par : Lou 11/11 | mercredi, 11 novembre 2009
Merci Lou! En effet ce n'est pas simple, un véritable noeud gordien. Je vais transmettre ta réponse à Emilie. Puis-je le faire en l'état?
Tu parles d'une histoire qui traîne en amont, penses-tu qu'en travaillant de mon côté sur ma problématique cela peut permettre au moins pour l'avenir de débloquer ou décharger quelque chose de la vie d'Emilie? Tu sais cette image du pont sur lequel, dans ma relation à Emilie, je pourrais avancer jusqu'au milieu? ;-) Si je te demande cela c'est que j'ai choisi ce papa-là pour mes deux filles. Je pense beaucoup aussi à ce que tu dis sur "la consolidation de la perte d'estime de soi". Emilie a beaucoup travaillé pour parvenir à cette estime d'elle-même, est passée par le rejet et la peur-dégoût de l'homme, puis peu à peu a remis en jeu la confiance.
Hier après l'échographie de datation Emilie a vu le coeur du foetus battre; je l'accompagnais sans assister à l'examen. Voir ce mouvement de la vie l'a retournée. Je lui ai alors raconté sa propre histoire. Et là, elle m'a dit que pour son compagnon aussi le problème de sa "vie-survie" s'était posé: son père ne voulait pas de cet enfant. Il pensait se séparer à l'époque de sa femme. Ils vivent encore ensemble aujourd'hui. Peux-tu regarder ce qui se joue de son côté (il m'apparaît comme un enfant perdu), cela pourrait les aider tous deux?
Merci encore chère Lou de tes précieuses lumières. Je t'embrasse très fort et te souhaite une belle soirée. Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 11 novembre 2009
Bien sûr, lui raconter son histoire et pourquoi c'est "cet homme-là" qui est son père.
J'ignore si tu peux transmettre ma réponse à Emilie "en l'état", c'est toi qui la connais, fais ce que tu penses juste et possible.
Est-ce que son ami a un frère ? S'il a "écarté" un fils (même si c'est sa femme qui... etc etc...) c'est souvent une jalousie inconsciente envers un frère qui provoque l'éloignement. L'arrivée du fils rappelle ce moment où la mère porte son attention sur le frère, provoquant un sentiment de rejet voire d'abandon dû au fait de ne plus être "l'unique objet du désir" maternel. C'est en tout cas une forte possibilité de son thème.
On n'a pas le temps pour un travail en profondeur, ni pour l'un ni pour l'autre, Emilie doit prendre sa décision avec les tripes, quelle qu'elle soit. La raison ne peut pas être conseillère dans cette affaire et son coeur est partagé entre un homme dont elle ne peut pas être sûre et un être qui représente l'inconnu total. Reste ce qui vient du ventre, c'est le cas de le dire...
Si elle le pouvait, elle devrait aller s'isoler quelque part durant trois jours. Sans téléphone ni rien. Juste elle et elle...
Bisous,
Lou
Ecrit par : Lou 11/11 | mercredi, 11 novembre 2009
Chère Lou, Je viens de transmettre ce que tu m'as dit à Emilie. J'ai fait de mon mieux la connaissant. Elle compte poser ce soir encore plus clairement ce que seront sur elle les conséquences d'une IVG. Elle m'a dit qu'un de ses souhaits profonds avait toujours été que ses enfants aient un papa présent. Qu'ainsi si son compagnon refusait cet enfant elle ne se sentait pas le droit ni le désir de le mettre au monde avec cette donnée.
En revanche elle s'est rendu compte qu'elle s'était trompée sur l'année de naissance de son compagnon; il est né en fait en 1965 le 19 Déc à Perpignan et il serait sagittaire asc sagittaire. Peux-tu regarder avec ces nouvelles données? Désolée pour le travail que tu as déjà effectué, Lou.
Merci encore chère Lou. De tout coeur ;-) Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 11 novembre 2009
Vanille, peux-tu développer auprès de Claire s'il te plaît, je ne peux pas entrer dans un cours d'astro, ce serait trop long.
J'avais mis midi pour monter le thème de l'ami d'Emilie et je parlais du carré de Venus à Uranus dans la RS. Venus se trouvait être maître de 5. En changeant l'année de naissance, le carré Venus à Uranus de RS est inchangé bien sûr, sauf qu'il a plutôt à voir avec son couple puisque Venus tombe maintenant sur la LN de leur Composite.
Cette Lune Noire de Composite se trouve conjointe à l'Asc d'Emilie (et peut-être sur son Asc à lui).
En natal, avec la nouvelle date, il a la Lune en Scorpion sur la Lune Noire d'Emilie...
C'est donc un couple fortement marqué par la Lune Noire !
La Lune Noire, quand elle est vécue sur un plan strictement physique, sans donnée spirituelle et initiatique, amène souvent des avortements, à la stérilité, bref elle devient mot-à-mot "l'ombre" de la Lune.
Claire, j'aimerais juste qu'Emilie ait conscience qu'on est loin d'un acte anodin et "purement" chirurgical. Tu auras compris je pense que je ne cours pas après la morale, ce n'est pas mon affaire et je ne veux stigmatiser personne. Mais il s'agit d'un acte lourd de conséquences sur le plan énergétique, pour eux trois, ce n'est pas comme une page qu'on tourne et on passe à la suivante "comme ça".
Je t'embrasse,
Lou
Ecrit par : Lou 11/11 | mercredi, 11 novembre 2009
Chère Lou, Je viens de lire ton dernier message.
Tout d'abord merci d'évoquer le côté "pas anodin" d'un avortement. La conscience que j'ai de cela m'a poussée à en parler en des termes proches de ceux que tu utilises avec Emilie. Mes filles connaissent ma position dans ce domaine où il est question d'action sur le Sacré. Et donc les décisions à prendre devraient tenir compte de cela aussi. Ceci est au centre de ce qui fait douleur chez Emilie. C'est aussi cela qu'elle tente d'amener à la réflexion de son compagnon.
Je t'avoue que j'en suis très affectée aussi. Tu sais elle m'a raconté un rêve qu'elle a fait il y a deux nuits:
Le rêve se passe dans une époque ancienne, tribale et son compagnon et elle vivent dans une yourte. Ils se nourrissent d'animaux. L'un d'eux a été un singe et le squelette est conservé dans la yourte (comme trophée, comme porte-bonheur, comme objet magique?). Quand le couple est couché le squelette se retrouve face à eux. Emilie se rend compte que les "yeux" la fixent et cela fait naître une culpabilité chez elle (culpabilité de l'avoir mangé). Son compagnon remarque et lui dit que cette façon de la regarder est menaçante, et apparaît plutôt protecteur. C'est alors qu'un petit homme arrive, pas menaçant et qui explique à Emilie qu'il ne faut pas manger de cet animal mais plutôt le manger lui-même. Il décolle alors la peau de son bras en partant de l'épaule et découvre des pommes de terre et tout petits hommes. Elle mange cela sans culpabilité, avec appétit, se disant que c'est une bonne nourriture pour elle, une nourriture faite pour les humains.
Emilie m'a raconté ce rêve après l'échographie de mardi. Elle a évoqué le tabou transgressé, le fait qu'un avortement n'est pas un acte anodin, qu'il s'agissait de réaliser cela aussi. Je suis allée dans son sens disant qu'une loi était votée par les hommes mais qu'après entre soi et soi, compte tenu de la gravité de cette intervention la conscience de chacun se trouvait mise à l'épreuve. Bien entendu pas de morale dans tout cela, juste la conscience. Cela en effet est très lourd pour elle et la tiraille vraiment.
Merci de tout coeur Lou. J'ai demandé l'aide de mon totem ;-) Je demande de l'aide aussi pour Emilie. Elle m'a demandé de te remercier.
Je vais voir avec Vanille pour toutes les "infos-astro".
Je t'embrasse, et je te souhaite une très belle nuit. Claire
Ecrit par : Claire | mercredi, 11 novembre 2009
Bonjour Lou et bonjour Claire, je découvre votre conversation et je vais de ce pas t'envoyer un mail Claire, pour traduire au mieux les points relevés par Lou mais je crois Lou que Claire a besoin de toi pour réfléchir avec Emilie sur l'aspect plus "spirituel" de ce qui est en jeu, alors je ne ferai que traduire les données astro et je vous laisse poursuivre cette conversation sans intervenir.
Je vous embrasse bien fort toutes les deux.
Vanille
Ecrit par : vanille | jeudi, 12 novembre 2009
Bonjour Claire,
Oui... un rêve qui parle tout seul... Emilie devrait devenir végétarienne...
Il y a une simple question de logique et de bon-sens que nous n'avons pas abordée. Son ami évoque, entre autres, son âge. Bien... que je sache, son âge ne va pas reculer mais avancer n'est-ce pas ? Autrement dit, si Emilie espère rester avec cet homme puisqu'elle fait cette IVG pour cela, comment fera-t-elle "ses enfants dont le père sera présent" ? Ou alors elle a fait une croix sur la maternité, ce qui est son choix et son droit strict. Mais a-t-elle bien intégré que faire ce que son homme lui demande implique aussi un commandement plus vaste ?
Je voudrais ajouter ceci, même si c'est désagréable à entendre, je le conçois bien.
Cette grossesse est arrivée avec une demande inconsciente d'Emilie : désire-moi, reconnais-moi, accepte-moi, sois présent. C'est "l'ombre" de chacun, elle et son compagnon, elle les concerne l'un et l'autre. Un couple accouche toujours de "son ombre" en même temps que de sa "lumière". Comme ils ont la même, ils ne parviennent pas à l'éclairer. Cette grossesse, de quelque façon qu'elle se passe, a ouvert une brèche qu'il faudra bien colmater...
A cette "ombre", en cas d'IVG, viendra s'ajouter la culpabilité, voire de la colère non-dite, en tout cas de la frustration pour Emilie par rapport à sa demande inconsciente iniale. Si un jour ils décidaient d'avoir de tout même en enfant, ou si elle en a un avec un autre homme, l'incarnation qui se présentera amènera cette "ombre" avec lui, nécessairement. Une ombre qui fait que mère et enfant ne se font pas confiance. L'enfant ou l'un des enfants d'une mère qui a avorté, qu'il soit la même incarnation qui se re-présente ou une autre, SAIT en naissant qui est sa mère et il vient travailler, entre autres, la culpabilité qui l'habite. Les deux parties en étant rarement conscientes, ça se passe souvent mal entre eux.
Un avortement, c'est aussi, énergétiquement, "un trou noir" dans le corps invisible de la mère, que ceux qui voient l'énergie, voient. Ce n'est pas pour rien que les praticiens spirituels font faire des rituels et autres pour que les deux, la mère et l'incarnation qui a été interrompue lors de sa descente dans la matière, trouvent la paix et le pardon réciproque.
Voilà ce que je voulais ajouter ce matin, de tout coeur, du mieux que je peux car je ne veux pas culpabiliser Emilie ni lui faire peur. Comme thérapeute, je préfère prévenir que voir arriver des femmes détruites ou des enfants qui ont peur que leur mère ne les détruisent, sans raison apparente.
Je vous embrasse, Femmes, que l'Esprit vous guide !
Lou
Ecrit par : Lou 12/11 | jeudi, 12 novembre 2009
Bonjour Lou, Et merci pour tout ce que tu apportes. Je suis très attentive à ce que tu ajoutes. Je dois même te dire que cela me conforte et me réconforte; en effet je mesure semble-t-il à la même aune que toi l'importance d'une IVG. D'accord avec tout ce que tu en dis.
Jusqu'à présent je ne me suis pas sentie de peser de ce poids-là sur les réflexions et interrogations d'Emilie. De plus il y a aussi son compagnon. Hier soir ils ont encore discuté tous les deux. Lui va toujours dans le même sens: il ne veut pas de cet enfant, elle peut faire le choix de le garder et cela ne lui fera qu'un enfant de plus d'une "fille", que bien sûr il n'aurait pas dû laisser entendre à Emilie qu'il souhaitait un enfant d'elle...
Pour l'instant Emilie dit qu'elle subira cette IVG et quittera cet homme qui ne correspond pas à ce qu'elle attend. Elle se sent humiliée, dénigrée (ce sont ses mots), de plus se pose à elle la réalité de ce qui va s'accomplir.
Tu parles de l'énergie et d'un trou noir; Emilie est quelqu'un qui "voit" l'énergie, elle me parle souvent de personne en me disant ce qu'elle "voit"...je pense Lou que je peux aborder assez directement avec elle toutes les conséquences générées par une IVG. Je sais qu'elle y est sensible. Qu'en penses-tu? En tout cas dès lors que son compagnon semble s'être positionné pour un avortement elle reste seule à décider.
Reste la dimension spirituelle et d'initiation que représente ce qui se passe.
Vanille m'a éclairée ce matin sur les aspects de thèmes que tu avais soulignés.
Je continue à laisser tourner en moi pour m'adresser à Emilie le plus justement possible.
Merci vraiment à toi. Merci aussi à me chère Vanille. Que ces moments de vie de Femmes sont de graves moments! Je t'embrasse bien fort. Claire
Ecrit par : Claire | jeudi, 12 novembre 2009
Aïe... quand le noyau incestueux inconscient éclate ! En synchro, je lisais ce billet ce matin :
http://plancreatif.wordpress.com/2009/11/11/le-noyau-incestueux/
Est-ce qu'Emilie a une amie qui a fait une IVG il y a un certain temps ?
J'espère qu'elle prend conscience qu'elle se lie à son père à travers l'homme, qu'il ne peut donc se passer que ce que ce qu'elle reproche à son père d'être... C'est un jeu sans issue où l'on demande à l'autre l'impossible : "Reconnais-moi ! Accueille-moi ! Réjouis-toi de ma présence !", alors que lui attend la même chose de son côté... Et ce doit être l'histoire de son père bien sûr.
Si elle pratique l'IVG et se sépare de cet homme, il faut que vous soyez toutes (autant de femmes que vous pouvez être pour l'accompagner - sa soeur, toi, ?) et que durant l'opération, vous remerciez par des prières personnelles l'être qui s'est incarné pour cette prise de conscience d'Emilie, pendant qu'il repartira. R-accompagnez-le, autant que vous accompagnez Emilie. Vous comprenez ?
Ecrit par : Lou 12/11 | jeudi, 12 novembre 2009
Merci Lou pour le lien que tu me fais passer. Je vais le lire attenivement tout à l'heure.
Merci aussi pour ce que tu suggères comme accompagnement. Si l'IVG devait se faire nous serons nombreuses autour d'Emilie et du Petit Etre.
Je viens de parler avec Emilie. Elle dit qu'elle se sent déjà connectée à cet enfant, qu'elle mesure ce qui se passe à un niveau plus vaste. Elle a contacté un ami de son compagnon chez qui ils se rendront demain soir. Elle a pris l'initiative de se confier à lui. Cet ami dit que son compagnon est enfermé dans ses peurs, qu'une IVG serait une erreur. Il vient lui-même d'être papa et Emilie le ressent bienveillant. Il va donc parler avec lui.
Voici comment je me suis permis de transmettre à Emilie nos échanges. Nous avons parlé un moment, puis chaque fois que j'ai senti que je pouvais aller plus loin, comme par exemple évoquer ce "qui se rejouait" je l'ai fait. Puis je lui ai tout lu ce que tu avais écrit, sauf la dernière partie sur l'accompagnement. Deux fois elle m'a dit "alors c'est foutu", au passage sur la lune noire, et sur celui de l'histoire avec son père. Je lui ai répondu que "la carte n'est pas le territoire", que nous arrivons avec des cartes et que le "but", la Vie c'était de faire de son mieux avec les cartes qui nous sont données, d'en faire de la Beauté et de la Conscience, que chaque carte offre au moins deux possibles et qu'on pouvait toujours choisir quand cela nous est donné de choisir le possible qui nous amènera le plus loin au regard de notre propre histoire, que chaque clé, comme par exemple cet échange avec toi était une chance pour amener à jour plus de conscience et toujours une délivrance. Sans minimiser le côté grave de la situation. Qu'en penses-tu?
Nous devons nous voir dimanche.
Chère Lou, merci de tout coeur, vraiment merci. Je t'embrasse très fort. Je te souhaite une belle soirée. Claire
Ecrit par : Claire | jeudi, 12 novembre 2009
Tu as bien parlé !
Alors laissons "l'ami" leur faire faire un pas de plus. Rien n'est de hasard en ce moment, encore moins que d'ordinaire car l'être qu'elle porte "agit" lui aussi...
Très belle soirée à toi aussi, à bientôt de vos nouvelles,
Lou
Ecrit par : Lou 12/11 | jeudi, 12 novembre 2009
Bonjour Lou,
Emilie a pris la décision avec son compagnon d'un avortement. A l'heure qu'il est ils sont tous les deux chez le gynécologue qui doit faire les prescriptions.
Je ne te l'ai pas dit mais au cours des échographies une tumeur bénigne a été décelée près de l'ovaire, grosse de 6 cms. Les médecins, à mes questions et celles d'Emilie, ont souligné le caractère non-urgent d'une intervention pour la retirer. Il faut le faire néanmoins.
Emilie m'a appelée hier matin de chez leur ami pour me dire que cette intervention avait été évoquée par eux et que si elle courait le moindre risque de stérilité alors son compagnon accepterait cette grossesse. Et, que de toute façon il acceptait d'avoir un enfant,... plus tard. J'ai demandé alors, pourquoi pas cet enfant là? Lui n'est pas prêt.
J'émets un doute sur le fait que plus tard il voudra de cet enfant puisqu'il n'ira pas en rajeunissant comme tu le soulignais.
Mon sentiment est qu'Emilie, par crainte de perdre son compagnon, s'est rendue à ses raisons. Elle argumente en mettant en avant des projets communs professionnels, qu'ils auront un enfant plus tard il le lui a promis, que de toute façon elle est trop jeune, et puis qu'au fond des milliers de femme se font avorter...etc. Bref virage à 180°!
Je t'avoue que je suis un peu consternée. Surtout après avoir lu ce lien sur les "noyaux" que tu m'as envoyé. Et qui ne manque pas au passage de me parler de moi aussi.
Pour moi elle "obéit à son père", elle "lui fait plaisir", avec ce que cela représente dans son histoire.
Nous sommes à ses côtés et l'accompagnons de notre mieux. ( beaucoup de femmes comme tu l'as suggéré, pas toutes là mais près d'elle en pensées toutes en tout cas.)
Je redoute qu'elle soit déçue après. Je n'ai pas pu parler avec elle hier soir et ce matin au réveil l'ambiance était grave. J'ai évoqué tout de même les conséquences psychologiques en plus qu'elle est au corant de notre correspondance. Tes conseils si u en as sont les bienvenus.
Chère Lou je t'embrasse très fort en espérant que tu commences une belle semaine. Claire
Ecrit par : Claire | lundi, 16 novembre 2009
Bonjour Claire,
J'ai dû m'absenter auprès de quelqu'un et n'avais pas le net, mais j'ai pensé à Emilie et sa décision à prendre. Je vois ton message de lundi et je pense que vous l'avez accompagnée. J'espère qu'elle va aussi bien que possible.
Je n'avais pas de conseil de toute façon. Quel conseil ?... Il y a la décision souveraine d'Emilie et elle lui appartient.
Juste un petit mot te concernant toi : tu as fait de ton mieux et c'est tout ce que tu pouvais faire. Accompagner n'est pas diriger, et vouloir le bien de quelqu'un ne signifie pas lui imposer notre propre volonté. N'est-ce pas ?
Je t'embrasse, donne des nouvelles de vous toutes,
Lou
Ecrit par : Lou 21/11 | samedi, 21 novembre 2009
Bonsoir Lou et merci pour ton message.
La suite est qu'Emilie ne m'a pas appelée lundi. Elle m'a envoyé un mail mardi où elle me disait qu'elle ne viendrait pas comme prévu le mercredi. Elle m'a "incendiée", m'a renvoyé que je l'avais culpabilisée, qu'elle ressentait à mon égard dégout et rejet, qu'elle souhaitait couper pendant un temps, en bref que je l'avais mal accompagnée. Quelques minutes après que j'ai lu ce mail elle m'a appelée. Elle me demandait de l'amener le lendemain chez le gynéco pour la deuxième prise. Après ce courrier j'étais plutôt assommée et sonnée, peinée. Je n'ai pas essayé de parler avec elle. En fait son compagnon ne pouvait l'accompagner. J'ai dit oui, et ai proposé à nouveau de passer cette journée dificile à la maison comme prévu mais elle a refusé. Une amie à elle l'accompagnait, que je connais bien. Je t'avoue que j'étais grave et tendue, néanmoins au plus près d'elle dans ce qu'il me restait de place.
Dix minutes après la prise du médicament les contractions sont arrivées, très violentes, et elle a vomi. Nous sommes donc retournées chez le médecin pour reprendre le même produit. Puis nous sommes rentrées à la maison car là elle m'avait dit qu'elle préférait rester avec moi.
Auprès d'elle j'ai fait de mon mieux pour l'entourer. Mais sa lettre avait mis une distance. Pendant tout le temps des contractions je lui ai massé les pieds et l'ai aidée à faire face à la douleur. Son amie aussi a fait de son mieux. Elle a dormi un peu puis m'a demandé de continuer à lui masser les pieds. Je ne me suis pas faite prier.
Le soir j'ai raccompagné son amie à la gare, et Emilie est restée à la maison. L'ambiance était un peu plus détendue.
Le lendemain elle m'a demandé de la ramener sur son lieu de travail. Son compagnon ne pouvait venir la chercher. Quand je lui ai demandé pourquoi elle ne faisait pas appel à lui, elle s'est mise à pleurer en me disant que "tout le monde se renvoyait la balle, et qu'en fait personne ne s'intéressait à elle". Je l'ai raccompagnée. Puis j'ai reçu un message d'elle le lendemain matin dans lequel elle s'excusait.
Je t'avoue Lou que depuis une semaine j'ai le sentiment d'être sous le choc d'un uppercut. Tout cela a été très violent.
D'autant que le WE dernier, j'ai eu un sérieux accrochage avec mon frère (né le 21 avril 1964 à Toulon, le matin) concernant notre mère. Elle est toujours hospitalisée. Au fond de cet échange il y avait ma rancune car il a été absent durant la maladie de mon père. Il est aussi absent auprès de ma mère. Celle-ci continue à me confier des responsabilités et des services en disant qu'il ne faut pas "embêter" mon frère (mais moi oui). Elle me traite sans égard, sans reconnaissance. Au cours de notre échange mon frère m'a dit "tu sais ce que me disait maman quand papa était malade? Que tu la fatiguais à y aller tous les jours ou à l'appeler tous les matins." J'ai eu le sentiment d'un poignard planté dans mon dos. Je me suis sentie salie. Du coup j'ai parlé à ma mère et lui ai déballé tout ce que j'avais accumulé depuis que je suis petite. Elle a nié avoir dit cela, et pour le reste s'est défendue mollement.
Je l'ai revue deux fois depuis et nous n'avons reparlé de rien. Mais je l'ai trouvée moins dure.
Ces événements me font beaucoup réfléchir. Des abcès se percent des deux côtés, ascendant et descendant. Ce qui est malmené est l'endroit entre autre où j'ai essayé, avec un surinvestissement, de faire de mon mieux. Dans le cadre de mes enfants pour compenser l'absence du père, et avec ma mère pour qu'elle me voit et me reconnaisse.
Je suis sonnée et j'ai l'impression d'avoir perdu mon passé, d'être dans un présent que je ne connais pas et d'aller vers un futur incertain. Bref, touché-coulé! Je suis un peu perdue.
J'ai le sentiment que tout s'écroule. Qu'en penses-tu?
Je t'embrasse bien fort, en te remerciant encore. Claire
Ecrit par : Claire | dimanche, 22 novembre 2009
Bonsoir Claire,
Ouille ouille... ça fait mal tout ça hein ! Tu as bien le droit de trouver ça dur et pourtant... quels cadeaux !
Avec Emilie, d'après ce que tu dis, tu as été parfaitement ok à mon avis ! Tu as attendu qu'elle te demande, tu as été présente quand elle l'a voulu, pas plus, pas moins, même si elle t'a "assommée" en retournant sur toi sa propre culpabilité et sa colère inexprimée envers son compagnon... Bref, tu as été le fusible et tu dois avoir les épaules assez larges pour le supporter. Tu sais, quand on est dans l'aide aux personnes, on "ramasse", tu ne l'ignores pas n'est-ce pas ? Entre projections, mauvaise foi, culpabilisation, critiques, mises en échec, engueulades, etc, etc. Tu dois apprendre à "ramasser" sans prendre personnellement ! C'est encore plus difficile parce qu'il s'agit de ta fille bien sûr.
Si les "attaques" trouvent une faille en toi, c'est que la faille existe et le fait d'en prendre conscience est essentiel. Pourquoi ? Parce que c'est par cette faille que l'épuisement, le mal-être voire la maladie peut survenir chez une personne qui est dans l'aide aux autres.
Emilie dit que "personne ne s'intéresse à elle" ? Tu SAIS que c'est faux et rien que notre échange en atteste. Reste quoi ? L'important : Emilie exprime (enfin peut-être !) sa propre faille, ni plus ni moins. Et qui est "personne" qui s'intéresse à elle ? Voyons... qui est "monsieur personne" ? Tu le sais n'est-ce pas ? Ta conscience de ce qu'est la VRAIE souffrance d'Emilie doit te permettre de ne pas être "assommée" par ce qu'elle t'a écrit ou dit. Tu n'es PAS concernée, tu n'es PAS la cause.
Concernant ton frère et ta mère, je retiens deux mots dans ton récit : "rancune" et "surinvestissement". La rancune envers ton frère ne tient pas compte de son histoire, de son histoire avec son père, de son histoire avec la souffrance et la mort, en un mot, ne tient pas compte du fait que ton frère est "un autre", qu'il est une personne différente de toi. Ce que tu es, ce que tu fais, il ne l'est pas nécessairement et ne peut pas nécessairement le faire ! Je dis une évidence ?! Mais oui ! ;-)
Ton frère a Mars sur ta Lune Bélier qui est opposée à ton Soleil Balance. Il te fait "travailler", brutalement certes, l'axe relationnel ("moi et l'autre", Bélier-Balance). Ce que tu es, ce que tu fais, ne l'exige que de toi-même parce que c'est ton choix et ta voie, mais ne l'exige jamais d'un autre !
"Le surinvestissement" dont tu dis toi-même qu'il cherchait à compenser l'absence de ton mari d'une part et à obtenir la reconnaissance de ta mère d'autre part, te montre que l'aide aux autres ne doit jamais reposer sur une culpabilité ou un besoin de reconnaissance. Ce sont LES DEUX grands pièges de "l'aide" ! Et maintenant tu le sais ;-)
Que préfères-tu ? Avoir pris conscience de cela, d'une importance que tu ne mesures pas encore, ou continuer inconsciemment à te délester sur les autres de ces poubelles émotionnelles sous couvert "d'aider" ? ;-) Je le dis vraiment en souriant, crois-moi ! Et j'ajoute même que je suis heureuse pour toi parce que grâce à Emilie, ton frère, ta mère, tu viens de faire un immense pas en cohérence et en force si tu veux bien regarder ces récents événements d'un point de vue conscient. Tu le réaliseras bientôt c'est certain.
C'est étrange comme lorsqu'on pense que "tout s'écroule", souvent c'est qu'on est en train de se re-construire correctement...
Je t'embrasse amie, garde toutes tes forces pour être une belle présence sereine pour Emilie dans les mois qui viennent, elle en aura besoin.
Lou
Ecrit par : Lou 22/11 | dimanche, 22 novembre 2009
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